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Le Journal
Volume 34 - numéro 15 - 15 septembre 2002

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La rentrée 2002-2003 à l'École du Barreau

Passion, travail et respect

Louise Vadnais, avocate

Bienvenue à l'École du Barreau! Bienvenue au Barreau du Québec! En entrant à l'École vous entrez au Barreau du Québec. C'est la première étape de votre vie professionnelle », a lancé d'entrée le bâtonnier Claude G. Leduc aux quelque 250 aspirants avocats présents (sur les 600 du Centre de Montréal), le 20 août dernier au palais de justice. Musique, écran géant vert pomme traversé d'un jet bleu vif, l'ambiance rythmée et colorée avait de quoi surprendre dans le gris feutré de l'enceinte du palais et tranchait avec le calme apparent et l'appréhension contenue des étudiants. Une matinée d'accueil menée rondement par le nouveau directeur de l'École, Claude Ducharme, maître de cérémonie de l'événement qui a convié l'auditoire à ouvrir la porte de la réalité de la pratique toute grande, pour voir un peu plus loin: Au-delà du diplôme...

« À la sortie de l'École du Barreau, vous posséderez les outils disponibles à ce jour pour répondre aux besoins des clients. C'est une chance extraordinaire! Sachez la saisir! », a affirmé le bâtonnier Claude G. Leduc
« À la sortie de l'École du Barreau, vous posséderez les outils disponibles à ce jour pour répondre aux besoins des clients. C'est une chance extraordinaire! Sachez la saisir! », a affirmé le bâtonnier Claude G. Leduc

Le bâtonnier établit d'emblée un parallèle entre l'École et un simulateur de vol pour la formation des pilotes: « L'École, si vous y participez activement, c'est comme votre simulateur de vol qui vous donne le droit de pratiquer, certains diront le droit de voler », ajoute le bâtonnier, en déridant les étudiants déjà conscients du sérieux de la tâche qui les attend. Le ton est donné et le défi engagé: « L'École du Barreau ce n'est pas la continuité du Bac ou une quatrième année universitaire. L'École vous donne le droit de pratiquer. Vous avez la théorie, les professeurs de l'École, des juges ou praticiens spécialistes en leur domaine vous montreront la façon de l'appliquer pour résoudre des problèmes pratiques. À sa sortie vous posséderez les outils disponibles à ce jour pour répondre aux besoins des clients. C'est une chance extraordinaire! Sachez la saisir! »

« Utilisez l'École... »

Claude G. Leduc connaît bien l'École et son programme pour y avoir enseigné 18 ans. « Année après année, le programme évolue et s'harmonise avec la pratique du droit actuelle et future. L'arrivée d'Internet a changé le paysage. Bientôt le dépôt des procédures se fera par courrier électronique. Il faut s'adapter! »

Énervant, stressant, l'École du Barreau? « Vous entendrez bien des rumeurs à l'École. Elles existent également en pratique: on les appelle les légendes urbaines. Je veux vous convaincre que votre peur n'est pas réaliste. Rappelez-vous une chose: vous avez choisi la profession que vous voulez pratiquer. Vous avez en vous toutes les aptitudes et possédez les connaissances pour réussir. Utilisez l'École pour entrer en confiance dans cette magnifique profession. »

Le renom de l'École a traversé les frontières et c'est ici que plusieurs organismes internationaux trouvent leurs stagiaires. « Des travailleurs acharnés, bien formés, bilingues et même trilingues. Dans une certaine mesure je vous envie, ajoute le bâtonnier. L'École du Barreau, c'est une année d'enrichissement qui permet de se familiariser avec la pratique, et de réfléchir à votre avenir. Choisissez un domaine qui vous passionne! Le travail devient alors du plaisir pour les 30, 40, 50 prochaines années! Notre profession exige rigueur et travail, mais en retour elle donne énormément de satisfaction. »

Point de départ

Le président du Sous-comité du programme, Me François Bousquet, a donné un aperçu de l'année de formation professionnelle à l'École. Les étudiants ont à leur disposition trois collections de base qui correspondent aux trois différents types d'enseignement. D'abord la Collection de droit, « un ouvrage de synthèse sur l'état brut du droit consulté par nombre de praticiens et de juges pour fouiller l'ossature d'un problème ». Cet outil, axé sur le droit substantif, correspond aux périodes d'enseignement d'une journée.

