ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.

Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca

Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.

 

La voie pour faire entendre la voix de la justice

En choeur plutôt qu'en canon

Guylaine Boucher

Un système de justice efficace et fonctionnel, pouvant compter sur les ressources nécessaires, tant sur le plan humain que financier, et ce, partout au Québec, tel est le rêve de la bâtonnière de la section Laurentides-Lanaudière, Me Lucie Ratelle. Un rêve qu'elle s'efforce de concrétiser au jour le jour sur son territoire, notamment en encourageant la relève.

La bâtonnière de Laurentides-Lanaudière, Lucie Ratelle
La bâtonnière de Laurentides-Lanaudière, Lucie Ratelle

« On entend beaucoup parler de la santé, de l'argent qu'il faut y investir, parce que c'est prioritaire, mais on parle très peu de la justice. Pourtant, argue la bâtonnière, c'est aussi fondamental. Quand je vois ce qui se passe en région éloignée, les juges qui manquent, les années d'attente, je me dis que nous ne sommes à l'abri de rien; qu'il faut réagir maintenant et se concerter pour que la justice soit reconnue comme une priorité avant qu'il ne soit trop tard. »

Jouxtant Montréal, la section Laurentides-Lanaudière est à la fois choyée, grâce à sa proximité avec la métropole, et négligée. Contrairement à leurs collègues du SaguenayÐLac-Saint-Jean ou de la Côte-Nord, par exemple, les avocats de la région peuvent facilement accéder à des activités de formation permanente. Un avantage qui vaut son pesant d'or, du point de vue de Lucie Ratelle. À l'opposé, la région partage la majorité de ses juges avec Montréal et Laval. Une situation qui n'est pas sans occasionner certains désagréments, notamment en Cour du Québec. « Dans certains cas, affirme la bâtonnière, les délais sont très longs. Pour le tribunal de la jeunesse, par exemple, il est parfois difficile de trouver des journées d'audition. Le temps d'attente pour la Cour des petites créances est aussi très long. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, mais il est certain que, si nous pouvions compter sur un plus grand nombre de juges en Cour du Québec, les choses iraient mieux. »

Optimiste malgré tout, Lucie Ratelle refuse de s'apitoyer sur son sort et concède « qu'en comparaison de ce qui peut être vécu dans d'autres régions, la situation dans Laurentides-Lanaudière demeure encore acceptable ».

Faire front commun

Acceptable, mais pas nécessairement acceptée. Aussi, convaincue que la solidarité et la concertation entre avocats peuvent faire beaucoup pour l'avancement du système de justice, la bâtonnière a consacré beaucoup d'énergie depuis le début de son mandat à rejoindre le plus grand nombre possible d'avocats. « Nous essayons, explique-t-elle, de mobiliser les membres, de les sensibiliser à l'importance de participer aux activités, de prendre part aux décisions. »

L'apport du Jeune Barreau

Concrètement, le conseil de section a notamment travaillé ces derniers mois à remettre le Jeune Barreau sur les rails. « Malgré le fait que la région compte un nombre très important de jeunes avocats, rien de particulier n'était fait pour eux depuis au moins un an ou un an demi. Nous avons tout mis en place pour que les activités du Jeune Barreau redémarrent. Et, heureusement, ça fonctionne. Nous avons besoin de tout le monde, surtout des jeunes qui arrivent avec des idées nouvelles et des façons de faire différentes », affirme Lucie Ratelle, enchantée.

À l'échelle de la province

Plus qu'une simple cohésion régionale, la bâtonnière de Laurentides-Lanaudière souhaite aussi une meilleure concertation provinciale. « Tous les barreaux de la province veulent la même chose, peu importe leur taille, leur nombre de membres ou leur emplacement géographique. Tous les avocats veulent un système de justice efficace et accessible. Pour cela, il faut de l'argent. Il faut convaincre le gouvernement de faire de la justice une priorité. La seule façon d'y arriver, c'est de miser sur une plus grande concertation entre les barreaux. Chaque fois que je m'assois autour de la table du conseil général, c'est à ça que je pense et c'est dans ce sens-là que je travaille. »

La section Laurentides-Lanaudière en bref

814 avocats membres, dont 452 hommes et 362 femmes (25 % de jeunes avocats)
Trois palais de justice : Joliette, Saint-Jérôme et Mont-Laurier
Une trentaine de juges de la Cour du Québec, la majorité itinérants
quatre juges de la Cour supérieure, un seul désigné
Source : Section Laurentides-Lanaudière

 

 
 

Retour au haut de la page

© Barreau du Québec 1996-2012