Le moment solennel qu'est la rentrée judiciaire nous permet de prendre un temps d'arrêt et de faire le point sur nos espoirs, nos projets pour l'année qui vient. J'aimerais donc vous faire part brièvement de quelques-unes de mes préoccupations.Replaçons-nous en 1997, au moment où le Barreau adopte ses orientations triennales en visant l'horizon du troisième millénaire. Il se fixe, entre autres, les objectifs suivants:
Ces objectifs, de même que la diffusion la plus large possible de l'information juridique, peuvent notamment être atteints par une utilisation efficiente des nouvelles technologies. Le Barreau du Québec considère en effet que l'heure n'est plus aux interrogations mais à l'action: l'utilisation des nouvelles technologies et d'Internet est maintenant incontournable.
Une quantité débordante d'information est désormais accessible à tous et le Barreau considère que, vu l'abondance et la diversité de cette information propre à en dérouter plus d'un, il doit, en coopération avec ses partenaires, contribuer à l'orchestrer.
La création d'un portail informatique apparaît donc comme étant une voie à privilégier et se justifie entièrement en regard de la mission de protection du public du Barreau. Un tel portail se veut une porte d'entrée unique à une foule de services visant à simplifier la recherche d'information et la gestion du travail de l'avocat, tout en étant aussi un lieu d'échange pour la communauté juridique.
L'implantation d'un tel outil doit se faire en alliance avec des partenaires financiers importants et en fonction d'un plan d'affaires solide et bien réfléchi, de manière à ce que le Barreau et ses membres puissent bénéficier de l'évolution de la technologie de la façon la plus dynamique et la plus utile possible, et ainsi assurer l'utilisation optimale des ressources.
Il nous faut ultimement intégrer à ce portail le Réseau d'information juridique l'ancien Réseau des bibliothèques dont la mission consiste à rendre accessible la science juridique à tous les membres du Barreau, qu'ils soient de Sept-Iles, Montréal ou Rouyn, et ce, à un coût raisonnable.
Nous ne pouvons aborder cette première rentrée des tribunaux du XXIe siècle sans mentionner la nécessité, pour les avocats et le Barreau, de s'adapter aux nouvelles réalités. Je pense, entre autres, à la mondialisation, à la mobilité des avocats, à la concurrence accrue phénomènes inévitables auxquels nous devons faire face en faisant preuve d'originalité et de créativité.
La profession est en pleine mutation et les avocats et le Barreau doivent s'adapter à de nouvelles réalités économiques tout en préservant les valeurs fondamentales de la profession. À ce sujet, l'État doit nous permettre de moderniser les véhicules de pratique professionnelle. Sans une telle modernisation, il nous sera quasi impossible de relever les nombreux défis que nous devons affronter tous ensemble plus unis que jamais et cela toujours dans la poursuite de l'excellence.
Je vous souhaite à tous une excellente année judiciaire.
Le bâtonnier du Québec,
Ronald Montcalm, c.r.
batonnier@barreau.qc.ca