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Le Journal
Volume 34 - numéro 15 - 15 septembre 2002

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Sondage CROP sur les activités de la formation permanente

Les membres s'expriment

Lise I. Beaudoin, avocate

Il y a quelque temps, le Barreau du Québec demandait au Centre de recherche sur l'opinion publique (CROP) d'évaluer les attentes et le niveau de satisfaction des avocats à l'égard des cours offerts par le Service de la formation permanente (SFP). En mars dernier, CROP lui faisait parvenir les résultats de ce sondage1 qui, dans l'ensemble, confirme une satisfaction élevée à l'égard des cours donnés par le SFP, tout en identifiant en même temps certaines améliorations souhaitées, telles la variété des sujets des cours et l'accessibilité des sessions de formation.

Le Barreau cherchait globalement à connaître les besoins des avocats en ce qui concerne les activités de formation, afin notamment d'être en mesure d'augmenter la participation à ces activités. En particulier, l'étude menée par CROP devait identifier le besoin et la participation actuelle des avocats à des activités de formation, la notoriété du SFP, la satisfaction des utilisateurs, les besoins et les alternatives utilisées par les avocats ne participant pas à des activités du SFP et, enfin, les actions à envisager en vue d'améliorer les activités offertes par le SFP.

Voici les points saillants de cette étude.

Intérêt et participation

Tous les avocats ayant répondu au sondage connaissent le SFP et près de 80 % d'entre eux ont, au cours des deux dernières années, ressenti le besoin de suivre des activités de formation. Parmi ceux-ci, une forte majorité (87 %) a réellement suivi de telles activités au cours des dernières années.

Ceux qui n'ont participé à aucune activité de formation au cours des deux dernières années disent ne pas avoir eu le temps (40 %) ou que les sujets des cours offerts ne répondent pas à leurs besoins professionnels (24 %), ou encore qu'ils n'en ressentent pas le besoin (14 %). Seulement 6 % des répondants invoquent le prix élevé des activités de formation comme motif pour ne pas s'y être inscrits. Toujours parmi ces répondants qui n'ont pas suivi de cours du SFP lors des deux dernières années, 46 % en ont déjà suivi dans le passé, et leur perception de la qualité actuelle des activités de formation est plutôt élevée: 41 % la considèrent « très bonne », alors que 47 % l'estiment « bonne ».

Satisfaction

La quasi-totalité des répondants (93 %) sont « assez satisfaits » (57 %) ou « très satisfaits » (36 %) à l'égard du SFP. Le taux de satisfaction à l'égard des différentes composantes du SFP se détaille comme il suit: qualité des formateurs (97 %)2, format des cours (96 %)3, matériel didactique (94 %)4, grilles horaires (91 %)5, variété des sujets (80 %)6, accessibilité (80 %)7 et frais d'inscription (78 %)8.

Formation SFP et externe

En moyenne, les répondants ont participé à 4,2 activités de formation, soit 1,9 activité du SFP ou de l'une de ses sections et 2,3 activités offertes par des organismes externes. Ce qui porte les experts de CROP à penser qu'environ 23 000 inscriptions à des activités du SFP sont faites par les membres du Barreau au cours d'une année. Plus du tiers (36 %) des répondants ont suivi uniquement des activités du SFP ou de l'une de ses sections, 34 % uniquement des activités de formation d'organismes externes et 30 % des activités données conjointement par le SFP et des organismes externes.

Dans ce tiers des répondants qui ont suivi uniquement des activités du SFP ou de l'une de ses sections, leurs champs de concentration principaux sont le droit civil et la responsabilité générale (63 %) et le droit familial (68 %). Quarante-quatre pour cent d'entre eux sont issus de la pratique privée, 56 % exercent en solo, et ils prévoient à 46 % participer encore dans l'avenir à des activités du SFP.

Parmi les organismes externes au SFP identifiés par les répondants, il y a des organisations à vocation générale ou spécialisée, à but lucratif et non lucratif, comme par exemple l'Institut canadien, Insight, l'Association du Barreau canadien, l'Association de planification fiscale et financière, la Conférence des arbitres, l'Association des procureurs de la Couronne, l'Association des avocats et avocates en droit familial du Québec, le Centre canadien de gestion, l'Association du Jeune Barreau du Québec, l'Ordre des comptables agréés, l'Ordre professionnel des conseillers industriels et l'Association canadienne d'études fiscales.

Dans certains cas, ce sont les employeurs des répondants qui fournissent des sessions de formation, par exemple les cabinets d'avocats, les ministères et organismes gouvernementaux fédéraux et québécois, le Centre communautaire d'aide juridique de Montréal et l'Association des centres jeunesse.

Améliorations suggérées

Les principales suggestions d'amélioration du SFP faites par les répondants9 sont, par ordre d'importance: améliorer la variété des activités de formation (12 %), offrir des activités de formation en région (8 %), diminuer les frais des activités de formation (7 %), augmenter la publicité, la visibilité (5 %) et améliorer l'horaire des activités offertes (4 %).

De l'avis des spécialistes de CROP, les composantes des activités qui devraient être priorisées afin de hausser le niveau de satisfaction globale à l'égard du SFP sont la variété des sujets des cours (28 %) et l'accessibilité (18 %).

La collecte des données a été effectuée au téléphone du 7 au 14 mars 2002; au total 403 entrevues téléphoniques ont été complétées.

Soit 51 % de « très satisfaits » et 46 % d'« assez satisfaits ».

Soit 47 % de « très satisfaits » et 49 % d'« assez satisfaits ».

Soit 47 % de « très satisfaits » et 47 % d'« assez satisfaits ».

Soit 45 % de « très satisfaits » et 46 % d'« assez satisfaits ».

Soit 44 % de « très satisfaits » et 43 % d'« assez satisfaits ».

Soit 50 % de « très satisfaits » et 30 % d'« assez satisfaits ».

Soit 28 % de « très satisfaits » et 50 % d'« assez satisfaits ».

À noter que 50 % des répondants n'ont émis aucun commentaire à ce chapitre.

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