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«Je connais une entreprise montréalaise de 120 employés où, chaque semaine, le responsable informatique effectue une copie de tout ce qui se trouve dans les boîtes de courriel et l'entrepose dans un coffret bancaire», affirme Gaétan Piché, conseiller en sécurité chez Victrix. Sans aller jusque-là, les lecteurs du Journal du Barreau ont tout de même intérêt à sauvegarder régulièrement leurs données informatiques, car l'ordinateur peut, en plein travail, déclarer forfait, que ce soit pour des raisons matérielles ou logicielles. «La plupart du temps, on peut récupérer ses données. Mais ce n'est pas une certitude, et cela peut être très difficile à faire lorsque le disque dur abandonne la partie. Si c'est le cas, les coûts de récupération peuvent être exorbitants», explique Alain Mercier, conseiller en sécurité informatique au Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM). Chose certaine, même si les données peuvent être récupérées, l'expérience reste stressante, toujours incertaine, et constitue un désagrément dont on souhaite se passer.
On peut cependant agir sur certaines causes, telle la surcharge de courant, qui entraînera une panne et, donc, la fermeture intempestive de l'ordinateur au même titre que n'importe quel électroménager. «Les bureaux de professionnels doivent se munir d'un appareil appelé Universal Power Supply (UPS), qui est une unité de secours qui régularise le courant et absorbe les surtensions en cas de panne. Disponible au coût de 75 $ ou 100 $, l'UPS procure une autonomie de quelques minutes, suffisante pour sauvegarder ses données. À 200 $ ou 300 $, il fournira de 20 à 30 minutes d'autonomie», note Philippe Giroux, directeur, pratique de sécurité chez ESI Technologies.
Les conseillers en sécurité consultés par le Journal du Barreau sont unanimes sur ce point : le remède supposé à la perte de données peut être pire que le mal. En d'autres termes, on peut aggraver les choses si l'on tente de recouvrer soi-même des données perdues avec un logiciel bon marché spécialisé, de type File Scavenger ou File Recovery. Car tout dépend du diagnostic. Ainsi, par exemple, si les données ont disparu à cause d'un virus, il faudra avant tout avoir recours à un antivirus. Dans tous les cas… consultez un expert.
On pourra même utiliser des services d'entreposage de données sur le Web - certains sont gratuits, tel le «Porte-document» de Yahoo. Utile, même fort utile dans le cas du télétravailleur, mais à réserver aux données peu «sensibles» uniquement.
Le principe de base, rappelle Alain Mercier, consiste à éviter que les données ne soient stockées qu'à un seul endroit. Cette recommandation évitera bien des pleurs et des grincements de dents!
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