Le bâtonnier du Québec Claude G. Leduc se réjouit de la collaboration de l'ABC-Québec au congrès du Barreau à Tremblant, les 29, 30 et 31 mai prochains. En effet, c'est en réponse à l'invitation du bâtonnier que la Division Québec de l'Association du Barreau canadien (ABC-Québec) intègre cette année sa journée Conférence 2003 aux activités du congrès annuel du Barreau.
Participation de l'ABC-Québec au Congrès du Barreau. De gauche à droite, le vice-président de l'ABC-Québec Me Yves Tourangeau, la présidente de l'ABC-Québec Me Christiane Alary, le bâtonnier du Québec Me Claude G. Leduc, et la présidente du Comité organisateur du Congrès du Barreau 2003, Me Isabelle Roy |
« Ensemble nous élargissons notre bassin de membres qui viendront plus nombreux à Tremblant. Les avocats profiteront de cette intégration, affirme le bâtonnier. Ils sont très sollicités : congrès de province, colloques, conférences, les activités de formation ne manquent pas. Nos organisations tout en ayant des missions différentes offrirons sur place et du même coup de la formation avec des points de vue complémentaires. »
« Rien de plus constructif que de mettre nos énergies ensemble », lance la présidente de l'ABC-Québec, Me Christiane Alary, enthousiasmée par l'initiative du bâtonnier et par l'excellente collaboration entre les deux organismes. « Nous sommes très heureux de profiter de cette occasion pour nous rapprocher de nos membres en région, ajoute la présidente, et en même temps de rencontrer les congressistes en dehors des grands centres. »
L'ABC-Québec offrira à tous les congressistes quatre ateliers de formation. « Nos ateliers de formation se distinguent en mettant l'accent sur un ou plusieurs aspects pancanadiens du droit et sur les ressources juridiques des autres provinces canadiennes », fait valoir la présidente qui assure également que l'ABC-Québec conservera autonomie et visibilité sur place.
En effet, c'est à l'occasion de Conférence 2003, à Tremblant, que Me Alary remettra le Prix Pro Bono de l'ABC-Québec après la plénière d'ouverture du congrès, le jeudi 29 mai dans l'après-midi. Ce prix, qui a trois ans d'histoire, veut reconnaître la contribution exceptionnelle d'un membre au bien-être de la communauté. « Nous voulons également grâce à ce prix promouvoir l'image de l'avocat qui s'implique dans la société au service de causes humanitaires », souligne la présidente.
« Conférence 2003 à Tremblant se veut également l'événement de choix pour permettre aux congressistes de se rencontrer, d'échanger des idées en dehors du cadre professionnel de tous les jours et hors des sentiers battus. Aussi, ce sera un plaisir d'accueillir tous les congressistes au cocktail de l'ABC-Québec, qui se tiendra le vendredi de 17 heures à 19 heures juste avant la soirée blues », lance la présidente, qui sera de la partie. « Notre collaboration simple et facile augure le succès de notre initiative. C'est une très belle intégration ! » fait valoir le bâtonnier Leduc.
Quatre ateliers de l'ABC-Québec
L'ABC-Québec a intégré au programme de formation du congrès quatre ateliers répartis sur deux matinées, le vendredi 30 et le samedi 31 mai 2003, au Fairmont Château Tremblant.
Le premier atelier s'intitule La recherche juridique : à quel prix ? On y abordera deux volets : l'exploitation efficace et la rentabilisation maximale de la recherche juridique, et en second la gratuité des outils de recherche. « Une formation d'actualité qui offre des outils de travail autant aux juristes des grands bureaux qu'à ceux des plus petits, fait valoir la présidente Me Alary. L'atelier répondra à des questions pratiques : quels sont les outils (gratuits) disponibles ? On y traitera également de la situation des bibliothèques juridiques virtuelles au Québec qui soulèvera notamment la question de l'emprunt aux autres systèmes de droit. »
Le second atelier, intitulé Développements jurisprudentiels de la Cour suprême du Canada en matière de relations de travail et de droit administratif, propose un tour d'horizon, conduit par quatre conférenciers, de décisions récentes de la Cour suprême du Canada. « Des décisions qui émanent du Québec et d'autres provinces canadiennes dont l'affaire des juges-arbitres de l'Ontario portant sur l'impartialité, l'indépendance et l'expertise des tribunaux administratifs », observe Me Alary.
Le troisième atelier présente un sujet novateur et qui élargit les horizons de la pratique québécoise, Le droit collaboratif, une nouvelle voie pour les praticiens. « Les avocats et leurs clients conviennent au départ de négocier le dossier à quatre et de ne pas le judiciariser à cette étape. Cette nouvelle tendance qui a commencé au Minnesota est une méthode fort appréciée par nos collègues et leurs clients en Alberta, en Ontario, au Manitoba et en Colombie-Britannique et qui intéressera les praticiens québécois », souligne la présidente.
Enfin, le quatrième atelier fait partie du programme de formation L'ABC de la common law et offre un cours de base sur les règles de la vente et de la responsabilité du fabricant en common law. « La croissance continue des échanges commerciaux entre le Québec, le reste du Canada et les États-Unis rend de plus en plus pertinente sinon indispensable la connaissance de ces règles de base, notamment pour les avocats qui doivent conseiller des clients fabricants ou vendeurs de biens exportés », fait valoir la présidente.