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Me Denis Mondor, prochain bâtonnier du Québec

Faire rayonner la profession

Léon Bédard

Cent quarante-troisième bâtonnier du Québec mais seulement deuxième criminaliste à occuper ce poste, Me Denis Mondor se prépare à assumer ses fonctions avec le calme et la sérénité que ceux et celles qui le côtoient lui connaissent.

M<sup>e</sup> Denis Mondor a été élu sans opposition bâtonnier du Québec pour l'exercice 2004-2005. Il devient ainsi le deuxième criminaliste à occuper le poste. « (...) nous, criminalistes, sommes des avocats à part entière (...) », de dire M<sup>e</sup> Mondor, lors d'une entrevue.
Me Denis Mondor a été élu sans opposition bâtonnier du Québec pour l'exercice 2004-2005. Il devient ainsi le deuxième criminaliste à occuper le poste. « (...) nous, criminalistes, sommes des avocats à part entière (...) », de dire Me Mondor, lors d'une entrevue.

Élu sans opposition bâtonnier du Québec pour 2004-2005, Me Mondor a passé sa vice-présidence, cette année, à apprendre les dossiers du Barreau. En conversation avec lui, on sent à la fois l'individualisme propre au criminaliste et le souci de la consultation que la fréquentation depuis plusieurs années de l'institution qu'est le Barreau lui a inculqué. Certains mots reviennent plus souvent que d'autres dans son vocabulaire : «nous devons», «il faut», mais aussi «je suis préoccupé», «je m'interroge».

En trois volets

Il s'est donné trois objectifs majeurs : la formation des avocats et avocates, tant à l'entrée dans la profession qu'en cours de carrière, qu'il veut rendre davantage disponible --- peut-être même obligatoire, pour la permanence --afin de contribuer à l'image d'excellence de la profession; la discipline de la profession qu'il veut voir encore mieux administrée, mieux outillée et plus rapide; la «gouvernance» du Barreau du Québec, qu'il veut adapter aux temps que nous traversons.

Me Mondor fait de fréquentes références à l'expertise considérable des membres du Barreau et il souhaite la mettre au service de toute la profession. Il la voit aussi contribuer à faire rayonner la profession, à améliorer l'image que s'en fait le public. Il compte bien garder au Barreau son rôle d'intervenant majeur sur la place publique. Le Barreau, selon lui, doit refléter l'idée que l'avocat est mieux formé par son ordre professionnel et qu'il devrait être utilisé davantage en «mode prévention» par le public.

Impliqué dans sa profession

Tout un défi pour cet avocat de 48 ans qui, comme criminaliste, n'était pas prédestiné à devenir bâtonnier du Québec. À son admission au Barreau en 1984, il a pratiqué d'abord à l'Aide juridique, à Montréal, avant d'ouvrir son propre cabinet en 1990, aujourd'hui Mondor, Rougeau, Lambert et Leborgne. Au fil des ans, Me Mondor s'est impliqué dans sa profession, à l'Association des avocats de défense de Montréal puis à l'Association des avocats de défense du Québec et au Barreau de Montréal, à titre de conseiller. Élu vice-président du Barreau du Québec l'année dernière, il a en quelque sorte contribué à ramener les criminalistes dans le giron de l'institution. Il souhaite qu'il ne faille pas attendre encore 16 ans pour retrouver un criminaliste à la tête du Barreau (NDLR : Me Serge Ménard a été bâtonnier du Québec en 1986-1987). Pourtant, dit-il, «nous, criminalistes, sommes des membres à part entière du Barreau et il n'y aucune raison qui justifie notre relative absence des instances dirigeantes de notre profession».

Me Mondor assumera ses fonctions de bâtonnier du Québec à l'occasion du prochain congrès du Barreau du Québec, le 5 juin 2004.

À lire l'entrevue que Me Mondor a accordée au Journal du Barreau.

 

 
 

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