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La recherche subventionnée explose à la Faculté de droit de l'Université Laval, qui récolte les fruits du renouvellement de ses effectifs. Et après avoir initié des échanges avec France, l'institution de la capitale nationale envisage de faire de même au Vietnam.
En 2002-2003, les fonds externes de recherche ont bondi de 132 % pour atteindre 650 168 $, comparativement à 280 744 $ en 2001-2002, selon les chiffres du Rapport du vice-recteur à la recherche sur les subventions et contrats de recherche 2002-2003 déposé au Conseil d'administration de l'Université Laval, le 11 février dernier. Les données définitives 2003-2004 ne sont pas encore connues, mais « il n'y a pas lieu de redouter un tassement, car les chiffres provisoires indiquent que les montants relatifs à la recherche subventionnée sont comparables », indique Pierre Rainville, vice-doyen aux programmes des 2e et 3e cycles et à la recherche de la Faculté de droit.
Tous les projets ayant fait l'objet de demandes de subventions en 2002-2003 ont été, « à une exception près », retenus par le Conseil de recherches en sciences humaines, la Fondation du Barreau du Québec, la Fondation Claude-Masse et la Fondation pour la recherche juridique de l'Association du Barreau canadien.
D'ailleurs, en septembre, la nouvelle Chaire Louis-Philippe Pigeon en rédaction juridique vient d'être inaugurée. Sa contribution aux budgets de recherche devrait se faire sentir au cours des prochaines années.
Une des conséquences de la vitalité de la recherche est de susciter l'essor de nouveaux cours aux cycles supérieurs, ces cours étant bâtis à même les recherches et préoccupations des professeurs. Ainsi, neuf nouveaux cours de maîtrise ont été créés depuis deux ans. Le financement des études de nouveaux étudiants s'en trouve également facilité, car ces subventions haussent la demande d'assistants de recherche. « Une hausse de 132 % des montants de subventions se traduit par une augmentation équivalente des contrats d'auxiliariat de recherche. La disponibilité de telles occasions de financement peut certes, dans certains cas, influencer la décision d'étudiants de choisir notre institution plutôt qu'une autre », ajoute le vice-doyen.
Le rythme des admissions marque la cadence. En 2003-2004, la fréquentation du programme de maîtrise avec mémoire a enregistré une hausse de 29,5 %, et celle du programme de maîtrise avec essai, de 28,5 %. À l'heure actuelle, 64 étudiants travaillent à obtenir leur doctorat, alors que traditionnellement « les effectifs oscillent autour de la cinquantaine ». Cela, affirme M. Rainville, s'est fait « sans compromis quant aux critères de sélection. Par exemple, la moyenne exigée pour l'admission à la maîtrise est plus élevée qu'à l'Université de Montréal. Sauf circonstances particulières, une moyenne d'au moins 3/4,33 est requise à notre faculté, contrairement à la moyenne minimale de 2,7/4,33 retenue par l'Université de Montréal ».
La Faculté compte intensifier ses collaborations avec des centres universitaires européens en droit comparé et droit international. En 2004, des ententes d'échanges de professeurs et d'étudiants de 2e et 3e cycles se sont nouées avec la Sorbonne (Université Paris I) et Toulouse. Et c'est du côté de l'Asie que proviendra une partie des futures collaborations interuniversitaires. « Des ententes sont en voie d'élaboration avec deux facultés de droit vietnamiennes. Il semble acquis que des collègues de Laval iront enseigner au Vietnam. La question est de savoir si des professeurs vietnamiens viendront ici », dit M. Rainville.
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