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La nomination d'un septième juge à la Cour supérieure, attendue depuis quelques années, et la formation permanente des avocats ont été au cÅ“ur des discours qui ont marqué l'inauguration, le 9 septembre, de la 152e rentrée judiciaire du Barreau de Saint-François.
Tant du côté de la magistrature que du côté des avocats, on estime que les délais d'attente qui grèvent de plus en plus de dossiers ont assez duré.
«Nos délais sont encore trop longs. Le plan triennal visant à les réduire s'est révélé trop court», a déclaré le juge Léo Daigle, de la Cour supérieure, qui s'est fait le porte-parole de ses collègues afin de rappeler aux justiciables et au ministre de la Justice que l'accroissement des affaires complexes portées devant les tribunaux rend impérative la nomination d'un septième juge. « La question est à l'étude depuis le mois de juin dernier, et nous espérons une décision favorable dans les meilleurs délais… comme si nous n'en avions pas assez», a précisé le juge Daigle.
La dernière année a été marquée par l'accession à la magistrature de deux de ses collègues : le juge Martin Bureau, à la Cour supérieure (qui prend la place laissée par le juge Raynald Fréchette, devenu juge surnuméraire) ainsi que par la nomination du juge Alain Désy, à la Cour du Québec.
Mais, note la bâtonnière, «nous déplorons qu'il ait fallu une année avant de remplacer le juge Jacques Pagé à la Cour du Québec, qui a pris sa retraite en mai 2003. Ce n'était pas, quoi qu'en disent certains ragots, faute de candidats.»
Une allusion aux propos tenus par l'ex-ministre de la Justice du Québec Marc Bellemare (Journal du Barreau, 15 janvier 2004), selon qui, contrairement à ce que l'on croit, les candidats ne se bousculeraient pas aux portes de la magistrature.
«Le scénario qui nous apparaît le plus intéressant est celui selon lequel chaque avocat doit débourser à chaque année un certain montant, disons 100 $, et que ce montant soit ensuite déduit lors de l'inscription à une activité de formation», souligne Me Houle, appuyée dans cette approche par la première conseillère du Barreau de Saint-François, Me Céline Otis. «Si, dans Saint-François, nous avons la chance d'avoir un comité de formation permanente très actif, ce n'est pas nécessairement le cas partout. Pensons aux régions éloignées. L'obligation actuelle d'autofinancer leurs activités devient un grave problème», argue Me Otis.
«Je crois fermement qu'un bon avocat doit avoir la préoccupation de tenir à jour ses connaissances, renchérit Me Houle. Il doit viser l'excellence, et cela passe par une formation continue. Ce n'est pas seulement la protection du public qui est visée ; c'est aussi l'image de notre profession qui en dépend. Ce dossier me tient particulièrement à cÅ“ur pour mon année de bâtonnat.»
Le Barreau de Saint-François compte, à l'heure actuelle, 418 membres. De ce nombre, Me Houle estime qu'environ 230 avocats pratiquent le droit devant les tribunaux. «Le droit évolue tellement rapidement aujourd'hui que chaque avocat n'a plus le choix : s'il veut continuer à bien servir ses clients, il doit mettre à jour ses compétences.» n
La rentrée judiciaire a été l'occasion pour la communauté juridique de Saint-François de remettre le prix Reconnaissance ainsi que le prix Maurice-Delorme. Le prix Reconnaissance a été décerné à Me Yvon Daigle (à gauche), qui agit bénévolement depuis 14 ans à titre de syndic du Barreau régional.
Me Daigle a reçu son prix des mains de la bâtonnière de Saint-François, Danielle Houl |
Quant au prix Maurice-Delorme, il a été attribué à une étudiante de troisième année de la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke, Célina Saint-François (à droite sur la photo), pour sa brillante plaidoirie au cours de procès simulés. Elle a reçu son prix des mains de la première conseillère, Me Céline Otis |
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