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Le ministre de la Justice, Jacques P. Dupuis, ne ferme pas la porte à un partenariat public-privé pour financer le projet de rénovation du palais de justice de Val-d'Or, qui ne répond plus depuis belle lurette aux normes minimales de sécurité.
Pour le ministre, la vétusté du palais ne fait pas de doute. Les avocats de la défense sont contraints de rencontrer leur client sur le parvis du palais, faute de locaux, il manque de bureaux pour les procureurs de la couronne, de jeunes délinquants ont récemment été détenus dans la salle des jurés par manque d'espace, les victimes ne disposent d'aucun lieu pour se tenir à l'écart de leur agresseur, et l'aire d'attente ne compte que 20 places assises alors que des centaines de personnes s'y croisent certains jours.
« Je suis au courant du problème, de l'exiguoeté des lieux, du manque de bureaux et de salles d'audience. La pertinence de le rénover a été démontrée. Les besoins sont criants et pertinents, mais il faut d'abord obtenir du Conseil du trésor les sommes qui vont nous permettre de donner suite à nos souhaits », a-t-il rappelé.
Malgré cet énoncé, la présidente sortante de l'AAP, Me Renée Lemoine se dit préoccupée : « Il a avancé des choses qui m'inquiètent un peu. Son projet de partenariat public-privé, ça ne me rassure pas. Et tout ce qu'il a pu nous dire, c'est que le palais de justice figure dans les priorités. »
Le bâtonnier du Québec, Denis Mondor, se dit lui aussi préoccupé de l'état du palais de justice de Val-d'Or, et particulièrement des piètres conditions de travail qu'il offre autant aux avocats de la défense qu'aux procureurs de la Couronne. « J'ai entendu le ministre parler d'une crise de confiance du public envers la justice. Ce n'est rien pour aider ça. Au contraire, ça alimente la crise. Le ministre dispose d'une belle occasion de modifier cette perception en s'attaquant à un problème comme celui-là », a commenté Me Mondor, lors de sa participation au congrès de l'AAP.
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