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Nous offrons donc aux futurs praticiens d'acquérir et de parfaire des compétences complémentaires aux connaissances théoriques acquises à l'université. Selon les commentaires reçus à ce jour, c'est là une excellente nouvelle pour la profession et pour toute la communauté juridique.
Me Lise Tremblay, directrice de l'École du Barreau |
JdB - Quelles sont les principales compétences que vous comptez développer chez les étudiants ?
L.T. - Le programme propose l'acquisition de 35 compétences de base propres à l'exercice de la profession d'avocat, regroupées dans quatre grandes catégories : 1) communication avec le client ; 2) établissement d'un diagnostic ; 3) recherche et identification de solutions ; et 4) gestion de dossiers.
On parle notamment du développement des compétences de recherche, d'analyse, de consultation, de synthèse, de rédaction, de négociation, de médiation et de représentation. La liste complète des compétences sera disponible sur le site http://www.ecoledubarreau.qc.ca.
JdB – Qu'en est-il des méthodes pédagogiques ? Seront-elles modifiées pour faciliter le transfert de connaissances ? L.T. - Tout à fait. L'École privilégiera un enseignement dynamique, fondé sur des méthodes pédagogiques et des modes de diffusion variés. On parle, par exemple, d'exercices en classe, d'études de cas, de séminaires, de conférences, d'ateliers, et d'une utilisation plus poussée des technologies de l'information.
Le but est simple : s'assurer de reproduire, tant dans les contenus que dans les modes d'apprentissage, ce qui se passe dans la réalité quotidienne des avocats.
JdB – Parlez-nous des critères d'admission : demeurent-ils les mêmes ? L.T. - Oui. L'École a la ferme volonté d'accueillir tous les étudiants qui en font la demande et qui répondent aux critères habituels, dont le diplôme requis.
Par ailleurs, pour ce qui est de l'inscription à la session, et afin de maximiser les chances de réussite des étudiants dans leur programme de formation professionnelle, et ce, dans les meilleurs délais, l'École du Barreau procédera à une évaluation diagnostique des compétences de chaque étudiant.
L'approche par compétences repose en effet sur le principe que les étudiants possèdent, dès leur entrée à l'École, des compétences de base, que nous appelons des « compétences seuil », qu'ils doivent développer pour pouvoir atteindre le plus rapidement possible les compétences visées.
| «L'École offrira dès août 2005 un tout nouveau programme de formation, qui résulte notamment d'une vaste consultation d'experts et d'intervenants de la communauté juridique, des universités et de la population étudiante.»
Me Denis Mondor |
JdB – Qu'advient-il si l'étudiant ne possède pas les compétences seuil ? L.T. - À la suite de l'évaluation diagnostique, l'étudiant devra décider s'il choisit de s'inscrire immédiatement à la session intensive de formation professionnelle ou à une session préparatoire de quatre mois donnée par l'École du Barreau. Cette étape s'inscrit dans l'objectif de responsabilisation des étudiants sur le point de devenir des professionnels.
Cette formation préparatoire précéderait donc le programme intensif de quatre mois, ce qui fait en sorte que, globalement, la période passée à l'École du Barreau ne serait pas plus longue qu'actuellement, soit huit mois.
J'aimerais souligner que, même avec la formation préparatoire, tous les étudiants conservent la possibilité de terminer leur École à l'intérieur du délai actuel de huit mois et d'être assermentés à l'intérieur de la même année civile.
JdB – Vous parlez d'un programme intensif de quatre mois : la durée du programme est donc modifiée ? L.T. - En effet. Le programme intensif de l'École du Barreau s'étendra sur une période de quatre mois, débutant soit à l'automne, soit à l'hiver. Les acquis découlant de cette formation seront consolidés par un stage de six mois, comme c'est le cas actuellement.
JdB – Y a-t-il d'autres changements auxquels les étudiants doivent s'attendre ? L.T. - Toujours afin de mieux représenter la réalité quotidienne des praticiens du droit, l'École évaluera ses étudiants sur une base continue, plutôt qu'avec seulement un examen final dans chaque cours. L'acquisition des compétences sera ainsi vérifiée de manière progressive, par des travaux, des évaluations orales et écrites ainsi que des examens finaux.
