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Les mérites du Barreau 2004

Nul n'est une île

Alain-Robert Nadeau, avocat

C'est grâce à vous tous, amis, complices, collègues et membres du Barreau que j'ai pu réaliser le travail pour lequel vous m'attribuez ce Mérite aujourd'hui. » Récipiendaire de l'un des mérites du Barreau 2004, Me Jacques Sylvestre a tenu à souligner qu'une reconnaissance comme celle-là résulte d'une synergie collective.

M<sup>e</sup> Jacques Sylvestre.
Me Jacques Sylvestre.

Me Jacques Sylvestre père (puisque l'un de ses fils, aussi prénommé Jacques, exerce également la profession d'avocat) pratique le droit depuis plus de 40 ans à Saint-Hyacinthe. Provenant d'une famille de juristes -- son père a été juge à la Cour supérieure du Québec, et deux de ses fils pratiquent le droit en sa compagnie --, Me Sylvestre a su établir une solide pratique du droit, s'impliquer dans son milieu et consacrer un temps précieux aux affaires de l'Association des avocats de province et du Barreau du Québec.

Il dit éprouver une très grande fierté d'être avocat et aussi d'avoir eu cette chance exceptionnelle de nouer des liens étroits avec les membres de la profession. « Tous les efforts et le travail que j'ai pu effectuer jusqu'à ce jour au Barreau demeurent parmi les expériences les plus enrichissantes et les plus agréables de ma vie. Le Barreau est une école de formation continue pour tous ceux et celles qui y œuvrent, car c'est au contact des meilleurs que l'on s'améliore. C'est aussi l'endroit privilégié pour rencontrer des confrères de tous les coins de la province et de tous les types de pratique et pour y nouer des amitiés durables et sincères. »

Praticien du droit, Me Jacques Sylvestre est aussi un homme d'affaires estimé dans sa communauté. En plus d'être avocat, arbitre de griefs, médiateur, actionnaire d'une entreprise commerciale de sa région, administrateur au sein du Mouvement Desjardins ainsi que d'une compagnie d'assurances, Me Sylvestre a aussi été conseiller municipal et président de la Corporation de développement économique de Saint-Hyacinthe. Plusieurs ont aussi souligné -- c'est le cas notamment du juge Louis Lebel, du bâtonnier Serge Francœur et du bâtonnier André Gauthier -- le rôle important qu'il a joué lors de l'achat et de la transformation de l'édifice qui abrite aujourd'hui le Barreau du Québec.

Cela suffirait sans doute à révéler le mérite de Me Sylvestre. Mais ce n'est pas tout ! Dire qu'il est un « joueur complet », pour reprendre une expression commune à notre sport national, est un euphémisme. Comme le mentionnait l'honorable Louis Lebel, en se référant à la période où ils ont tous les deux œuvré au Comité du concours juridique de la Fondation du Barreau, ce praticien exceptionnel du droit possède aussi une culture juridique d'exception. Sans compter, nous dit Me Clément Massé, qu'il a toujours su concilier les activités professionnelles, la famille et la pratique de sports.

Devoir et fierté

Évoquant la présentation du bâtonnier Gauthier à l'effet qu'il aurait « travaillé » au Barreau pendant de nombreuses années, Me Sylvestre a tenu à apporter une précision à ce sujet : « Je n'y ai pas vraiment travaillé, mais plutôt œuvré, et la différence est de taille. Normalement, le travail pour un avocat implique une contrepartie, soit des honoraires ou un salaire. Lorsque l'on œuvre au sein du Barreau, c'est, en grande partie du moins, à titre bénévole. Ce que l'on reçoit comme rémunération, ce ne sont pas les honoraires, mais une contrepartie encore beaucoup plus gratifiante, soit la fierté de soi et le sens du devoir accompli avec en prime un enrichissement professionnel incomparable. »

Désirant se permettre de faire une suggestion aux futurs bâtonniers, Me Sylvestre estime que ceux-ci devraient toujours « avoir comme préoccupation première de s'assurer que tous ceux qui œuvrent et travaillent au sein du Barreau puissent continuer à avoir du plaisir à le faire. C'est là le moteur le plus important pour ceux qui œuvrent bénévolement, mais c'est aussi la meilleure façon d'obtenir de bons rendements pour ceux qui y travaillent. » En d'autres termes, précise- t-il, il importe que « le fun commence immédiatement et qu'il s'installe au Barreau.»

 

 
 

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