De soi-disant spécialistes
Monsieur le bâtonnier,
Je me permets de porter à votre attention un phénomène grandissant dans la pratique du droit des relations de travail.
Une foule de soi-disant spécialistes interviennent dans cette sphère d'activité. Notre corporation professionnelle doit exiger du gouvernement, et pour la protection du public et des membres de notre ordre, une disposition qui empêche toute personne qui n'est pas avocat d'intervenir de quelque manière dans les relations entre un employeur et un employé.
Cette mesure permettrait à plusieurs de nos membres de gagner leur croûte honorablement et protègerait le public, qui est laissé aux chapelles de faiseurs de miracle. De plus, cette mesure éviterait que les centrales syndicales continuent de jouir d'un cheap labor tout en ayant droit à un système de justice spécialisé (Commissaire du travail et Tribunal du travail) sans avoir à payer un timbre de justice.
Un simple justiciable doit payer 250 $ à l'inscription d'une cause alors que les centrales syndicales ne paient pas un sous pour faire déterminer à qui leur accréditation sera accordée. L'accréditation entraîne en faveur du syndicat requérant le droit de toucher des «fortunes».
Comment se fait-il que le Barreau ne dénonce pas ces dispositions exhorbitantes d'une justice de moins en moins accessible pour les gens ordinaires mais très facile et peu coûteuse pour les organismes collectivistes?
Luc Racicot, avocat