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Concours La Justice a bonne mine

Journal du Barreau

Le Barreau de Montréal tenait récemment son 17e concours annuel de composition sur un thème juridique à l'intention des élèves des niveaux primaire et secondaire de l'île de Montréal.

Les gagnants de l'édition 2004 du Concours « La Justice a bonne mine » sont Antoine Bourget-Rousseau (École primaire Île-des-Soeurs), Lawrence A. Angel (The Priory School), Mazine Amine (Collège Jean-De-Brébeuf), Isabelle Morin (Dorval/John XXIII High School), Jessica Némmé (Villa Ste-Marcelline) et Élise Carré (The Sacred Heart School of Montreal)
Les gagnants de l'édition 2004 du Concours « La Justice a bonne mine » sont Antoine Bourget-Rousseau (École primaire Île-des-Soeurs), Lawrence A. Angel (The Priory School), Mazine Amine (Collège Jean-De-Brébeuf), Isabelle Morin (Dorval/John XXIII High School), Jessica Némmé (Villa Ste-Marcelline) et Élise Carré (The Sacred Heart School of Montreal)

Ce concours s'adresse à trois groupes pour chacun des secteurs francophone et anglophone : les élèves 1) du troisième cycle primaire; 2) du premier cycle secondaire; et 3) du deuxième cycle secondaire. Un gagnant est choisi dans chaque groupe par un jury formé de membres du Barreau de Montréal.

Le thème pour le primaire était : La Loi sur la protection du consommateur du Québec prévoit, sauf exceptions, qu'il est interdit de faire de la publicité destinée aux enfants de moins de 13 ans. À ton avis, pourquoi cette protection existe-t-elle? Est-ce que les enfants ont besoin d'une telle protection? Est-ce la meilleure façon de les protéger?

Pour les étudiants du secondaire, le thème était : Quelle serait pour toi l'école idéale et en quoi diffère-t-elle de ton école?

La cérémonie de remise des prix, animée par le comédien Jici Lauzon, a eu lieu le 21 avril au Complexe Desjardins, dans le cadre de l'événement Portes ouvertes sur vos droits. Les gagnants y ont fait lecture de leur texte devant public. Ils ont également été invités à visiter le palais de Justice de Montréal et à rencontrer des juges.

Antoine Bourget-Rousseau, 5e année,
École primaire
Île-des-Soeurs

À mon avis, la Loi sur la protection du consommateur existe parce que, sans cette protection, la publicité inciterait les enfants de moins de 13 ans à dépenser, car, avant 13 ans, les enfants sont plus influençables. En effet, la publicité crée de faux espoirs et elle peut être trompeuse. Imaginez-vous : tous les enfants du monde mettraient de la pression sur leurs parents à cause d'une publicité pour acheter un jeu. Les parents deviendraient fous! Moi, je pense que des adultes responsables ont créé cette loi pour protéger les enfants.

Les enfants ont-ils besoin de cette protection? D'un côté, les enfants ont besoin d'une telle protection parce qu'ils pourraient penser que le bonheur est dans la dépense.

D'un autre côté, je pense que même avant l'âge de 13 ans, les enfants sont capables de reconnaître le bon du mauvais. Prenez moi, par exemple : quand je vois une publicité sur un jeu qui m'intéresse, je n'exige pas nécessairement de l'avoir.

Est-ce que cette loi est la meilleure façon de les protéger? Moi, je pense que c'est « une » des façons de les protéger. Il faut dire que, sans la loi, les enfants auraient plus de chance de se faire exploiter. Mais, de toute façon, la publicité réussit quand même à rejoindre les enfants et à les influencer. À mon avis, la meilleure façon de les protéger serait d'enlever toute publicité. Mais cela est difficile à imaginer, parce que les chaînes de télévision font beaucoup d'argent avec la publicité.

Finalement, peut-être que les parents pourraient simplement habituer leurs enfants à se faire dire « non » !

Lawrence A. Angel,
Grade 6,
The Priory School

The Quebec Consumer Protection Act prevents advertisers from exaggerating the characteristics of their products or services to children under the age of thirteen. This law also prohibits the price of these goods or services to be advertised. Furthermore the nature, effectiveness and life expectancy of the promoted items cannot be inflated.

The law, in my opinion, serves as only a basic barrier preventing advertisers from pushing their wares to children. Its effectiveness is questionable as proven by consumption trends among the young. Toys, food, clothes become "in" or fashionable through the power of advertising.

The Consumer Protection Act may put a stop to exaggeration but it does not protect against "soft-sell".

Cheerful, attractive children and adults, in reality actors, combined with nice surroundings, lively music even smart pets, enhance whatever is presented to young susceptible audiences. Even animated characters warm, cut and jovial by association will contribute to a toy's attractiveness. The same is true for clothes, food or a holiday destination. Everything presented is picture perfect, desirable so it becomes a "must-have".

The law does not go far enough. Taking a cue from the Public Broadcasting System (PBS) there should be no advertising at all surrounding children's television, movies, magazines or events. Credits for sponsors at the beginning and end prevent children from being not so subtly pressured to consume. PBS for over thirty years as been providing excellent American, Canadian and British children's programming from toddlers to young adults to millions of children with a strong following.

The Cricket Magazine Group with over twelve different monthly and quarterly publications for toddlers to teenagers offer great fiction, non-fiction, poetry and science, again without any advertising and have a large following.

Educating children in elementary and secondary schools, examining the power of advertising, would also be an effective tool. Marketing at a younger level.

There are child safety seats, fire retardant pyjamas and childproof containers. Why not have intellectual child-safe environments free of advertising? The economy might take a little dip, but society would greatly benefit.

 

 
 

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