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Au terme de la semaine du camp de jour d'Éducaloi, Aventures en cour, qui s'est déroulée à Québec du 4 au 8 juillet, Olivier et 15 autres adolescents de Québec, âgés de 13 à 15 ans, se sont familiarisés avec les rouages de la justice québécoise. Ils ont rencontré plusieurs intervenants du milieu de la justice, visité des cellules à sécurité maximale, ainsi que l'Assemblée nationale. La dernière journée, les jeunes ont simulé un procès devant juge et jury. Ils ont alors porté la toge et endossé Rôles d'avocats, d'huissier, de victime, d'accusé, de témoins et de jurés.
Devant le parlement, à Québec, la joyeuse équipée provenant de l'école Samuel-de-Champlain de Beauport et la polyvalente de Charlesbourg |
Malgré tout, certains ont été étonnés, et même un peu exaspérés, par la charge de travail nécessaire à cette simple cause. « C'est beaucoup de préparation, un procès! s'est exclamé Félix Veillette-Potvin. Je ne m'attendais pas à autant de paperasse, surtout durant les vacances! »
Fébriles et nerveux, ils ont tout de même gardé leur sérieux devant le juge et le jury - composé d'adolescents, de parents, et même d'un avocat et d'un juge! - malgré la présence des médias, de membres de la communauté juridique et de parents. « Il faut bien parler en Cour, et bien articuler. Une chance que j'avais mes fiches pour me souvenir de mes questions », a ajouté Félix, au terme de l'exercice. « Moi, j'ai non seulement appris la signification du mot plaidoirie, mais aussi à en faire une », dit la jeune Lysa-Ann Drapeau, « ; procureure de la Couronne » ; pour l'exercice.
Le bâtonnier de Québec, Me Jacques G. Bouchard, a suivi de près le procès que sa section « a financé »! On le voit, ici, remettre une attestation de réussite à Jasmine Gitego. |
Visiblement bien préparés, les jeunes ont respecté le décorum au pied de la lettre, cherchant parfois du regard leur animateur pour s'assurer de leur tour de parole. « Aujourd'hui, on avait des rôles. Mais on sait qu'un procès, ce n'est pas une pièce de théâtre. Il faut être sérieux et avoir des preuves solides », poursuit Lysa-Ann.
Pour le bâtonnier de Québec, l'expérience est fort concluante. « Nous allons proposer de nouveau la tenue de ce camp pour d'autres groupes scolaires l'an prochain, c'est certain », a indiqué Me Bouchard.
Le juge Denis Jacques, de la Cour supérieure, officiait. Les médias ont été nombreux à couvrir cette Aventure en cour : TVA, CBC, TQS, SRC, Beauport express, Charlesbourg express, le Journal de Québec. |
Selon Me Roy, «Aventures en cour est un projet qui répond de façon très directe et très concrète à notre mission, qui est d'informer les gens de leurs droits et obligations. Nous ciblons aujourd'hui la population active de demain, et je crois que nos animateurs et conférenciers ont bien vulgarisé l'information aux jeunes. » « C'est déjà difficile de plaider devant la Cour, alors de voir avec quel brio ils se sont acquittés de leurs fonctions, c'est vraiment emballant! » a pour sa part ajouté le juge et président du conseil d'administration d'Éducaloi, Denis Jacques. Ce dernier souhaite que l'expérience se propage partout en province et il réitère l'invitation faite aux barreaux de section.
Pour la petite histoire…, c'est finalement le « vrai » juge, Jean-Pierre Dumais, qui a obtenu le plus de voix. Quand on a demandé aux élèves « ; pourquoi lui? » ;, le jeune Olivier Leclerc-Lagacé, en s'adressant au juge, a répondu : « Parce que vous aviez une belle façon de parler et que vous souriiez tout le temps, comme le juge que nous avons rencontré hier! »
Acquittement à Montréal également!Cet été, ils auront été deux barreaux de section à faire la courte échelle du droit à des élèves du secondaire. Tout comme celui de Québec, le Barreau de Montréal a mis l'épaule à la roue en offrant un soutien financier pour donner vie au camp et permettre à 17 adolescents de l'école Dorval/Jean-XXIII de s'« aventurer en cour »!Devant un auditoire captivé et sous la présidence de la juge Carole Brosseau, la cause R. c. Dupont-Davignon a connu son dénouement le 22 juillet dernier, au palais de justice de Montréal. Sur le coup de midi, le verdict est tombé : « Nous déclarons Gaël Dupont-Davignon non coupable », a annoncé Sony Pierre, 14 ans, président du jury. 14 ans? Oui, tout comme la plupart des avocats ayant plaidé cette affaire! À l'instar du camp ayant eu lieu à Québec peu de temps auparavant, les jeunes ont eu l'occasion de vivre une semaine à saveur juridique. Entre les cours de plaidoirie et d'interrogatoires 101, les participants ont notamment visité l'Assemblée nationale, rencontré une juge de la Cour d'appel et ils se sont familiarisés avec les différents rouages des appareils judiciaire et législatif. Éducaloi espère répéter l'Aventure l'an prochain et, pour ce faire, compte sur l'appui des différents intervenants du milieu de la justice. La rédaction |
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