ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.
Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca
Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.
On a longtemps reproché à l'appareil judiciaire - et on le lui reproche encore aujourd'hui - d'être insensible, froid, rigide, déshumanisé. S'il existe encore quelques irréductibles Gaulois pour qui la justice n'a de sens que dans la dura lex, sed lex, cela n'a pas empêché le Jeune Barreau du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine d'aborder la justice sous toutes les facettes de la réalité, quitte à abattre quelques pans de mur au passage...
L'exemple le plus éloquent de cette volonté d'humaniser le processus judiciaire se trouve dans un des corridors du palais de justice de Rivière-du-Loup. Derrière les portes menant au Tribunal de la jeunesse et adjacente à la salle d'audience, on y remarque une pièce pas comme les autres. Une salle aux couleurs invitantes, équipée d'un poste de télévision, d'une console de jeu, d'une bibliothèque et de divers jouets, que se partagent indifféremment enfants et adolescents, chacun semblant y trouver son compte.
« Quand on fait des causes en protection de la jeunesse ou en droit de la famille, on se rend compte assez rapidement que les journées peuvent parfois être très longues, précise Me Jalbert. Les délais d'attente sont souvent interminables, de sorte que les gens étaient obligés de passer toute la journée assis dans le corridor sur une petite chaise droite. Le fait de venir témoigner à la Cour est déjà assez difficile à vivre... »
C'est ainsi que l'idée d'aménager une salle d'attente, calquée sur celles que l'on retrouve dans certaines cliniques médicales et certains restaurants est apparue.
Mais un tel projet, aussi nécessaire qu'il soit, ne s'est pas réalisé en un jour. Pour y arriver, le Jeune Barreau a dû se tourner vers les ressources du milieu : clubs sociaux et organismes communautaires, notamment, ont mis la main à la pâte et réalisé une campagne de financement.
« Idéalement, nous aurions aimé aménager une de ces pièces dans chacun des palais de justice qui se trouvent sur notre territoire - comme à Rimouski, à Gaspé ou à Amqui Ñ, mais les édifices étaient trop désuets ou ne s'y prêtaient pas du tout. L'avantage à Rivière-du-Loup, c'est que l'édifice était tout récent et que la direction était très réceptive à l'idée. »
« Notre congrès régional annuel du mois de mai, que l'on organise en collaboration avec le Barreau de section, est toujours très couru. On profite de cette occasion pour concentrer nos ateliers de formation en une journée, ce qui permet aux participants de se tenir à jour et de ne pas s'absenter trop longtemps du bureau. »
En outre, le Jeune Barreau produit et distribue à tous les avocats de son territoire - sans discrimination fondée sur l'âge - son journal interne, Le Pied du rôle, qui sert de pont entre les membres de la profession.
Cette même nécessité d'aplanir les contraintes liées aux distances a amené l'exécutif du Jeune Barreau à faire appel à la magie de la téléconférence pour tenir ses réunions.
Les motifs invoqués, précise Me Jalbert, sont pour la plupart liés aux conditions de travail. « Il faut travailler beaucoup d'heures pour arriver à avoir un niveau de vie intéressant, dit-elle, et cela, qu'on le veuille ou non, a des impacts sur la vie personnelle ou familiale. Et je ne pense pas que ce soit limité à notre région. Chose certaine, il va falloir trouver une solution. » (Sur cette question de l'abandon des jeunes avocats, lire l'article de Guylaine Boucher en première page de notre numéro du 1er novembre.)
© Barreau du Québec 1996-2012