ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.
Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca
Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.
Chacun sait que les virus informatiques ne sont pas à prendre à la légère, mais prend-on suffisamment au sérieux le travail régulier de mise à jour des antivirus?
2 sur 3
Au Québec seulement, deux entreprises sur trois ont été la cible d'une attaque informatique au cours des 12 derniers mois. C'est ce que révèle un sondage conduit par le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO) et la firme Samson Bélair/Deloitte et Touche. Une autre enquête, effectuée aux États-Unis par la Computer Security Institute et le FBI, montre que les statistiques publiques sous-estiment le phénomène. La proportion d'entreprises qui informent la police de ces attaques a diminué à 20 % en 2004, par rapport à 36 % trois ans plus tôt, car elles craignent que cela ne nuise à l'image de leur société.
2 et 3
La première condition pour éviter de faire partie de ces statistiques consiste à se munir d'un, sinon deux logiciels antivirus, ainsi que d'un logiciel pare-feu; « une nécessité absolue », note Jacques Viau, directeur des opérations chez H+A Computer Forensics, société-conseil spécialisée en expertise judiciaire. Ces logiciels sont, par exemple, Norton, McAfee, et BullGuard.
La protection qu'ils offrent a cependant ses limites, car « il peut s'écouler deux ou trois semaines avant qu'un éditeur d'antivirus réagisse aux derniers exploits des pirates informatiques », souligne Jacques Viau. Il faut savoir qu'un virus informatique est composé d'une chaîne de caractères. Or, il suffit que celle-ci soit modifiée pour que s'envole la protection de l'antivirus. En outre, même les plus rapides des éditeurs ont besoin de quelques heures pour réagir à l'apparition de virus.
« En raison de cet effet de nouveauté, il est essentiel d'aller régulièrement télécharger les mises à jour des antivirus, au moins une fois par semaine », affirme Alain Mercier, conseiller principal au Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM). La plupart du temps, ces mises à jour se téléchargent automatiquement, mais il faut s'assurer que c'est bel et bien le cas.
« Idéalement, ajoute Jacques Viau, on fera appel à un deuxième antivirus, en misant sur la possibilité que l'un peut être plus rapide que l'autre et qu'il repérera des virus différents ». Mais il peut arriver qu'il y ait incompatibilité entre deux antivirus : à vérifier avant achat!
Et le courriel?
Autre précaution : s'assurer que son antivirus détectera les fichiers nuisibles transitant par courriel. « On l'oublie souvent, mais ce ne sont pas tous les antivirus qui examinent les courriels », constate Patrick Naoum, vice-président des technologies et des services professionnels chez ESI Technologies de l'information.
Plus de 60 000 issues
On joindra à cette mesure un logiciel coupe-feu, qui gère les autorisations d'entrées dans la machine, afin de prévenir les intrusions sur le réseau local. « Un ordinateur est l'équivalent d'une maison qui comprend 65 535 portes et fenêtres, soit le même nombre de ports TCP et UDP qu'il comporte », illustre Alain Mercier. Le coupe-feu bloque certaines de ces portes et fenêtres.
On limitera les ennuis en évitant d'exécuter (ouvrir) les fichiers joints aux courriers électroniques provenant de personnes inconnues. On dormira mieux si l'on sauvegarde régulièrement ses données sur un support amovible, ce qui constituera l'objet de la prochaine chronique.
Alain Mercier, du CRIM, conseille deux logiciels gratuits : l'antivirus AVG et le pare-feu ZoneAlarm. L'antivirus se trouve à l'adresse suivante : http://free.grisoft.com/freeweb.php/doc/2/.
Il faut d'abord accepter les termes de l'entente et s'inscrire en donnant son adresse courriel. On reçoit ensuite par courriel un lien pour téléchargement et installation. Une fois l'installation faite, on se rapportera au site Secuser (en français), qui fournit des conseils illustrés sur la meilleure façon de configurer le logiciel.
On téléchargera le pare-feu ZoneAlarm à l'URL : http://download.zonelabs.com/bin/free/fr/znalm.html
La procédure d'installation est magnifiquement expliquée (et illustrée) à l'adresse : http://www.inoculer.com/installza.php3
Il en est de même pour sa configuration : http://www.inoculer.com/configza.php3.
© Barreau du Québec 1996-2012