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Les avocats pénalistes gagnent à être connus. Souvent perçus par une fraction de la population comme des « empêcheurs de tourner en rond », ces avocats sont pourtant les gardiens des libertés publiques, luttant pour protéger la société démocratique contre les risques d'abus et de dérapage.
Me Bernard Grenier |
C'est pourquoi l'AADM n'a pas manqué de souligner la générosité, l'excellence du travail et le sens du devoir d'un de ses membres. Me Bernard Grenier a été honoré pour l'ensemble de sa contribution à la profession d'avocat et à l'avancement du droit criminel. Il n'y a, en effet, qu'à consulter la bibliographie de celui que certains nomment encore le juge Grenier pour constater la variété des aspects du droit dont il s'est occupé.
Lors d'un court séjour au ministère du Solliciteur général à Ottawa, il aura eu l'occasion de rédiger un document intitulé La peine de mort, données nouvelles : 1965-1972, qui servira de livre blanc pour les débats parlementaires de 1972 et 1973 sur la peine de mort. Il aura d'ailleurs souvent l'occasion de faire avancer le droit en travaillant à la Commission de réforme du droit du Canada.
Me Grenier a passé une grande partie de sa carrière à la Chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec en y siégeant comme juge pendant 12 ans et demi.
Au dire de Me Isabelle Doray, présidente de l'AADM, ce passage sera apprécié par l'ensemble des praticiens du droit pénal. Tous savaient pouvoir compter sur la disponibilité du juge Grenier et sur ses qualités de juriste. Et Me Doray poursuit en affirmant « que même la personne déclarée coupable avait le sentiment d'avoir eu droit à un procès équitable ».
En ce domaine, ses horizons se sont d'ailleurs élargis puisqu'il participe de plus en plus régulièrement à des projets internationaux de formation. Il a ainsi eu l'occasion de former des juristes en Chine, en Croatie et en Serbie-et-Monténégro, et il travaille actuellement à un projet destiné au Chili (à ce propos, lire l'article de Martin Boucher à la une du Journal du Barreau du 1er décembre 2004).
Me Grenier conseille d'ailleurs à tous les jeunes juristes en situation de le faire de travailler avec des confrères étrangers, expérience dont ils retireront beaucoup.
Me Grenier n'hésite d'ailleurs pas à conseiller aux avocats d'être généreux de leurs talents en aidant la société.
En plus de connaissances pointues du droit, le praticien doit montrer des talents en psychologie ou en travail social, voire des deux. Comme le souligne la présidente de l'AADM, il s'agit souvent d'une pratique peu prestigieuse, parce qu'individuelle. Selon Me Doray, il est nécessaire d'être animé par la passion pour pratiquer le droit criminel.
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