ATTENTION : Les archives du Journal du Barreau vous sont présentées telles qu'elles ont été déposées sur le Web au moment de leur publication. Il est donc possible que certains liens soient non fonctionnels et que certains renseignements soient périmés.
Pour toute question ou commentaire concernant le Journal, communiquez avec journaldubarreau@barreau.qc.ca
Visitez la page officielle du Journal du Barreau sur le site Web du Barreau du Québec.
Les avocats désirant être accrédités à titre de médiateurs pour les demandes relatives aux petites créances sont tenus de suivre une formation en médiation d'une durée d'au moins 16 heures, formation dispensée sous la responsabilité du Barreau.
Doivent être couverts au cours de cette formation : les modes de résolution alternative des conflits, la négociation raisonnée, le processus de médiation, les façons d'aider les parties à conclure une entente, et la rédaction des projets d'entente.
Fort d'une longue expérience en médiation et en arbitrage, Me Serge Roy donnait récemment cette formation à la Maison du Barreau. Exposés théoriques, plénières, présentation de vidéos et jeux de rôles lui servent à parcourir les principales notions qui entourent la médiation aux petites créances.
Me Roy aborde les différentes étapes du déroulement d'une médiation, de l'introduction à la réalisation du projet d'entente, de même que les habiletés que doit développer le médiateur ainsi que les stratégies envisageables en fonction du comportement des parties.
Le rôle du médiateur est celui d'une tierce partie, non impliquée dans le litige, qui demeurera impartiale tout au long du processus de médiation. Le médiateur ne rend pas de décision, mais pourra émettre des suggestions afin d'aider les parties à parvenir à une entente.
Dans le cas contraire, il suffira au médiateur d'une brève séance de préparation avant de rencontrer les parties (lecture des articles de loi, consultation de collègues ou de confrères spécialisés dans le domaine visé par le litige).
Pour une médiation aux petites créances, le médiateur est rémunéré sur la base d'une rencontre avec les parties d'une durée d'une heure. Selon Me Roy, le médiateur a donc tout intérêt à rentabiliser son temps et à structurer la séance de médiation.
Les participants se sont dits préoccupés quant à la possibilité de réussir à développer une relation de confiance fondée sur l'écoute dans un aussi court laps de temps. Me Roy croit que la séance s'avère certes plus intense, mais que si le médiateur impose son rythme, cette période d'une heure sera suffisante dans la majorité des cas.
© Barreau du Québec 1996-2012