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Le Journal
Volume 34 - numéro 8 - 1er mai 2002

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Il sera secondé par Me Pierre Gagnon à la vice-présidence

Me Claude G. Leduc à la présidence

Louise Vadnais, avocate

Après avoir brigué les suffrages l'année dernière pour se rendre à la vice-présidence du Barreau du Québec, Me Claude G. Leduc (Mercier Leduc) vient d'être élu sans opposition bâtonnier du Québec pour l'exercice 2002-2003. En effet, aucune autre personne n'avait posé sa candidature à la présidence du Barreau au 31 mars dernier, date de clôture des mises en candidature. Me Pierre Gagnon (Joli-Cœur, Lacasse, Geoffrion, Jetté, St-Pierre), élu lui aussi sans opposition, lui succédera à la vice-présidence du Barreau pour la prochaine année. Les deux avocats entreront en fonction le samedi 1er juin prochain lors de la passation des pouvoirs qui ouvrira le banquet du congrès du Barreau 2002 au Manoir Richelieu, à La Malbaie.

Un leadership transparent

Après son élection à la vice-présidence sous le thème Une place pour tous, une écoute assurée, Me Leduc a continué à consolider ses appuis auprès des membres. Il lui tient à cœur de conserver la confiance de tous les avocats dans la réalisation de son mandat de bâtonnier. « Je crois en un leadership dynamique, transparent et à l'écoute de toutes nos préoccupations », affirme avec conviction ce plaideur qui célébrera cette année ses 25 années d'admission au Barreau.

Sa pratique professionnelle se partage également entre le droit disciplinaire et le litige commercial. Diplômé en droit de l'Université de Montréal, il s'était au départ inscrit en philosophie. À la demande de son père, il a bifurqué vers le droit. « Dès la première session, j'ai mordu au droit. J'ai été attiré par le rôle social de l'avocat et, tout de suite, j'ai su que je deviendrais un plaideur. J'avais déjà en moi l'image classique de l'avocat qui défend la veuve et l'orphelin », lance Me Leduc, qui conserve intact le feu sacré de la pratique du droit.

Me Leduc connaît bien le Barreau du Québec. Il a siégé au Conseil général comme représentant du Barreau de Montréal deux ans avant d'être élu à la vice-présidence. Il enseigne depuis près de 20 ans à l'École du Barreau. Il a aussi présidé le Comité de discipline (1990-99) et a siégé au Comité d'accès à la profession.

S'impliquer et le faire savoir

Son engagement primordial comme bâtonnier élu est ferme: maintenir à un très haut niveau l'image de la profession d'avocat et sensibiliser tous les membres du Barreau à l'importance de s'investir de façon positive au sein de la société et de leur ordre professionnel. « Les avocats sont très sollicités: ils agissent comme membres de conseils d'administration, comme bénévoles au sein d'organismes de bienfaisance, d'organisations sportives. On fait très souvent appel à leur contribution parce qu'ils peuvent être de bons conseillers grâce à leurs compétences professionnelles », estime le futur président.

À cet égard, Me Leduc déplore la fausse perception dans l'opinion publique de « l'avocat requin » qu'il souhaite voir remplacée par l'image plus pertinente de « l'avocat dauphin ». « Nous sommes très nombreux et on retient trop souvent les aspects les plus juteux de la profession, de la même manière que l'on est attiré par les accidents les plus spectaculaires. Or la grande majorité des avocats s'impliquent dans leur milieu et donnent de leur temps. C'est un beau côté de la profession dont on ne parle pas assez. Il faut le dire, le rendre public et le valoriser. »

Mettre le Barreau en valeur

Avant d'amorcer son mandat à la tête du Barreau il dresse un bilan positif de son expérience à la vice-présidence. « En ma qualité de président du Comité des finances j'ai été à même de constater que le Barreau est en très bonne santé financière. Cette situation avantageuse sur le plan financier va nous permettre de remettre en question: qui sommes-nous? qui voulons-nous être? comment sommes-nous perçus? le rôle du Barreau est-il connu? », autant de questions qui, pour le bâtonnier élu, témoignent d'une étape de maturité, de réflexion au sein du Barreau.

Durant la dernière année, le Barreau a effectué plusieurs sondages pour ensuite, à l'aide d'experts, se doter d'un plan de mise en valeur. Durant son bâtonnat, il entend élaborer un échéancier d'application de ce plan, avec l'appui de la direction générale et de la permanence. « Le Barreau se rapproche des préoccupations de ses quelque 20 000 membres. Orienter les campagnes de publicité et favoriser auprès de divers publics cibles l'utilisation des services juridiques ne peuvent que bénéficier à l'ensemble des membres. »

En outre, le bâtonnier élu entend donner suite aux projets qu'il a soutenus durant sa vice-présidence. Il a notamment formé une table de concertation des jeunes avocats (jusqu'à sept ans de pratique). « Le problème principal des jeunes avocats travailleurs autonomes est le manque de soutien disponible lorsque vient le temps d'avoir des enfants. En cela, souligne Me Leduc, leurs objectifs rejoignent l'un des trois grands axes du plan d'action récemment mis sur pied par le Comité sur les femmes dans la profession en vue d'améliorer les conditions de travail des femmes et de favoriser la progression de leur carrière. »

À la vice-présidence

La candidature de Me Pierre Gagnon s'inscrit dans la règle d'alternance qui devrait amener un membre de Québec à devenir bâtonnier du Québec en 2003-2004. Me Gagnon est un Québécois fidèle à ses origines: né à Québec, il a complété ses études de droit à l'Université Laval et a toujours travaillé au sein de la même étude (qui, elle, s'est agrandie) dans la ville de Sillery tout près de Québec, où il dirige le secteur de droit civil et de droit administratif.

Me Gagnon a été bâtonnier de Québec (1985-86). Depuis 1987, il s'est fait connaître comme négociateur-chef du Barreau du Québec pour les trois dernières ententes intervenues avec le gouvernement dans le dossier des tarifs de l'Aide juridique, dont l'entente actuelle est entrée en vigueur le 23 mai 2001. Depuis juin 1998, il est membre du Comité sur la médiation du Barreau du Québec et, en 1999, il a été président du comité organisateur du congrès annuel du Barreau.

L'assurance protection juridique

Après 28 ans de pratique Me Gagnon est fier d'avoir la chance de piloter de grands dossiers pour l'ensemble des membres de la profession. Me Gagnon possède son site Internet (www.pierregagnon.
com) sur lequel on trouve exposées ses réalisations et les grandes lignes de son programme. Conscient qu'il ne peut atteindre tous les objectifs en même temps, il entend se consacrer au développement du dossier de la protection juridique. « Le bâtonnier Denis Jacques avait mis l'accent sur ce dossier et je veux donner un deuxième souffle au Comité en charge de cette question. »

Me Gagnon n'en démord pas: les gens doivent développer le réflexe de s'assurer. C'est bon pour les citoyens et c'est bon pour les avocats. « Les frais d'avocats sont dans l'ensemble raisonnables. Même moindres ils seraient trop chers pour beaucoup d'individus. En conséquence, les gens renoncent à des droits car ils ont peur des coûts qu'ils ne peuvent pas contrôler. Ils ont aussi peur de s'aventurer seuls dans le système judiciaire. Or, affirme Me Gagnon, pour aussi peu qu'une cinquantaine de dollars par année le citoyen peut faire un bout de chemin et avoir accès à la justice. »

Le vice-président élu avance systématiquement et méthodiquement dans ce dossier. Avantageusement connu dans le milieu juridique, c'est un avocat d'action qui rallie son monde et livre la marchandise.

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