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Volume 37 - numéro 12
1er août 2005

ACTUALITÉ JURIDIQUE
AUDI ALTERAM PARTEM
BRÈVES
CHRONIQUES

Éducaloi : un phare bien implanté


Christian Côté

BV :Le bâtonnier David Collier félicite le bâtonnier lavallois, Jean-Pierre Archambault, qui a remporté la première place dans la catégorie « Barreau - Senior ».

Tournoi de golf annuel

C'est le 13 juin dernier que se tenait le tournoi de golf conjoint du Barreau de Montréal et de l'Association du Jeune Barreau de Montréal, où plus de 100 membres de la magistrature et du Barreau se sont efforcés d'impressionner leurs collègues et amis.Certains y sont parvenus, d'autres un peu moins, mais tous ont grandement apprécié la magnifique température, les splendides allées du Montreal Country Club, de Saint-Lambert, le somptueux repas, animé par le bâtonnier sortant, Me Bernard Synnott, ou simplement le sourire (parfois moqueur, hélas!) des confrères et consœurs.Les gagnantsLe grand gagnant du tournoi, le bâtonnier lavallois, Jean-Pierre Archambault, a remporté la première place dans la catégorie « Barreau - Senior », avec un pointage de 80. Le juge en chef de la Cour du Québec, le juge Guy Gagnon, a décroché la première place de la catégorie « Barreau - Homme », avec une marque de 85, alors que Me Nancy Boyle, avec une marque tout aussi « honorable » de 86, remportait la première place de cette catégorie chez les femmes. Quant à la catégorie « Jeune Barreau - Homme », c'est avec un pointage de 83 que Me Mathieu Champagne a remporté le 1er prix, alors que Me Brigitte Chrétien remportait le titre féminin de cette catégorie avec un pointage de 109.Les chanceuxSi les plus talentueux sont repartis la tête haute et le trophée au bras, les plus chanceux n'avaient pas les mains vides grâce aux prix de présence, offerts par de généreux commanditaires, dont Bernard Trottier Sports, Confection de Lavoy, Coors Light, Hôtel Inter-Continental, Hôtel Fairmont/Le Reine Elizabeth, Intégria Inc., Leclerc Juricomptables, Le Groupe Bovet, Les Éditions Thierry Debeur, Paquette & Associés huissiers de Justice, Restaurant Le Latini, Restaurant Le Piémontais Inc., Themis Multifactum Inc., sans oublier Le Groupe Montpetit Ressources Humaines Inc., qui a offert le grand prix, soit un décanteur à vin et deux coupes de dégustation, d'une valeur de 700 $, remporté par Michael O'Leary.Les bénévolesCe magnifique tournoi a été rendu possible grâce à l'excellent travail du comité du tournoi de golf, présidé par Me Pierre Arcand et composé de Mes Dominic Desjarlais, Stéphane Duval, Jean-François Fortin, Rima Kayssi et Daniel Séguin.

Soyez de la fête l'an prochain!

Avis aux membres du Barreau

Veuillez prendre note que M. Murat Damas n'est pas membre en règle du Barreau du Québec et, à cette fin, le 13 décembre 2004, un juge de la Cour du Québec l'a déclaré coupable d'exercice illégal de la profession, le condamnant à payer une amende de 1 500 $, plus les frais.

Journée du Barreau

Le jeudi 8 septembre 2005

8h30
Célébrations religieuses*
10h00
Cérémonie de la Rentrée judiciaire
Salle Jules-Deschênes (5.15)
Palais de justice
12h00
Déjeuner
Hôtel Fairmont/Le Reine Elizabeth

* La traditionnelle Messe Rouge se tiendra à la Chapelle du Sacré-Cœur de l'Église Notre-Dame et sera célébrée par le cardinal Jean-Claude Turcotte.

Information :
Barreau de Montréal
(514) 866-9392, poste 21

Concours « La Justice a bonne mine »
La suite des textes gagnants

Dans le cadre de son concours annuel « La Justice a bonne mine », le Barreau de Montréal a récompensé les textes méritants des élèves du primaire et du secondaire.

Voici la suite de la publication des textes gagnants : celui de Félix Bélisle Saintonge (Collège Jean-De-Brébeuf).

