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Christian Côté
BV :Le bâtonnier David Collier félicite le bâtonnier lavallois, Jean-Pierre Archambault, qui a remporté la première place dans la catégorie « Barreau - Senior ».
Soyez de la fête l'an prochain!
Avis aux membres du BarreauVeuillez prendre note que M. Murat Damas n'est pas membre en règle du Barreau du Québec et, à cette fin, le 13 décembre 2004, un juge de la Cour du Québec l'a déclaré coupable d'exercice illégal de la profession, le condamnant à payer une amende de 1 500 $, plus les frais. |
Journée du BarreauLe jeudi 8 septembre 20058h30Célébrations religieuses* 10h00 Cérémonie de la Rentrée judiciaire Salle Jules-Deschênes (5.15) Palais de justice 12h00 Déjeuner Hôtel Fairmont/Le Reine Elizabeth * La traditionnelle Messe Rouge se tiendra à la Chapelle du Sacré-Cœur de l'Église Notre-Dame et sera célébrée par le cardinal Jean-Claude Turcotte.
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Dans le cadre de son concours annuel « La Justice a bonne mine », le Barreau de Montréal a récompensé les textes méritants des élèves du primaire et du secondaire.
Voici la suite de la publication des textes gagnants : celui de Félix Bélisle Saintonge (Collège Jean-De-Brébeuf).
Une école secondaire semblable à la tienne a récemment été confrontée à un problème sérieux. Des étudiants ont été pris à vendre de la drogue dans les toilettes de l'école. La situation est telle que certains étudiants ont maintenant peur d'utiliser les toilettes. Ils sont inquiets, craignant d'être témoins d'une transaction ou d'être impliqués dans un évènement violent. Les parents des étudiants qui fréquentent cette école sont très préoccupés par cette situation et ont demandé à la commission scolaire de prendre des mesures concrètes pour enrayer le problème.
À contrecœur, la commission scolaire envisage d'installer des caméras dans les toilettes pour décourager les vendeurs de drogue et également pour obtenir des preuves, susceptibles d'être utilisées en cas de plaintes criminelles. Le projet vise l'installation de caméras pouvant enregistrer tout ce qui se passe dans les toilettes. La commission scolaire reconnaît le caractère controversé de ce projet. Par conséquent, avant de le mettre en vigueur et afin de prendre une décision éclairée, elle a décidé de consulter confidentiellement un étudiant, un parent, un professeur et le directeur de l'école. La commission scolaire a demandé à chacun d'eux d'écrire une lettre expliquant les raisons pour lesquelles il appuie ou rejette ce projet.
Imagine que tu sois l'une des personnes consultées par la commission scolaire (l'étudiant, le professeur, le parent ou le directeur). Qu'écrirais-tu dans ta lettre?
À qui de droit,
Je suis heureux que vous fassiez confiance à mon jugement. J'ai pesé le pour et le contre, j'ai été très honnête dans ma réflexion et j'en suis venu à la conclusion que je suis contre l'installation de caméras dans les toilettes de l'école.
Je comprends les inquiétudes des parents, des professeurs et de la direction concernant la vente de drogues à l'école. Il existe déjà un règlement à l'école qui interdit d'avoir de la drogue. Ce règlement n'est-il pas assez sévère? La direction a-t-elle tardé à l'appliquer? Les étudiants savent-ils qu'ils peuvent être renvoyés pour possession de stupéfiants? Que s'est-il passé pour que la situation dégénère à ce point?
Je pense que l'installation de caméras pour surveiller les étudiants est une atteinte à la vie privée et à la dignité des individus. Dans une école, les toilettes sont le seul endroit où un étudiant peut se retrouver seul.
Qui s'occupera de visionner les cassettes? Que penseront ces personnes s'ils voient un étudiant pleurer ou avoir des comportements bizarres? Les surveillants de l'école deviendront-ils des voyeurs? Si on installe des caméras dans les toilettes, les vendeurs iront ailleurs dans l'école et le problème va continuer.
Après mûre réflexion, je suggère que la direction forme un comité avec des étudiants, des parents, des professeurs et des membres de la direction. Ce groupe pourra réfléchir aux meilleurs moyens d'arrêter la vente de drogues à l'école. Si j'étais membre de ce comité, je dirais qu'il faut travailler sur la prévention et l'éducation. Des ateliers de sensibilisation pourraient être organisés. Des policiers, des infirmiers, des anciens consommateurs expliqueraient les dangers de la drogue. La direction pourrait aussi fournir de la documentation écrite aux élèves. Des pièces de théâtre pourraient être jouées par des étudiants.
Les caméras sont une alternative, mais engager des surveillants pour les toilettes serait sécurisant pour les étudiants qui ont peur et en plus cela éloignerait les vendeurs. La direction devrait engager des personnes pour se promener dans l'école. Ces gens pourraient travailler à créer un climat de confiance et de camaraderie avec les élèves.
Je pense que les adultes ont un rôle à jouer dans toute cette histoire. Les adultes ne doivent pas juste punir les élèves parce qu'ils n'étaient pas encore conscients des effets nocifs de la drogue. À la place de punir les élèves, la direction devrait leur donner d'autres moyens pour exprimer leurs malaises d'adolescents. Innover en créant de nouvelles activités pour les distraire de la pensée de prendre et de vendre de la drogue. Les adultes devraient faire leur part du chemin en continuant à faire confiance aux élèves. Autant ceux qui en ont pris que ceux qui pourraient en prendre ont besoin de se faire respecter. Malgré tout, les élèves qui ont pris de la drogue et ceux qui en ont vendu sont dans le tort, mais autant les adultes que les élèves doivent faire leur part du chemin pour améliorer la situation et créer un bon climat à l'école. Ainsi, les élèves n'auront pas peur d'aller à l'école.
En souhaitant que mes réflexions vous soient utiles.
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