Volume 36 - numéro 15
15 septembre 2004
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Lauréat de l'École du Barreau
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Marie-Claude Dion
Grand lauréat des Prix du Mérite de l'École du Barreau du Québec pour l'année scolaire 2003-2004, Gabriel Hébert-Tétrault est le tout premier diplômé de l'UQÀM à remporter cet honneur. Passionné de politique, il ne se destinait pas à une carrière d'avocat, au départ. Mais, tout compte fait, sa décision d'opter pour le droit s'est avérée heureuse.
Gabriel Hébert-Tétrault, lauréat du Prix du Mérite de l'École du Barreau
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Droits de l'Homme et regard outre-mer
Le premier prix de l'École du Barreau n'est pas sa première récompense. Gabriel remportait, en 2002, le prix du meilleur plaideur au Concours européen des Droits de l'Homme René Cassin, à Strasbourg. Il avait alors exploré l'aspect de la criminalité économique et informatique. Ce parcours exemplaire est, bien sûr, le fruit d'un travail soutenu, dans lequel transparaît un intérêt marqué pour les droits de la personne. Le concours lui a d'ailleurs permis d'explorer ce champ particulier, en se familiarisant avec la Convention européenne des Droits de l'Homme, qu'il qualifie d'un des précurseurs des chartes des droits de la personne en vigueur au Québec.
«Je me suis dit que ça me permettrait peut-être de mieux comprendre ce qui se passe ici, ce que sont les chartes, en étudiant leur "grande sœur"», souligne-t-il à cet égard.
Cibler ses intérêts
Lorsque Gabriel s'engage dans un projet, c'est d'abord parce qu'il lui porte un intérêt particulier et qu'il prend plaisir à le faire. Aussi est-il prêt à déployer les efforts nécessaires pour atteindre ses objectifs.
«Le fait que ça m'ouvrira peut-être des portes un jour ne représente qu'un bonus pour moi», dit-il toutefois. Stagiaire chez Trudel Nadeau Avocats, un cabinet montréalais spécialisé en droit du travail œuvrant auprès de syndicats et de leurs membres, Gabriel y trouve son compte, car il a la chance d'aborder, dans une large mesure, des questions relevant des droits de la personne.
«Quand les salariés sont syndiqués, ils doivent nécessairement faire valoir leurs droits par l'arbitre de griefs. Les bureaux qui font du droit du travail veillent à l'application de la Loi sur l'équité salariale.
Ils vont aussi faire appliquer la Loi sur la santé et la sécurité au travail, la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles,
mais également la Charte,
parce qu'elle contient quelques droits qui relèvent du travail, par exemple en cas de congédiement fondé sur la grossesse ou sur le handicap d'une personne», explique-t-il, ajoutant qu'il peut également toucher à un autre de ses domaines de prédilection: le droit administratif.
«Il y a tellement d'organismes administratifs qui s'occupent de droit du travail que, parfois, ce n'est pas nécessairement évident de savoir devant quel tribunal se présenter», précise le futur avocat, qui compte éventuellement ajouter une corde à son arc en abordant le droit criminel, dont le caractère particulier attise sa curiosité.
Intégrer le marché du travail
Pour l'heure, Gabriel n'entrevoit pas de difficulté à s'intégrer au marché du travail. Au contraire, il y voit l'occasion d'enfin appliquer concrètement tout ce qu'il a
étudié. «Tomber dans la vraie vie, c'est un changement, mais j'avais très hâte de le faire», exprime-t-il, lui qui voulait d'abord faire carrière en journalisme. Car c'est en fait un concours de circonstances qui l'a mené vers le droit, une discipline pour laquelle il a graduellement conçu un solide intérêt. Mais puisqu'il n'en est encore qu'à ses débuts dans le métier, c'est plutôt en cours de route qu'il sera davantage en mesure d'évaluer quels seront ses domaines de pratique privilégiés. Gabriel reste cependant ouvert à toutes les possibilités qui se présenteront à lui.
Quant à son passage à l'École du Barreau du Québec - qui s'est évidemment très bien déroulé -, il estime que le plus difficile a été de composer avec le rythme d'étude effréné en vue de réussir les six examens qui ponctuent l'année scolaire. «Ça va vite, il y a beaucoup d'information à voir. Il ne faut pas prendre de retard, sinon on devient complètement dépassé. C'est difficile, à la longue, de replonger dans son étude six fois, d'être continuellement en train d'étudier des matières qui, parfois, nous intéressent moins», dit Gabriel, qui est cependant parvenu à maintenir une moyenne de 92,83% à l'issue de ces évaluations. Aussi encourage-t-il les nouveaux étudiants qui feront leur entrée à l'École à faire preuve de patience et de persévérance!
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