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Jacques Houle, directeur général
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À l'instar de la société, le domaine du droit traverse des phases de changement et d'évolution. Pour dresser le profil de ces tendances, dans le but de répondre le plus adéquatement possible aux besoins actuels et futurs des citoyens et de ses membres, le Barreau du Québec mène une enquête socio-économique aux cinq ans, depuis 1981. La plus récente a été effectuée et analysée au cours de 2004 par les économistes Pierre Boucher et Henri Beauregard, avec le concours de la firme CROP. La principale particularité de cette récente enquête est le fait qu'elle soit plus exhaustive que la dernière, menée en 1997. En effet, on y a exploré non moins de 36 sujets. Pour n'en citer que quelques-uns : la formation, les types de pratique, les raisons ayant motivé l'interruption de la pratique, la langue, les outils et l'environnement de travail, les domaines en croissance, la clientèle, les modes de facturation, les revenus, les horaires, la conciliation travail-famille, l'avenir de la profession, la réputation, la concurrence. Le directeur général du Barreau du Québec, Me Jacques Houle, souligne que les données recueillies au cours de cette enquête constituent tant du matériel de travail que des pistes de réflexion pour de nombreux services et comités du Barreau : « Cette enquête constitue en effet bien plus qu'un simple rapport éclairant. On s'en sert très concrètement, à plusieurs niveaux et de multiples façons constructives. C'est une information qui se traduit dans la planification des priorités et dans l'action. » Les résultats de l'enquête ont en effet été transmis notamment au Service de recherche et législation, au Service des communications, au Comité sur le développement de la profession, à la Table de concertation des jeunes avocats et avocates, au Comité sur les femmes dans la profession, au Comité consultatif sur la formation permanente, au Comité sur les communautés culturelles, au Comité sur la médiation et au Comité de l'inspection professionnelle ainsi qu'aux organismes affiliés du Barreau du Québec. Les jeunes barreaux et les barreaux de section y ont également trouvé certains renseignements les intéressant de façon plus spécifique. Ainsi, plusieurs réponses établissent des distinctions dans les faits ou les perceptions entre les avocates et les avocats, leur groupe d'âge, leurs années de pratique et leur provenance, soit Montréal, Québec ou les autres régions. Quelques faits saillantsUne profession qui se féminisePour l'ensemble de la profession, l'importance relative des hommes s'établit à 56 % et celle des femmes, à 44 %. Cela ne représente pas de changement significatif par rapport à l'enquête de 1997.Par contre, pour ce qui est des membres ayant 10 ans et moins de pratique, la féminisation de la profession se confirme et s'avère même être une tendance lourde puisque les avocates y sont représentées dans une proportion de 57,1 %. Une relève à développerL'actuel vieillissement de la population au Canada et au Québec touche également les membres du Barreau. Près de 60 % des membres ont plus de 40 ans.Même si les avocates et les avocats peuvent théoriquement pratiquer à un âge avancé, une relève de qualité doit être assurée. Des types de pratique diversifiésLa majorité des membres du Barreau, soit 54 %, sont en pratique privée, alors que 32 % travaillent dans le secteur public ou parapublic et que 14 % oeuvrent dans des entreprises privées, les universités ou autres organismes. En 1997, ces statistiques étaient sensiblement les mêmes.Dans l'ensemble, les membres consacrent 60 % de leur temps de travail aux actes exclusifs de l'avocat, notamment la consultation juridique dans une proportion de 45 %. En 1997, c'est plutôt 67 % du temps qui était consacré aux actes exclusifs de l'avocat. En pratique privée, les avocates et avocats facturent en moyenne 1 237 heures par année et leur semaine moyenne de travail compte 48,5 heures. Leurs activités comprennent donc également de la gestion, du développement des affaires, de la formation et des services pro bono. Opinions sur les opportunités de croissanceL'examen de la croissance des secteurs de pratique depuis la dernière enquête donne l'ordre d'importance suivant :D'autre part, la perception des membres quant aux domaines du droit susceptibles de connaître la plus forte croissance dans les années à venir s'illustre ainsi : Une réflexion sur les revenus s'impose chez tous les intervenantsPlus de 60 % des avocates et avocats facturent selon un tarif horaire.Le tarif horaire moyen au Québec se situe à 163 $. Soulignons toutefois que six autres méthodes de facturation sont utilisées : Le revenu total moyen en pratique privée est passé de 90 000 $ en 1997 à 122 000 $ en 2003. Ceux et celles qui exerçaient dans d'autres milieux en 2003 disposaient d'un revenu moyen de 90 800 $. Les avocats et avocates de pratique privée admis au Barreau après 1993 perçoivent des revenus moins élevés que les autres membres de la profession, en pratique privée ou non. En général, tant en pratique privée que dans les autres types de pratique, les avocates gagnent moins que leurs confrères. C'est cependant dans la pratique privée, à titre de travailleur autonome, que l'écart est le plus marqué, soit environ 50 %. À cet égard, le Comité du Barreau sur les femmes dans la profession a été mandaté pour examiner les enjeux reliés à la féminisation de la profession et, notamment, les raisons pouvant expliquer les écarts salariaux afin d'énoncer des recommandations en conséquence. Un avenir prometteurEnfin, plus de la moitié des membres affirment être aussi optimistes qu'il y a cinq ans quant à l'avenir de leur profession, et ce, pour les cinq prochaines années.Le degré d'optimisme varie selon l'année d'admission au Barreau, les plus jeunes étant les plus optimistes. |
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