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Le rapport tant attendu de l'ex-procureure générale de l'Ontario (1993-1995), Marion Boyd, sur le tribunal d'arbitrage islamique a ranimé, au tournant de la nouvelle année 2005, la polémique sur l'intégration de la chari'a au droit canadien. Sur fond de la proposition de l'Institut islamique de justice civile d'établir " un tribunal de la chari'a " en Ontario, Mme Boyd avait reçu pour mandat1 , le 25 juin 2004, d'étudier l'impact du recours à l'arbitrage en droit de la famille et des successions sur les personnes les plus vulnérables, implicitement les femmes musulmanes.
Dans ses recommandations au gouvernement ontarien, l'ancienne ministre déléguée à la Condition féminine (1991-1995) persiste et signe dans la voie de La loi sur l'arbitrage, autorisée depuis 1991 dans la législation ontarienne.
L'arbitrage est encadré par certaines contraintes juridiques ou procédurales ainsi que par certaines contraintes de fond. De caractère contractuel, l'arbitrage est volontaire et repose sur le consentement des parties.
Enfin, " l'arbitrage n'est pas un système parallèle ", insiste-t-elle. Il répond au principe d'inclusion qui est " au cœur d'une politique du multiculturalisme ". Mme Boyd déclare que le seul fait pour ces collectivités minoritaires d'utiliser la Loi de 1991 pour exprimer leur revendication est une preuve d'intégration à la culture juridique commune et " la manifestation de leur volonté de faire partie de la collectivité plus large ". Les critiques sous-estiment " l'influence qu'aurait le droit canadien sur les pratiques traditionnelles ", note-t-elle.
Réactions de la communauté juridique au rapport Boyd
Commentaires du Barreau du Québec sur les tribunaux religieux
1 Par le procureur général, Michael Bryant, et la ministre déléguée à la Condition féminine, Sandra Pupatello.
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