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Les deux ateliers qui aborderont les questions de droit criminel au prochain Congrès du Barreau logeront à l'enseigne de l'actualité en raison des préoccupations qu'ils mettront sur la table en matière d'affaires publiques. En cela, ils feront directement écho au thème du Congrès : « La justice ! Quelle justice ? »
Me Martin Vauclair |
Dans les deux cas, des choix de société sont à faire, affirme Me Martin Vauclair, membre du Comité organisateur et responsable de la tenue des ateliers en question. On veut interpeller, dit-il, les juristes et la collectivité sur le genre de justice que la société entend privilégier quant à certains enjeux dans le domaine du droit criminel. Différents conférenciers invités dans ce but amèneront un éclairage inédit.
On peut citer ainsi l'arrivée du concept de « délit d'initié » dans la catégorie des nouveaux crimes, la mise en vigueur des amendements au Code criminel qui criminalisent désormais certains actes de négligence, ou encore les nouvelles dispositions du Code entourant les fraudes en matière financière.
Les conférenciers montreront à quel point ces bouleversements peuvent toucher le quotidien des organisations et des sociétés.
Comment ces renseignements sont-ils gérés, et quand, au juste, sont-ils retirés des ordinateurs des policiers ? Qu'arrive-t-il, par exemple, à propos des renseignements recueillis par les autorités policières lorsqu'un individu est acquitté d'une accusation ? Les questions foisonnent. Le titre de l'atelier, « Le processus criminel laisse des traces », est évocateur à cet égard.
Toutes ces questions, note Me Vauclair, amènent à se demander ce que la société veut que l'État collige et utilise dans le domaine de la vie privée, et renvoient à la question de la frontière entre celle-ci et la vie publique.
Dans les prochaines éditions du Journal, nous jetterons un coup d'œil sur d'autres ateliers offerts au Congrès de juin.
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