ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.
Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca
Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.
Le Journal du Barreau en a apostrophé quelques-uns au sortir de cette séance, le 18 août dernier, pour savoir ce que représentait pour eux cette nouvelle année, ce qu'ils appréhendaient, bref, leur état d'esprit, leurs craintes et leurs attentes.
Gervais Coulombe, David Lamothe et Catherine Gecy, au sortir de la séance d'accueil et d'information |
Arrivant de l'UQÀM et désirant se spécialiser en droit pénal et en droit de l'immigration, Robert Cadet estime que ce sera une année on ne peut plus déterminante. «On va essayer de terminer ce qu'on a déjà commencé, pour la passion du droit.» Maude Gariépy, elle, ne veut pas laisser les appréhensions prendre le dessus: «Je me lance, et on verra» À la question de savoir ce que représente pour elle le fait que, d'ici peu, les femmes seront majoritaires dans la profession, elle répond qu'elle n'était pas au courant. Léon Benmergui, qui se dirige vers le droit commercial, avoue être stressé, mais en même temps excité à l'idée de franchir cette nouvelle étape.
Diplômée de l'Université de Montréal, Catherine Gecy confie: «D'après ce qu'on a entendu aujourd'hui, il semble que ça va être une année assez difficile, avec beaucoup d'obstacles à surmonter, mais une année qui pourrait s'avérer quand même assez agréable. Après avoir entendu les présentations, j'ai l'impression que les livres qu'ils nous remettent au Barreau vont être très utiles et qu'on devra les apprendre pas mal par cœur, si on veut réussir. Il y a beaucoup de cours obligatoires à l'université, mais il y a plusieurs domaines qu'on n'a pas vus à fond, ou pas du tout, parce qu'on n'a pas pris les cours. Par exemple, le cours Succession et Sûretés est offert à l'université, mais il n'est pas obligatoire.»
À la question: «Est-ce que ça implique l'obligation de s'atteler à la table de travail dès ce soir?» Catherine Gecy répond en riant: «Peut-être depuis hier!»
Gervais Coulombe, également diplômé de l'Université de Montréal, se dit optimiste: «Je crois qu'il faut être positif, qu'il faut regarder la chose avec philosophie. Nous avons déjà d'excellentes connaissances en droit, sinon, nous ne serions pas ici aujourd'hui, même si on ne nous l'a pas rappelé ce matin, malheureusement. Et l'École du Barreau va être l'occasion de faire une synthèse - c'est important dans notre pratique -, puis de revoir les notions générales dans un autre contexte, enseignées par d'autres praticiens. Donc, c'est intéressant.»
«Il va falloir s'atteler à la tâche, lance d'entrée de jeu David Lamothe. Il y a des domaines qu'on a vus de fond en comble - le droit des affaires, par exemple, je me suis concentré là-dessus, alors ça devrait être plus facile pour moi -, mais il y a beaucoup d'aspects du droit qui sont des options qu'on n'a pas abordées; alors, il va falloir mettre la main à la pâte.»
Le premier volet qui sera étudié est la déontologie. La directrice du Centre de Montréal, Josée Turcotte, signale: «Cet aspect suscite généralement un fort engouement chez les étudiants, notamment parce qu'ils ne l'ont pas vu à l'université. On y traite évidemment des conflits d'intérêts et du secret professionnel.»
Les étudiants abordent-ils ce cours avec intérêt? Catherine Gecy répond: «C'est un cours extrêmement important, je trouve, pour la profession, pour notre formation aussi. C'est un cours qui sera aussi très intéressant.»
Gervais Coulombe reconnaît que l'image de la profession est parfois écorchée par les agissements de certains praticiens et que, pour redorer le blason, il faudra y mettre du sien. «Oui, l'image est au plancher; probablement qu'il va falloir mettre les bouchées doubles.»
David Lamothe note qu'il y a très certainement méconnaissance du rôle des avocats dans la société. «Quand on commence à travailler [dans le domaine], on se rend compte, en tant que juriste ou futur avocat, qu'on a un rôle social essentiel à jouer. Il faut partir avec ça, et faire de notre mieux dans notre travail. Le cours d'éthique est nécessairement le cours le plus important qu'on nous donnera au Barreau, parce que c'est le seul qui nous suivra pendant toute notre carrière.« David Lamothe dit espérer que les étudiants n'en apprennent pas trop en déontologie, car cela voudrait dire que le code d'éthique n'est pas déjà acquis!
© Barreau du Québec 1996-2012