Le Fonds de placement du Barreau du Québec est maintenant un joueur majeur sur les marché financiers. Il a franchi
le cap des 100 millions $ pour atteindre la somme 101 500 000 $ le 25 août dernier, a annoncé le président de la Corporation de services, Me Paul Laflamme. « Ces nouvelles performances sont importantes puisqu'elles permettent une plus grande diversification de nos investissements et nous octroient un atout supplémentaire pour obtenir un meilleur rendement sur les marchés et à un meilleur coût. »
Me Pierre Messier, président du Comité de surveillance du REER du Barreau |
Après avoir fait ses premiers pas avec des placements totalisant 2 millions $ au 28 février 1987, le Fonds de placement est aujourd'hui composé d'une section équilibrée (plus de 90 millions $), d'une section obligations (près de 8 millions $) et, depuis janvier 2000, d'une toute nouvelle section actions (plus de 3 millions $). Plus de 3 000 membres du Barreau investissent dans le Fonds de placement.
En outre, les avocats et les avocates qui ont des enfants peuvent maintenant investir dans un Régime d'épargne-étude (REE) par le biais du Fonds de placement. Les sommes investies ne sont pas déductibles d'impôt mais les revenus générés par les placements peuvent être transférés sur les rapports d'impôt de l'étudiant ce qui rend, à toute fin pratique, ces revenus non imposables.
Créé en 1986, le Fonds de placement du Barreau du Québec est né d'une réflexion de membres du conseil d'administration de la Corporation de services, réalisant qu'il y avait un besoin à combler pour les membres du Barreau. « Souvent les avocats s'occupent mieux des affaires des autres que de leurs propres affaires, fait remarquer le directeur de la Corporation de service, Me Robert Primeau. La Corporation a constaté que nos membres ne prévoient pas leur retraite ou confinent leurs investissements dans des REER autogérés et dont la majorité s'occupent peu. »
Le Fonds de placement a justement pour objectif d'inciter et d'aider les avocats à préparer leur retraite. « Depuis sa création, la philosophie du Fonds de placement c'est d'abord et avant tout la prudence et la sécurité du capital alliées au meilleur rendement, rappelle Me Paul Laflamme. Notre objectif c'est la retraite, pas de faire de la haute spéculation. »
Ce que confirme Me Pierre Messier, président du Comité de surveillance du REER du Barreau. « Il s'agit d'un placement des plus sécuritaire. Nous avons, presque à tout coup, un meilleur rendement que la moyenne des fonds de placement et nos membres peuvent facilement vérifier la performance du Fonds dans les journaux. » La cote du vendredi précédent apparaît le mercredi suivant dans les quotidiens.
« Il s'agit d'un Fonds important géré avec le plus grand sérieux à l'intérieur des balises édictées par le Comité de surveillance », ajoute Me Primeau.
Outre Me Pierre Messier, Me Paul Laflamme et Me Robert Primeau, les membres du Comité de surveillance sont Me Paul Tardif, Me Jacques de Billy, Me Gilles Champagne, Me Claude Bourgie Bovet, Me Bernard Allaire, Me Pierre Paradis et Me Claude Bergeron. Chacun œuvre bénévolement dans l'intérêt de ses confrères investisseurs.
Le Fonds de placement vise la plus grande liberté d'accès possible pour répondre aux besoins d'un large éventail d'avocats. « Il n'y a pas de placement minimal requis afin de rester à la portée des jeunes avocats, de dire Me Primeau. De plus, les membres peuvent retirer en tout temps leurs placements sans aucune pénalité, contrairement à certaines institutions financières. » Et les placements peuvent être transférés dans un FER à l'âge de 69 ans.
Les frais d'administration de ces fonds - versés au fiduciaire (Fiducie Desjardins), aux deux gestionnaires de portefeuilles (Montrusco Bolton et Tal Gestion Globale d'Actifs) et à la Corporation de service - totalisent moins de 1 % du capital annuel investi, « ce qui en fait un fonds parmi les moins cher à administrer au Canada », d'ajouter fièrement Me Pierre Messier.