JdB – Si vous aviez à résumer votre nouveau programme en quelques mots, que diriez-vous ? L.T. - Qu'il constitue, pour chaque étudiant, un moyen unique et stimulant d'entrer pleinement et rapidement dans la pratique du droit et de jouer le rôle auquel s'attendent ses futurs employeurs et ses futurs clients. C'est, en résumé, ce que nous disent les experts du droit qui ont été consultés et tous les spécialistes qui ont participé à la conception du programme.
| «Le développement des compétences sera au cœur du nouveau programme et résolument axé sur la pratique..»
Me François Fontaine |
Du 1er au 30 avril 2005 :
Période d'admission
Mai 2005 :
Évaluation diagnostique
Madame la Juge Elizabeth Corte
«Ce dont les étudiants ont besoin, ce sont des mises en situation, pour mettre en pratique leurs apprentissages. C'est ce que l'École va leur offrir. »
Me Odette Jobin-Laberge
Lavery, de Billy
Membre du Comité des sages mandaté pour commenter le programme de l'École et suggérer des améliorations
« C'est avec beaucoup d'enthousiasme que les membres du Comité des sages ont établi les 35 compétences qui correspondent concrètement à des habiletés tant intellectuelles que pratiques, telles que la plaidoirie, la préparation d'avis juridiques ou la rédaction de contrats et de procédures.
Le choix des compétences a été fait, dans une première étape, par le grand groupe et, ensuite, par le comité restreint, auquel participait feu le bâtonnier Claude Masse, dont l'apport fut très important.
Pour tous les membres du Comité des sages, l'acquisition des compétences pratiques est tout aussi importante que la connaissance et l'assimilation du droit substantif. Cette nouvelle réalité a entraîné la nécessité de changer les modes d'enseignement, qui doivent désormais être orientés vers la mise en pratique.
Les cabinets et les organismes qui accueilleront les stagiaires de l'École du Barreau peuvent être assurés que ces derniers seront mieux préparés à la réalité professionnelle. Les futurs avocats seront en effet beaucoup plus à l'aise dès leur entrée en stage.
Le nouveau programme de l'École du Barreau constitue véritablement une grande amélioration par rapport à ce qui s'y faisait auparavant.»
Me René Gauthier, Gascon et associés
«Les bureaux d'avocats seront ravis de constater que les nouveaux avocats maîtriseront aussi bien les applications pratiques que les notions théoriques. C'est cela que les bureaux recherchent.
Habituellement, les étudiants fraîchement assermentés ont souvent de la difficulté à appliquer la théorie à des situations réelles. La formation qu'ils recevront à l'École du Barreau s'apparentera davantage à la vraie vie.
Autre conséquence heureuse de ces améliorations : l'étudiant sera davantage responsabilisé pour faire face aux défis du marché. Auparavant, l'étudiant était parachuté dans un cabinet, souvent avec des responsabilités importantes auprès des clients. Les résultats n'étaient pas toujours heureux. Le choc sera donc moins grand entre l'École et le marché du travail. »
Me Raymond Doray, Lavery, de Billy
« En comparant les deux programmes, on voit les avantages pour le public, les avocats et les cabinets qui seront appelés à embaucher de jeunes avocats.
Auparavant, le programme de l'École avait surtout pour but de vérifier les connaissances acquises et assimilées. Le nouveau programme va beaucoup plus loin : à partir des connaissances acquises à l'université, on va s'assurer que les étudiants aient les compétences professionnelles nécessaires pour pratiquer, que ce soit au chapitre de la plaidoirie, de la relation avec les clients, de l'évaluation de problèmes d'éthique et de la préparation des contrats, entre autres domaines.
Pour ceux qui travailleront dans de petits bureaux, ils n'auront aucun problème à démarrer. Pour les grands cabinets qui donnaient déjà cette formation aux jeunes avocats recrutés, et qui devaient donc investir et attendre plusieurs années avant d'avoir des avocats vraiment prêts, la venue du nouveau programme constitue une excellente nouvelle.»
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