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Trop souvent oubliées, des ressources pour gestionnaires

Christian Côté

L'aide est parfois à portée de main. Les gestionnaires de cabinet d'avocats le savent sûrement : méconnue, mais bien vivante, l'Association des administrateurs d'études juridiques du Québec (AAEJQ) les aide à trouver des ressources difficiles à dénicher ailleurs.

Ils sont une poignée de cabinets d'avocats à avoir sollicité les services de l'Association depuis les dernières années. Tout récemment, au début de septembre, l'organisme basé à Montréal tenait son tournoi de golf annuel afin d'amasser des fonds qui serviront à son bon fonctionnement pour les douze mois à venir. Le petit organisme fonctionne un peu avec des bouts de ficelle.

Pourtant, la pertinence de l'AAEJQ n'est plus à défendre. Véritable centre de ressources pour les gestionnaires de cabinets et les avocats en général, l'Association demeure cependant grandement méconnue dans la profession.Ainsi, après 25 ans d'existence, on pourrait imaginer que l'Association est devenue un rouage important dans la gestion des cabinets d'avocats. Mais la réalité n'est pas aussi reluisante qu'on le souhaiterait.

Trop méconnue

Michel Poulin, président bénévole de l'AAEJQ, déplore le fait que le rayonnement de l'organisme qu'il préside ne soit pas plus important après tout ce temps. En effet, peu d'avocats semblent au courant de l'existence de l'Association, qui s'active ici même, à Montréal.

" On n'est pas connu dans la profession, lance Michel Poulin, un peu déçu de la situation. Pourtant, ce qu'on offre, c'est un moyen d'échanger, d'obtenir de l'information et de la formation. L'AAEJQ peut aider les gestionnaires de cabinet d'avocats à mieux faire fonctionner leur bureau tout en économisant de l'argent. "

L'Association des administrateurs d'études juridiques du Québec est en fait la section francophone de l'Association of Law Administrators (ALA), un organisme américain qui compte non moins de 10 000 membres.

Chez nos voisins du Sud, l'ALA existe depuis 1971 et tient annuellement son congrès national, véritable foire de réseautage et d'acquisition de connaissances pratiques. Le regroupement américain décide aussi de l'organisation d'une foule de rencontres dans ses sections locales.

Connaissances et sondages

De son côté, le volet québécois de l'ALA se targue d'offrir des rencontres permettant aux participants d'acquérir un bagage de connaissances, mais aussi de prendre part à des ateliers portant sur des questions essentielles. L'Association tient aussi des sondages sur des sujets qui touchent chaque membre du Barreau. Récemment, l'AAEJQ publiait un sondage sur la rémunération du personnel. Un autre touchera les avantages sociaux dans la profession.Bref, l'AAEJQ est une ressource accessible qui n'a d'autre prétention que " de maintenir l'efficacité et la position concurrentielle des cabinets d'avocats ", peut-on lire sur des documents fournis par ALA-Québec.

Des télé-séminaires, des sessions de formation et d'autres ateliers sont offerts, de même que bourses annuelles. Tous ces moyens sont accessibles moyennant une cotisation de 50 $ pour adhérer à la section québécoise, et de 280 $, à l'association internationale.

" Il y a une carence flagrante dans la formation de nos avocats, souligne Michel Poulin. Ils n'obtiennent pas les outils nécessaires au bon moment, et leur formation ne couvre pas l'aspect administratif qui serait utile à tous les futurs juristes. Un avocat en droit des affaires qui n'est pas capable de lire les états financiers, ça ne va pas du tout. "

Si l'Association des administrateurs d'études juridiques s'est formée chez nous en 1979, c'était bien sûr pour pallier le problème de la langue rencontré dans les autres sections en Amérique du Nord.

L'Association tient régulièrement des déjeuners-causeries pendant lesquels on traite de thèmes d'actualité.

" Par exemple, lors d'un récent déjeuner, on a échangé au sujet de la nouvelle loi sur le harcèlement psychologique en milieu de travail. L'Association a offert deux formations : une du point de vue de l'employé, et l'autre, de celui du patronat. "

Ça s'en vient à Montréal

L'ALA dérogera un peu à ses habitudes en s'expatriant hors des États-Unis en 2006, afin de tenir son congrès annuel à Montréal. Il s'agira de la deuxième escapade seulement entreprise par l'organisme au-delà des frontières américaines. Raison de plus, dira Michel Poulin, pour que les noms de l'AAEJQ et l'ALA soient sur toutes les lèvres au cours des 18 prochains mois.

" Notre objectif est bien sûr de faire connaître l'Association chez nous, et pas seulement à Montréal, souligne-t-il. Les avocats et les directeurs de cabinet gagneraient certainement à avoir un de leurs membres parmi nous. Ça leur permettrait d'obtenir rapidement l'information relative aux formations et autres rencontres de l'Association. Que les avocats se rassurent, participer à nos activités ne nuit pas du tout à la saine compétition qu'il y a dans le métier. On parle d'entraide, ici. "

S'outiller

Au cours de ce congrès, on pourra aussi se documenter au sujet des outils propres aux administrateurs de cabinets juridiques. Systèmes de reconnaissance vocale dernier cri, appareils pour réaliser la dictée numérique et autres logiciels de pointe seront présentés aux visiteurs.

Pour plus d'information, consultez le site Web des différentes sections de l'ALA : ALA Québec : http://www.alaquebec.org ou ALA international : http://www.ala.org.

 

 
 

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