Monsieur le bâtonnier,
Selon le Barreau, la réalité démontre clairement que la protection du public dépasse aujourd'hui largement le strict cadre du contrôle de la qualité des services professionnels. Pensons à notre site Internet, aux différents services offerts par la Corporation... ou par les nombreuses associations..., les comités..., la publicité..., etc. autant de situations ou les intérêts du public ne sont pas opposés à ceux de nos membres, bien au contraire.
S'il s'agissait d'un regroupement volontaire, certes, mais pas dans un régime obligatoire. Déféremment pour les opinions différentes, je crois illégitime et illégal de contraindre les avocats, à un organisme aux activités aussi vastes et à tout ce qui n'est pas, directement, relié à la protection du public.
Le Barreau n'est pas une entreprise d'affaires ou associative. Le Barreau n'est que le prolongement de l'État. À ce titre, il n'est pas tenu de contrôler la qualité des services offerts. Le Barreau doit s'assurer, objectivement, que les personnes, qui exercent la profession d'avocat, ont la compétence essentielle afin de ne pas mettre, chroniquement, en danger le public. Là est le lien direct avec la protection du public.
Autrement énoncé, il peut, subjectivement, y avoir de piètres, excellents, ou moyens avocats. Ces avocats, peuvent rendre de piètres, excellents ou moyens ou services. Cette taxinomie, dans une société libre et démocratique, ressort des clients, du public.
L'informatique
Quant au reste, informatique et tout le tralala, ils sont du domaine commercial. Que le programme informatique soit important, voire essentiel, certes. Et de très grande qualité, je n'en doute pas. Que les avocats, à ces fins, librement se regroupent certes. Mais que ce soit du domaine du Barreau? Je ne le crois pas et, ce ne doit pas!