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Juge à la Cour suprême du Canada depuis le 15 septembre 1999, Louise Arbour a un parcours impressionnant. Et, selon toute vraisemblance, ce n'est pas demain la veille que la juriste montréalaise de 57 ans s'arrêtera. Le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, vient de la désigner au poste de Haut Commissaire aux droits de l'homme des Nations unies. Sa nomination ayant été confirmée par l'Assemblée générale des Nations unies le 25 février dernier, la juge Arbour devra quitter son poste de juge au sein de la Cour suprême du Canada.
Louise Arbour est juge à la Cour suprême depuis 1999 |
Heureuse de cette nomination, la juge Arbour, par voie de communiqué, a mentionné que « le Haut Commissaire aux droits de l'homme joue un rôle clé sur la scène internationale, et je consacrerai toutes mes énergies à ce défi extraordinaire après mon départ de la Cour suprême du Canada au mois de juin. C'est avec regret que j'abandonnerai l'insigne privilège de siéger au sein d'une Cour aussi remarquable, et je remercie la juge en chef McLachlin et mes collègues de la Cour suprême du Canada pour leur soutien indéfectible ».
Diplômée de la faculté de droit de l'Université de Montréal, avec distinction, en 1970, Louise Arbour a respectivement été professeure adjointe puis associée à la Osgoode Hall Law School de Toronto et doyenne adjointe de cette même institution. Affectée à la Haute Cour de justice de l'Ontario en 1987, elle joint ensuite les rangs des juges à la Cour d'appel de l'Ontario en 1990, pour finalement se retrouver au plus haut tribunal du pays en 1999. Entre-temps, elle a également agi à titre de Commissaire de l'enquête sur les conditions de détention à la prison des femmes de Kingston en 1995, pour ensuite être nommée procureure du Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda. Son implication au TPI a mené directement à l'inculpation de Slobodan Milosevic le 26 mai 1999.
La mission du Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme est de « promouvoir le respect universel de tous les droits de l'homme ». L'organisme fonde toute son action sur les principes de l'universalité, l'indivisibilité, l'interdépendance et l'indissociabilité des droits de l'homme. Dans son énoncé de mission, on apprend qu' « il importe [au Haut Commissariat] de traiter de la même façon tous les droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux et de les promouvoir et de les protéger sans aucune discrimination. Il importe de veiller à ce que les femmes et les hommes jouissent de droits égaux ». Le Haut Commissariat aux droits de l'homme est guidé dans ses travaux par la Charte des Nations unies, la Déclaration universelle des Droits de l'homme ainsi que les instruments relatifs aux droits de l'homme adoptés par la suite. Madame Arbour, en tant que Haut commissaire de l'organisme, aura la responsabilité de toutes les activités de l'ONU en matière de droits de l'homme. Elle a été nommée pour un mandat de quatre ans renouvelable.
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