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Le Barreau de Montréal a accueilli l'automne dernier de nombreux nouveaux avocats, dont 170 nouveaux membres, lors des deux cérémonies de prestation de serment collectives qui se sont déroulées à la salle Jules-Deschêsnes du palais de justice de Montréal.
Le rôle de l'avocat, l'intégrité et la compétence des membres du Barreau, l'évolution de l'exercice du droit et de l'administration de la justice, de même que la conciliation entre le travail et la famille ont été au cœur de ces cérémonies.
« Gardons à l'esprit que de prêter serment, c'est s'engager à ce que nos compétences et notre intégrité deviennent les pierres d'assise de la profession dans laquelle vous vous engagez aujourd'hui », a lancé d'entrée de jeu le bâtonnier de Montréal, Me Bernard Synnott.
« Rappelez-vous toujours que, lorsque vous exercerez votre profession, que ce soit en pratique privée, en contentieux, au gouvernement ou dans un organisme international, vous aurez un client qui s'attendra non seulement à obtenir les services d'une personne hautement compétente, mais également à pouvoir placer sa confiance dans une personne intègre, a souligné Me Synnott. Faites-vous un devoir d'honorer cette confiance. »
Prenant pour la première fois la parole lors de la cérémonie d'assermentation collective, le nouveau juge en chef de la Cour supérieure du Québec, François Rolland, a rappelé que l'administration de la justice et l'exercice du droit sont en constante évolution. « Les transformations proposées dans la façon de dispenser les services aux justiciables exigeront une modification draconienne des habitudes de la pratique du droit », a remarqué le juge Rolland, qui a donné pour exemple la conférence de règlement à l'amiable et la conciliation. « En prêtant serment, vous vous engagez à défendre les valeurs de notre société et à vous porter à la défense de nos institutions et du maintien de la démocratie. Vous devez en être conscients et être vigilants en tout temps », d'ajouter le juge Rolland.
« J'ai constaté que les avocats qui se sont démarqués dans l'exercice de la profession possédaient tous, fondamentalement, les mêmes qualités, et ce, malgré la diversité des talents, a enchaîné le juge en chef du Québec, Guy Gagnon, qui a précisé les devoirs de respect et de dignité, et souligné l'importance de la formation professionnelle continue. « L'intégrité d'une personne est ce qui permet qu'on lui fasse confiance. Dans votre profession, cette qualité s'impose dans vos rapports avec vos confrères et consœurs, avec vos clients et avec les magistrats. Par ailleurs, ceux d'entre vous qui se distingueront le plus seront ceux qui continueront à investir temps et énergie dans leur formation, conscients que l'acquisition de connaissances est un mouvement perpétuel », estime le juge Gagnon.
Le bâtonnier du Québec, Me Denis Mondor, a réaffirmé le rôle central de l'avocat dans notre société. Il a d'ailleurs rappelé les paroles de feu le bâtonnier Claude Masse (1996-1997) : « Qu'il intervienne en tant que conseiller, représentant ou défenseur du justiciable, l'avocat est un homme ou une femme de paix et de liberté dans le respect de l'ordre. C'est aussi un grand facteur de progrès qui fait évoluer le droit et lui permet de s'adapter aux situations nouvelles. Il faut donc bien voir que sa contribution est indissociable du contrat social qui nous lie tous. Sans lui, des droits importants sont perdus, des justiciables démunis ou mal informés sont bafoués, et la loi du plus fort revient en force. Son rôle social est irremplaçable. »
« Réussir sa profession demande beaucoup d'énergie, mais réussir sa vie personnelle en demande au moins autant, a souligné Me Synnott. De nos jours, il est tout à fait concevable et normal qu'un avocat décide de ne travailler qu'à temps partiel ou de se consacrer à un domaine d'exercice du droit qui lui permettra de concilier travail et famille. »
« Choisissez vos priorités, a poursuivi Me Synnott. Il est important d'avoir une vie familiale qui nous épanouisse, de disposer de temps pour nos loisirs et d'avoir une vie personnelle qui nous enrichisse. Le choix n'en revient qu'à vous. »
Pour obtenir plus de renseignements sur le Service de mentorat, les avocats sont invités à communiquer avec le Barreau de Montréal au (514) 866-9392, poste 29.
Le mot de la fin appartenait au président de l'Association du Jeune Barreau de Montréal, Me Vincent Thibeault, qui a convié les nouveaux membres à s'engager dans leur jeune barreau : « Engagez-vous dans l'AJBM, puisqu'elle est là avant tout pour vous, toujours à l'affût d'idées nouvelles. Vous y ferez des rencontres et établirez des liens privilégiés qui favoriseront vos pratiques. »
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