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La rémunération des avocats qui exercent en entreprise est fixée par des critères nombreux et aléatoires qui tiennent surtout de la culture « managériale » et du développement des affaires.
Le bâtonnier de Montréal, Me Bernard Synnott, Me Jean-François Théorêt, Me Sylvia Reiter, présidente du comité, et Me Pierre Chesnay |
C'est ce qu'ont conclu les panélistes lors d'un colloque sur la rémunération des avocats, présenté par le Comité des avocats œuvrant en entreprise du Barreau de Montréal.
Les membres du panel, Mes Jean-François Théoret et Pierre Chesnay, ont également constaté une augmentation prononcée des attentes des employeurs à l'endroit des avocats de leur entreprise au cours des dernières années, de même qu'un accroissement de la complexité et de l'étendue des tâches et responsabilités qui leur sont confiées.
« Le développement constant de nouvelles lois, une réglementation de plus en plus pointue, un accroissement des plaintes des consommateurs et des recours collectifs, et les questions relatives à la conformité ne sont que quelques exemples de l'augmentation de la complexité de la tâche des avocats en entreprise », a souligné la présidente du comité, Me Sylvia A. Reiter.
« De plus, les entreprises haussent de plus en plus les responsabilités des membres de leur contentieux afin de réduire les honoraires versés à des avocats et consultants externes », ajoute-t-elle.
Si la somme de travail de l'avocat en entreprise s'est considérablement accrue au cours des dernières années, les panélistes ont aussi constaté que la rémunération qui lui est versée ne reflète pas nécessairement l'augmentation de ses responsabilités.
« Les entreprises travaillent avec des échelles de salaires et des normes d'augmentation moyennes, alors que les cabinets d'avocats déterminent la rémunération de leurs membres en fonction de trois groupes principaux : juniors, seniors et associés », poursuit-il.
« De plus, les entreprises ne visent pas à investir dans le budget de leur contentieux, mais plutôt dans le développement des affaires », ajoute Me Chesnay.
« Les salaires versés aux avocats en entreprise sont plus souvent basés sur une rémunération à risque, par exemple, des options d'achat d'actions, ce qui implique des avantages sociaux ajustés à la performance de l'entreprise », précise Me Jean-François Théoret, recruteur juridique chez Robert Half Legal.
L'accroissement des responsabilités, jumelé à l'incontournable échelle salariale de l'entreprise peut générer certaines frustrations, poursuit Jean-François Théoret.
« Auparavant, les avocats qui exerçaient en cabinet souhaitaient aller en entreprise pour obtenir une meilleure qualité de vie. Ils étaient donc prêts à subir une baisse de salaire. Ils estimaient que les avantages y étaient souvent plus grands que les inconvénients », remarque-t-il.
Toutefois, la rationalisation des budgets en dotation et les vagues de rationalisations internes ont poussé les avocats à prendre plus de responsabilités au sein de l'entreprise sans qu'ils puissent bénéficier de nouvelles ressources.
« Les tâches et les responsabilités augmentent, mais le salaire n'a pas suivi parce que, encore une fois, l'augmentation de la rémunération va suivre les hausses salariales régulières de l'entreprise en général », rappelle Me Théoret.
« Par exemple, de nombreuses petites et moyennes entreprises cherchent à travailler avec des budgets plus serrés en engageant des avocats à l'interne afin de couper dans les frais habituellement dévolus aux cabinets externes. L'avocat à l'interne prépare les dossiers et ne les envoie à l'externe que pour validation. »
Pour Jean-François Théoret, il appartient aux avocats qui œuvrent en entreprise de développer les aptitudes pour participer au processus de développement stratégique à long terme de l'entreprise.
Il invite les avocats à faire valoir l'étendue de leur expertise, notamment au sein de la PME, et à développer leurs compétences, notamment dans les tâches connexes, liées aux relations de travail et à la gestion des ressources humaines.
« Les avocats doivent apprendre à connaître et comprendre la culture de l'entreprise et à devenir indispensables s'ils veulent en gravir les échelons, de dire Jean-François Théoret. Ils doivent également faire valoir les aspects positifs de l'exercice du droit, afin d'aller chercher une rémunération plus équilibrée avec l'exercice du droit au sein d'un cabinet. »
Toutefois, plus on exerce longtemps en entreprise, plus il sera difficile de retourner en pratique privée, met en garde Me Théoret.
