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Les restaurants McDonald ont dû faire face à des actions dans les deux pays pour un concours reposant sur les mêmes conditions et organisé dans chaque État.
La demande américaine, qui avait été déposée en Illinois, a rapidement été connue de certains clients canadiens. Cet État ne faisant aucune obligation de résidence pour la participation à un recours, des Canadiens ont effectivement été parties à la procédure. Des encarts avaient d'ailleurs été publiés dans les journaux de ce côté-ci de la frontière pour inviter les consommateurs canadiens à participer à la procédure américaine.
Le dossier a finalement abouti à un règlement à l'amiable.
Toutefois, les Canadiens n'ayant pas été parties au dossier ne pouvaient se voir refuser le droit d'accès aux prétoires canadiens puisque, nonobstant leur connaissance de l'existence du dossier américain, ils n'avaient pu obtenir les avis et autres renseignements inhérents à la procédure américaine. Dans ces conditions, leurs droits naturels n'avaient pas été protégés.
La Pennsylvanie, s'appuyant sur le jugement Pearson, accepte que des Canadiens soient impliqués dans des dossiers déposés par les actionnaires de sociétés. En l'occurrence, il est aisé de leur faire parvenir l'ensemble des avis par l'intermédiaire des agents boursiers. Dans ce contexte, il est possible de leur garantir leurs droits naturels, ce qui doit normalement conduire les prétoires canadiens à reconnaître la décision américaine.
En vertu des règles actuelles, la Cour fédérale ne peut être compétente que dans la mesure où aucun des demandeurs n'a la même nationalité que les défendeurs. Dans l'éventualité où l'un des demandeurs est de la même nationalité que l'un des défendeurs, il n'est pas nécessaire de saisir la Cour fédérale. Dans le projet à l'étude, la règle serait inversée, et il serait désormais suffisant que l'un des demandeurs ait une nationalité différente de celle des défendeurs pour que l'on puisse déposer le dossier devant un tribunal fédéral.
Cette situation devait se faire jour tôt ou tard, puisqu'il existe de nombreux contrats, notamment des contrats de travail, dans lesquels sont systématiquement insérées des clauses d'arbitrage. Or, bien que celles-ci aient été initialement conçues pour le règlement extrajudiciaire des dossiers individuels, des actions collectives semblent maintenant vouloir en découler. Le problème actuel est l'absence de règle en ce domaine pour régir les procédures.
L'Association américaine d'arbitrage a récemment élaboré des normes, qui demeurent toutefois embryonnaires sur certains aspects. Par exemple, il ne semble pas que les règles concernant les avis devant être donnés ou la définition des groupes soient définitivement arrêtées. Tout est encore à développer dans ce domaine prometteur pour les avocats.
1 Parsons c. McDonald's Restaurants of Canada Ltd., 2004, CanLII 28275 (ON S.C.).
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