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Le Journal
Volume 30 - numéro 5 - 15 mars 1998

ACTUALITÉ JURIDIQUE
La Corporation de services s'implique
Un protocole d'entente est signé
Rémunération des juges
Le Barreau invite aux discussions
BARREAU DE LAVAL
Viva Italia!
BARREAU DE MONTRÉAL
Le Barreau contre le verglas...
CHRONIQUES
RECENSIONS JURIDIQUES
PROPOS DU BATONNIER
PARMI NOUS
COLLOQUES, CONFÉRENCES, SÉMINAIRES...
Patrons et salariés à la même tribune
Bilan d'une première année d'application
Globalization and technological innovation
Un coup de peinture sur votre diplôme
Des modifications substantielles
DOCUMENTATION JURIDIQUE
Controverse jurisprudentielle sur le délai
DOSSIER TÉLÉCOMMUNICATIONS
Des domaines qui devront être clarifiés
La règlementation
Le financement des entreprises
Les consultations du CRTC
Les organismes de contrôle
DROIT DE LA PERSONNE
Deux cas de discrimination sanctionnés
INTERVIEW
Hélène Poulin, présidente de la Conférence des juges municipaux
PRATIQUE PROFESSIONNELLE
COUR SUPÉRIEURE
TRIBUNE LIBRE
Un vieux débat...
Pourquoi réformer la justice civile?
Un prolongement de l'État...?
Tout le contraire...

Le Barreau du Québec

Un prolongement de l'État...?

Pierre Leduc, avocat

Monsieur le bâtonnier,

Selon le Barreau, la réalité démontre clairement que la protection du public dépasse aujourd'hui largement le strict cadre du contrôle de la qualité des services professionnels. Pensons à notre site Internet, aux différents services offerts par la Corporation... ou par les nombreuses associations..., les comités..., la publicité..., etc. autant de situations ou les intérêts du public ne sont pas opposés à ceux de nos membres, bien au contraire.

S'il s'agissait d'un regroupement volontaire, certes, mais pas dans un régime obligatoire. Déféremment pour les opinions différentes, je crois illégitime et illégal de contraindre les avocats, à un organisme aux activités aussi vastes et à tout ce qui n'est pas, directement, relié à la protection du public.

Le Barreau n'est pas une entreprise d'affaires ou associative. Le Barreau n'est que le prolongement de l'État. À ce titre, il n'est pas tenu de contrôler la qualité des services offerts. Le Barreau doit s'assurer, objectivement, que les personnes, qui exercent la profession d'avocat, ont la compétence essentielle afin de ne pas mettre, chroniquement, en danger le public. Là est le lien direct avec la protection du public.

Autrement énoncé, il peut, subjectivement, y avoir de piètres, excellents, ou moyens avocats. Ces avocats, peuvent rendre de piètres, excellents ou moyens ou services. Cette taxinomie, dans une société libre et démocratique, ressort des clients, du public.

L'informatique

Quant au reste, informatique et tout le tralala, ils sont du domaine commercial. Que le programme informatique soit important, voire essentiel, certes. Et de très grande qualité, je n'en doute pas. Que les avocats, à ces fins, librement se regroupent certes. Mais que ce soit du domaine du Barreau? Je ne le crois pas et, ce ne doit pas!

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