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Par ailleurs, l'union législative du Haut-Canada et du Bas-Canada décrétée par Londres en 1840 change l'aspect de la lutte menée par les classes professionnelles. La violence et l'obstruction systématique cèdent graduellement le pas aux pressions politiques en vue d'une application des principes du parlementarisme. S'ils n'abandonnent pas leurs objectifs communs, les membres des professions libérales se divisent autrement sur le plan politique : on assiste dorénavant à l'alliance des éléments modérés, de même qu'à celle des réformistes des deux Canada. La responsabilité ministérielle, revendiquée depuis si longtemps, devient alors le grand objectif. Certes, les luttes du parti canadien continuent de peser dans la balance, mais à l'occasion de la définition de sa nouvelle politique libre-échangiste, Londres accorde, en 1848, cette responsabilité ministérielle revendiquée au Canada depuis quarante ans. Le climat politique plus serein qui anime cette première décennie de l'union législative favorise donc le rapprochement entre les partis et prépare la voie à l'acceptation de l'idée, puis de l'adoption des projets de lois accordant l'indépendance des divers corps professionnels.
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