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Nombre d'avocats, si ce n'est la presque totalité des membres du Barreau, croient que le Juriportail sera l'addition, la juxtaposition des sites actuels du Barreau du Québec, des barreaux de section, des outils de recherche du CAIJ, etc. Triste erreur, s'il en est une!
La fonction principale du Juriportail n'est pas d'informer les avocats, mais de travailler pour eux. On peut dire de lui que c'est un secrétaire, un adjoint, un bras droit. Mais, peu importe le nom que vous lui donnerez, vous vous rendrez compte très tôt que, comme tout secrétaire ou tout adjoint, vous ne pourrez plus vous en passer. Vos collaborateurs non plus, d'ailleurs!
Le gros lot du temps
L'une des choses principales que vous offrira le Juriportail, c'est du temps. Ceux qui travaillent constamment dans une course contre la montre y verront un gain inestimable. Fini la course aux formulaires rangés vous ne savez guère où, fini l'attente des résultats de l'inspection professionnelle, fini la vérification manuelle des changements aux rôles et, surtout, fini la sempiternelle crainte de manquer un délai et d'ainsi écorcher votre serment d'office. Pas mal pour une nouvelle recrue, hein?
Partout, vraiment partout
Vous êtes à la bibliothèque du palais de justice et avez oublié le formulaire X; vous êtes à Paris, et c'est le jour limite pour faire votre changement d'adresse au Barreau; vous êtes « coincé » dans les sables chauds de Cuba et, soudainement, vous vous rappelez ne pas avoir payé votre cotisation avant de partir; vous êtes en congrès à Québec et avez besoin de recevoir vos courriels du bureau; dans tous ces cas, le Juriportail vous sauvera.
Plus besoin de vous créer une adresse sur Hotmail ou Yahoo lorsque vous êtes en voyage. Votre agenda vous suivra sur l'ordinateur d'un café Internet à Aix-en-Provence. Les signets entrés au bureau vous suivront à la maison. Vous n'aurez jamais eu de compagnon plus « suiveux » que celui-là!
Juste assez, juste à temps et juste pour vous
Le Juriportail, dans sa phase UN, vise uniquement l'avocat, ses adjoints et ceux sur le point d'être admis au Barreau. Peu importe que vous soyez en pratique solo ou dans un grand cabinet, en poste au gouvernement ou dans une entreprise privée, plaideur ou chercheur, bras droit d'un avocat ou sur les bancs de l'École du Barreau, vous y trouverez votre compte plus que vous ne l'espériez. La phase UN du Juriportail répond aux besoins des avocats quels que soient leur champ de pratique et leur employeur.
L'équipe d'avocats-testeurs du Juriportail n'a qu'un leitmotiv en tête : « Que cette "machine" ait assez d'outils pour répondre à mes exigences de praticiens du droit; qu'elle me permette d'obtenir la bonne information au bon moment, par exemple le cours en droit des affaires de la Formation permanente m'est présenté au moment même où il est disponible; et qu'elle soit configurée pour mes besoins à moi, avocat, et non pour l'ensemble des utilisateurs tous domaines d'intérêt confondus. »
Accès « collaborateurs » et supplications
Certains avocats ne sont pas encore rompus au maniement de la souris et n'ont, peut-être, aucune intention d'apprivoiser cet engin d'ici la retraite. Qu'à cela ne tienne, le Juriportail sera tout de même votre outil de prédilection puisque vous pourrez, en tant que gestionnaire principal de votre « compte », donner des accès à vos adjoints. Vous pourrez décider de donner l'accès à la gestion de votre agenda à tel secrétaire; l'accès à la gestion des rôles à un autre; etc.
En fait, même si vous décidiez de bouder personnellement le Juriportail, vos secrétaires et vos adjoints vont réclamer à cor et à cri que vous leur donniez ces accès (dès qu'ils apprendront ce qui se passe dans la cour du voisin!), car leur travail à eux s'en trouvera facilité. Pour faire une analogie et soyez assuré qu'elle n'est pas boiteuse , ce sera comme si vos adjoints vous réclamaient d'acheter un photocopieur pour ne plus avoir à transcrire des pages « à la mitaine ».
Phases 2, 3, etc.
Le Juriportail, tel qu'il sera livré prochainement, ne sera pas, dirait-on, « complet ». En fait, il ne le sera jamais. Et c'est là que réside le génie de ses créateurs : la plate-forme de gestion qu'ils ont mise au point derrière l'écran de navigation a été conçue de telle manière qu'elle permettra des ajouts, des modifications afin de suivre les nouveaux besoins des avocats, puis de se mouler aux exigences des grands cabinets, puis de s'arrimer aux nouveaux outils technologiques que créeront les ministères de la Justice, puis de répondre à des demandes pointues et singulières, etc. La plate-forme de gestion qui orchestre les fonctions complexes de la phase 1 et celles des phases à venir est un bijou technologique en soi.
La liste des projets de développement de l'équipe du Juriportail et celle du potentiel de l'outil, si elles ont de quoi donner le vertige, ont surtout le mérite de montrer que le virage technologique pris avec le Juriportail fera en sorte que la profession ne conjuguera jamais l'expression « retard technologique ».
Les phases subséquentes de développement seront teintées d'un élément primordial : vos commentaires, vos critiques, vos exigences. Car, de toute éternité, il a toujours été démontré que ce n'est que dans l'action que se révèlent les atouts et les travers d'une innovation! Voilà justement pourquoi la plate-forme de gestion a été moulée dans le caoutchouc plutôt que coulée dans le béton!
À vos marques... prêts...
Le Juriportail est un invité de marque qui exige de son hôte un minimum de préparatifs... Assurez-vous, avant qu'il ne frappe à la porte, d'avoir « upgradé » votre navigateur Internet aux versions capables de le prendre en charge (une opération qui est gratuite et qui se fait sur Internet). Pour Explorer, il vous faut la version 5,2 ou plus élevée; et pour Netscape, la version 7 ou plus élevée.
Et puis... pourquoi ne pas aller lire les consignes de sécurité que Jean-François Barbe offre dans son article?
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