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Les étudiants universitaires avaient aussi voix au chapitre durant le Congrès mondial contre la peine de mort. Il s'agissait d'un forum étudiant organisé grâce à l'initiative des étudiants de la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke. Depuis un an, une dizaine d'entre eux se sont consacrés à lancer un appel à leurs condisciples des universités du monde afin qu'ils soumettent un projet de plaidoyer contre la peine de mort.
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Cinq plaidoiries ont été sélectionnées pour être présentées au Congrès. Le plaidoyer le plus original a été sans contredit celui de l'Américaine Jennifer Carlson.
Étudiante en sociologie à l'Université de la Californie à Berkeley, Mme Carlson a proposé un regard en profondeur sur la petite localité de Huntsville au Texas, connue mondialement comme la capitale de la mise à mort par l'État.
En dirigeant sa recherche sur les effets de la normalisation de la peine de mort, l'étudiante touchait un point sensible. Son hypothèse consistait en ce que la population de Huntsville, malgré qu'elle soit mêlée régulièrement au processus d'exécution, ne ressent pas directement les exécutions comme étant inscrites dans sa vie communautaire et sociale.
En fait, Carlson croit que les citoyens de Huntsville considèrent cet évènement comme extérieur à leur existence. À chaque exécution, le cirque habituel est déballé, avec d'un côté les partisans de la peine de mort, et de l'autre les adversaires qui semblent de moins en moins nombreux à se présenter sur place, a-t-elle fait remarquer.
Finalement, l'étudiante, qui a reçu de nombreux prix pour ce travail, croit que les habitants du coin font comme à peu près n'importe quel Américain : ils suivent le déroulement d'une exécution d'un Ïil distrait par le truchement de leur téléviseur. Résultat : les citoyens de Huntsville perdent tout sentiment de responsabilité morale face à la peine capitale.
La solution ? L'étudiant a proposé une réinterprétation en profondeur des textes religieux, ce qui pourrait par le fait même entraîner un débat de fond dans la société musulmane.
M. Merabti a aussi établi un lien entre les régimes politiques totalitaires et le maintien de l'exécution des condamnés, soulignant toutefois que plusieurs pays aspiraient quand même à l'abolition de la peine de mort.
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