Thèmes

Pour les étudiants du secondaire, le thème était le suivant :

Une école secondaire semblable à la tienne a récemment été confrontée à un problème sérieux. Des étudiants ont été pris à vendre de la drogue dans les toilettes de l'école. La situation est telle que certains étudiants ont maintenant peur d'utiliser les toilettes. Ils sont inquiets, craignant d'être témoins d'une transaction ou d'être impliqués dans un évènement violent. Les parents des étudiants qui fréquentent cette école sont très préoccupés par cette situation et ont demandé à la commission scolaire de prendre des mesures concrètes pour enrayer le problème.

À contrecœur, la commission scolaire envisage d'installer des caméras dans les toilettes pour décourager les vendeurs de drogue et également pour obtenir des preuves, susceptibles d'être utilisées en cas de plaintes criminelles. Le projet vise l'installation de caméras pouvant enregistrer tout ce qui se passe dans les toilettes. La commission scolaire reconnaît le caractère controversé de ce projet. Par conséquent, avant de le mettre en vigueur et afin de prendre une décision éclairée, elle a décidé de consulter confidentiellement un étudiant, un parent, un professeur et le directeur de l'école. La commission scolaire a demandé à chacun d'eux d'écrire une lettre expliquant les raisons pour lesquelles il appuie ou rejette ce projet.

Imagine que tu sois l'une des personnes consultées par la commission scolaire (l'étudiant, le professeur, le parent ou le directeur). Qu'écrirais-tu dans ta lettre?

Félix Bélisle Saintonge, Secondaire I, Collège Jean-de-Brébeuf

À qui de droit,

Je suis heureux que vous fassiez confiance à mon jugement. J'ai pesé le pour et le contre, j'ai été très honnête dans ma réflexion et j'en suis venu à la conclusion que je suis contre l'installation de caméras dans les toilettes de l'école.

Je comprends les inquiétudes des parents, des professeurs et de la direction concernant la vente de drogues à l'école. Il existe déjà un règlement à l'école qui interdit d'avoir de la drogue. Ce règlement n'est-il pas assez sévère? La direction a-t-elle tardé à l'appliquer? Les étudiants savent-ils qu'ils peuvent être renvoyés pour possession de stupéfiants? Que s'est-il passé pour que la situation dégénère à ce point?

Je pense que l'installation de caméras pour surveiller les étudiants est une atteinte à la vie privée et à la dignité des individus. Dans une école, les toilettes sont le seul endroit où un étudiant peut se retrouver seul.

Qui s'occupera de visionner les cassettes? Que penseront ces personnes s'ils voient un étudiant pleurer ou avoir des comportements bizarres? Les surveillants de l'école deviendront-ils des voyeurs? Si on installe des caméras dans les toilettes, les vendeurs iront ailleurs dans l'école et le problème va continuer.

Après mûre réflexion, je suggère que la direction forme un comité avec des étudiants, des parents, des professeurs et des membres de la direction. Ce groupe pourra réfléchir aux meilleurs moyens d'arrêter la vente de drogues à l'école. Si j'étais membre de ce comité, je dirais qu'il faut travailler sur la prévention et l'éducation. Des ateliers de sensibilisation pourraient être organisés. Des policiers, des infirmiers, des anciens consommateurs expliqueraient les dangers de la drogue. La direction pourrait aussi fournir de la documentation écrite aux élèves. Des pièces de théâtre pourraient être jouées par des étudiants.

Les caméras sont une alternative, mais engager des surveillants pour les toilettes serait sécurisant pour les étudiants qui ont peur et en plus cela éloignerait les vendeurs. La direction devrait engager des personnes pour se promener dans l'école. Ces gens pourraient travailler à créer un climat de confiance et de camaraderie avec les élèves.

Je pense que les adultes ont un rôle à jouer dans toute cette histoire. Les adultes ne doivent pas juste punir les élèves parce qu'ils n'étaient pas encore conscients des effets nocifs de la drogue. À la place de punir les élèves, la direction devrait leur donner d'autres moyens pour exprimer leurs malaises d'adolescents. Innover en créant de nouvelles activités pour les distraire de la pensée de prendre et de vendre de la drogue. Les adultes devraient faire leur part du chemin en continuant à faire confiance aux élèves. Autant ceux qui en ont pris que ceux qui pourraient en prendre ont besoin de se faire respecter. Malgré tout, les élèves qui ont pris de la drogue et ceux qui en ont vendu sont dans le tort, mais autant les adultes que les élèves doivent faire leur part du chemin pour améliorer la situation et créer un bon climat à l'école. Ainsi, les élèves n'auront pas peur d'aller à l'école.

En souhaitant que mes réflexions vous soient utiles.

 

 
 

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