Puis, le joyau de l'École, La Collection des habiletés, « une collection de renom, exportée dans le monde entier, notamment en Italie », transmet les habiletés essentielles à la pratique du droit, (rédaction, négociation, représentation) par blocs de quatre heures dispensés à des groupes de 25 étudiants. Et enfin, le Guide d'activités, des cas pratiques solutionnés lors de rencontres individuelles, durant les journées d'évaluation formative conçues afin de renforcer les habiletés professionnelles chez les étudiants. « Ces cours individuels sont très appréciés et l'École en augmente le nombre d'une année à l'autre, fait valoir Me Bousquet qui a en outre exhorté les futurs avocats à ne rien faire qui pourrait nuire à la profession car, leur a-t-il rappelé, l'École c'est le point de départ de votre profession. »

Stagiaire au Barreau du Québec, Stanislas Bricka a réussi tous les examens du premier coup. Son secret? « J'ai répondu aux questions des examens des cinq dernières années, afin d'améliorer mon niveau de connaissances et d'acquérir une méthode de travail. Or les réponses ne requièrent pas de longs développements mais exigent une connaissance précise de la législation. »

Et en bout de ligne, comment faire sa place? Me Marco Veilleux, athlète olympique en natation en 1984 à Los Angeles, a témoigné de son expérience personnelle. « Les critères de réussite des Jeux olympiques sont les mêmes que ceux que j'applique tous les jours dans ma pratique. Il n'y a pas de recette miracle mais plutôt trois ingrédients essentiels que tout avocat devrait connaître : se fixer des objectifs et mettre toute sa passion pour les atteindre, développer la confiance en soi, et enfin respecter les autres, ce qui commence par le respect de vous-même. »

La question?

La question que tout le monde se pose et que personne n'ose demander relativement au taux d'échec «anormalement élevé» aux examens de l'École a été soulevée par une diplômée de l'UQAM. Claude Ducharme a donné la réponse sans hésitation: « L'étudiant passe du mode connaissances au mode habiletés professionnelles. L'avocat n'a pas le droit à l'erreur avec le client. Cela a l'air simple mais il faut y mettre les efforts. C'est la façon d'intégrer ces habiletés professionnelles qui importe et l'École veut vous aider à y arriver notamment grâce au mentorat ou coaching! « Superbe année scolaire! », a souhaité à toutes et à tous, le directeur en guise de clôture, après avoir annoncé que la directrice du Centre de Montréal, Me Lise Tremblay, occupera également le poste de directrice adjointe de l'École du Barreau.

La rentrée à Québec, Sherbrooke et Ottawa

C'est au théâtre du Petit Champlain que les retrouvailles des quelque 170 étudiants du Centre de Québec ont eu lieu. La directrice du Centre, Me Mabel Dawson, a agi comme maître de cérémonie. Me Pierre Gagnon, vice-président du Barreau du Québec, a prononcé le message de bienvenue. Me Catherine LaRosa, membre du Comité de la formation professionnelle, a transmis le message du Comité: « Adapter l'École aux réalités de l'heure ». Un ancien étudiant, Patrick Neko Likongo, a parlé du défi stimulant que représente l'année à l'École. Enfin le juge en chef associé de la Cour supérieure du Québec, Robert Pidgeon, a livré ses « conseils de vieux routier à des avocats en herbe ».

Le Centre de Sherbrooke a accueilli 80 étudiants en présence de Me Normand Ratti, professeur à l'Université de Sherbrooke, et de la bâtonnière du Barreau de Saint-François, Me Michèle Gérin.

Le Centre d'Ottawa et son directeur Me Jean-Paul Osborne ont accueilli quelque 50 étudiants en présence du bâtonnier de la Section de Hull, Me Serge Laurin. Puis, tour à tour, Me Charles Belleau, Me Gérard Brouillette, Me Pierre Dallaire, Me Éric Villemure et Bryan Robinson, stagiaire, ont livré leur message de la rentrée dans lequel réussite rimait avec travail!

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