« Il faut bien réfléchir à ce que l'on veut avant de quitter la pratique privée pour l'entreprise. L'avocat qui a œuvré une dizaine d'années en entreprise aura perdu de sa valeur au sein d'un cabinet parce qu'il n'a plus de clientèle. Il faut se rappeler que le salaire en entreprise est versé en fonction d'années de barreau, alors que la rémunération en pratique privée est tributaire de votre clientèle. »
Le comité a notamment soumis récemment plusieurs recommandations afin de rendre le formulaire du guide d'autoévaluation plus conforme à l'exercice du droit en entreprise.
L'ensemble des recommandations du comité a d'ailleurs été incorporé dans la version définitive du formulaire du guide d'autoévaluation par le Service de l'inspection professionnelle du Barreau du Québec.
Chaque printemps, le comité prépare un colloque sur les enjeux de l'exercice du droit en entreprise.
Le comité est présidé par Me Sylvia A. Reiter. Il est également composé de Mes Marie-Christine Blain, Lyne Burelle, Julie Charbonneau, André Denis, Sylvie Drouin, Caroline Ferland, Joy Goodman, Bernard Guérin, Daniel Marion, Johanne Masson, Hartland J.A. Paterson, Simon Rivet et Dominic Robert.
Le jeudi 19 mai 2005
La Cour d'appel vous ouvre ses portes
Le juge en chef du Québec et les membres du Comité de liaison du Barreau de Montréal, de concert avec la Cour d'appel, sont fiers d'inviter les avocats de la section à assister à un colloque sur les activités de la Cour d'appel du Québec le jeudi 19 mai, à 15 h 30, à l'édifice Ernest-Cormier (100, rue Notre-Dame E.).
Au programme
Inscription et information
Barreau de Montréal
(514) 866-9392, poste 21
Courriel : general@barreaudemontreal.qc.ca
16e édition du Concours des débats oratoires
La peine de mort, pour ou contre?
Alain Lancry, avocat
La salle Jules-Deschênes du palais de justice de Montréal accueillait, le 11 avril 2005, à 18 h 30, la grande finale du Concours des débats oratoires du Barreau de Montréal. Les deux équipes finalistes ont été choisies à la suite de décision du jury lors des demi-finales, qui regroupaient un nombre record de neuf collèges francophones et anglophones, soit : Dawson College, Collège André-Grasset, Centennial Academy, Collège International des Marcellines, Collège International Marie-de-France, Lower Canada College, John Abbott College, Collège Jean-de-Brébeuf et le Collège Gérald-Godin.Le Collège John Abbott, représenté par Richard Koffler et Brian Weshler, et le Lower Canada College, représenté par Alex Blank et Samara Fox, ont été les vainqueurs des demi-finales et, de main de maître, ont soutenu leur point de vue lors de la finale. Le débat, comme à l'accoutumée, devait traiter d'un sujet d'actualité à connotation légale, pouvant soulever la controverse.
Les membres du jury ont félicité les participants, tout en soulignant que leur décision, vu la prestation de très haut calibre des plaideurs, a été très difficile et serrée.
Le bâtonnier Synnott a remis un chèque de 2 000 $ à l'équipe gagnante, et un de 1 000 $ à l'équipe finaliste. Un prix de 250 $ a également été décerné à chacun des deux meilleurs orateurs des demi-finales n'ayant pas été retenus pour la finale, soit Alex Lipowski et Laurence Gevry-Fortier.
Le vif succès que la 16e édition des débats oratoires a connu découle de la collaboration des collèges, des membres du jury ainsi que des membres du sous-comité du Concours des débats oratoires du Barreau de Montréal, ce dernier étant chapeauté par le soussigné à titre de président, épaulé par Mes Isabelle Primeau, Nathalie Lefebvre et Pauline R. Langlois.
Coordonnateur des comités, recherchéBarreau de Montréal cherche une personne qui pourra coordonner, à titre de secrétaire, les activités des comités de liaison; en produire les ordres du jour, les procès-verbaux et les différents rapports; et assurer le suivi des décisions. Elle effectue aussi la liaison entre les membres des comités et les diverses instances du Barreau de Montréal; agit comme interlocuteur et comme personne ressource auprès de multiples intervenants; rédige différents rapports et documents, et effectue différentes recherches pour les comités de liaison; peut participer à l'organisation de différents évènements.Conditions et qualifications
Veuillez transmettre votre CV au plus tard le 3 juin 2005 : Barreau de Montréal Comité de sélection 1, rue Notre-Dame E., bur. 9.80 Montréal QC H2Y 1B6 Téléc. : (514) 866-1488 general@barreaudemontreal.qc.ca Toute candidature sera traitée confidentiellement. |
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