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Le Journal
Volume 29 - numéro 19 - 15 novembre 1997

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La Tour de Pise
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Réponse du bâtonnier
VIENT DE PARAÎTRE
VIENT DE PARAÎTRE

Campagne d'information en droit de la famille

Le portrait a beaucoup changé!

Marius Marin

Le Barreau du Québec, en collaboration avec les barreaux de section, a tenu une campagne d'information et de consultation gratuite les 16, 17 et 18 octobre derniers afin de mieux informer la population de ses droits et obligations pour tout ce qui touche le droit de la famille. Cette vaste opération aura nécessité la participation bénévole de plus de 400 avocats et avocates à travers tout le Québec.

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«Ces journées d'information et de consultation étaient rendues nécessaires en raison des nombreuses modifications à plusieurs lois et règlements survenus récemment en droit de la famille», de dire M. Léon Bédard, directeur des communications au Barreau du Québec. «Il suffit de mentionner la perception automatique des pensions alimentaires, les nouvelles règles de défiscalisation et de fixation des pensions alimentaires et les nouvelles normes d'application de la médiation familiale.»

Les avocats spécialisés en droit de la famille et en médiation se sont donc rendus disponibles pour offrir gratuitement de l'information à la population dans une quarantaine de villes du Québec.

«Chez nous, les gens ont semblé apprécier la démarche», de dire Me Marie-Francine Turgeon de la section de Longueuil. «Cette opération a été perçue comme un beau geste de la part du Barreau du Québec». Quelque 70 personnes se sont présentées pour une consultation juridique, offerte par une douzaine d'avocats qui se sont succédés pendant une bonne partie de la journée. Et c'est sans compter ceux et celles qui se sont arrêtés au kiosque du Centre commercial Mail Champlain à Brossard pour prendre la documentation disponible. «Il serait intéressant de répéter l'expérience dans d'autres domaines du droit», suggère Me Turgeon. «Je crois que cette démarche rapproche les avocats des gens. Dans le contexte où les membres du Barreau ne sont pas nécessairement bien perçus de la population, ça ne peut pas faire de tort.»

À Laval aussi l'expérience a été concluante. Installé au Marché public 440, le kiosque du Barreau aura reçu plus de 110 personnes en consultation et plus de 800 dépliants en droit de la famille se sont envolés. «C'était une excellente idée», de dire Me Brigitte Gauthier. «Les gens ont manifestement apprécié cette opération. Ils n'étaient pas là par hasard; ils sont venus spécifiquement pour nous rencontrer. Même que certains avaient leur dossier avec eux. Il serait intéressant de répéter l'expérience à l'occasion.»

Me Serge Hébert, de la section du Richelieu, est du même avis. Pour lui, l'expérience a été concluante alors que plus de 30 personnes se sont présentées au Carrefour Richelieu pour une consultation. «Au-delà du nombre, je crois qu'en termes de visibilité, cette campagne aura apporté beaucoup. Il faudrait penser à en faire un événement annuel portant sur tous les domaines du droit, un événement plus général», de conclure Me Hébert.

«Il s'agit d'un bel effort de visibilité du Barreau, notamment pour la médiation», d'ajouter Me Lise Larouche du Barreau du Saguenay/Lac St-Jean. «Nous n'avons rencontré qu'une trentaine de personnes en consultation mais je crois que pour la visibilité et l'accessibilité, c'est excellent.»

À St-Jérôme, tout comme à Hull et à Amqui, le constat est un peu le même: «Un des résultats tangibles de cette journée aura été le rapprochement entre les gens et les membres du Barreau», fait remarquer Me Jean Auger, du Barreau de Laurentides/
Lanaudière. «On aura réussi, par cette expérience, à démontrer que les avocats sont des gens accessibles comme tout le monde.»

Même chose à Hull où pas moins de 35 avocats ont participé. «Les gens ont apprécié et nous ont encouragés à répéter l'expérience», de dire Me Christine Auger.

À Amqui, même si la journée comme telle n'a pas donné les résultats escomptés avec quatre consultations seulement, l'expérience a tout de même été pertinente. «Peut-être était-ce plus difficile en région, alors qu'un peu tout le monde se connaît», d'expliquer Me Carol Abud. «Il faut comprendre ce que peut laisser supposer une rencontre ouverte avec un spécialiste en droit de la famille. C'est un peu dire que l'on a des problèmes de couple. Or, la journée n'a pas attiré beaucoup de monde mais j'ai tout de même été sollicité par trois organismes pour donner de l'information. C'est quand même bien. Dans notre cas, il faudra peut-être repenser la formule.»

Le même phénomène a été remarqué à Roberval où peu de gens se sont présentés. «J'ai cru remarquer une certaine gêne de la part des gens», de dire Me Frédérique Lalancette. «Les personnes se connaissent et elles ne veulent pas laisser voir qu'elles ont des problèmes familiaux. Cela dit, j'ai tout de même reçu une quinzaine d'appels par la suite.»

Plus de visibilité

À Québec, sans vouloir jouer les trouble-fête, le responsable de l'opération, Me Jean H. Lemire, s'est dit un peu déçu. Non pas que l'opération n'ait pas fonctionné. Il croit cependant que le Barreau devra trouver une solution pour être plus visible. «Les personnes que nous avons reçues en consultation se sont montrées satisfaites mais considérant le nombre de consultation (63) par rapport à la population de Québec, l'impact reste à démontrer. Je crois pour ma part qu'il nous faudra être plus présent, notamment en médiation.»

Le bilan

Plus de 1000 personnes auront bénéficié des précieux conseils des membres du Barreau, sans compter les quelque 10 000 dépliants qui ont été distribués. «Cette campagne avait pour objectifs d'informer les gens et de repositionner les membres du Barreau en droit familial. Je crois que nous y sommes parvenus», de dire Léon Bédard, du Service des communications du Barreau. «Elle aura également permis de mobiliser un certain nombre d'avocats pour travailler à une cause commune. Plus de 400 d'entre eux ont accepté, ce qui est excellent. Cela démontre que les membres du Barreau sont prêts à faire les efforts nécessaires pour aider les gens, pour les aider à y voir plus clair. Je pense que l'expérience a été bien appréciée.»

Ces journées d'information ont évidemment été précédées d'une vaste campagne médiatique, alors que des messages radio ont été diffusés à travers tout le Québec et que des annonces ont été placées dans différents journaux régionaux et nationaux. En tout, la campagne d'information en droit de la famille aura coûté quelque 100 000 $, puisés à même le budget de publicité institutionnelle du Barreau du Québec.

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