Barreau de Québec : Les Bâtonniers de 1870-1879
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Galerie des bâtonniers et bâtonnières
Les Bâtonniers de 1870-1879

1870 - Archibald Campbell

Né à Québec le 8 août 1823, du mariage du lieutenant-colonel J.-R. Campbell et de Mary Saxton. Il fut admis au barreau le 13 mai 1847. M. Campbell, pour des raisons de santé, vécut en Australie de 1852 à 1854. Il exerça ensuite sa profession dans sa ville natale, d'abord avec Frederick Andrews puis avec William Kerr. Le 4 janvier 1873, il était nommé protonotaire du district de Québec, conjointement avec MM. Louis-Joseph-Cyprien Fiset et John Henry Ross Burroughs. Il prit sa retraite le 10 janvier 1898, et décéda à Sillery le 25 avril 1906.

1871 - Jean Langlois

Né à Saint-Laurent de l’île d'Orléans le 16 février 1824, du mariage de Jean Langlois et de Marie Labrecque. Admis à la pratique du droit le 25 mai 1847. Professeur de droit criminel à l'université Laval de 1858 à 1867, M. Langlois fut bâtonnier du barreau de Québec en 1871 et bâtonnier de toute la province en 1875. Il représenta le comté de Montmorency aux Communes du Canada de 1867 à 1878. M. Langlois décéda à Québec le 8 mars 1886. (Cf. Figures d’hier et t d'aujourd'hui à travers Saint-Laurent, 1.O., de Mgr David Gosselin).

1872 - Honorable George Irvine

Né à Québec le 16 novembre 1826, du mariage du lieutenant-colonel John George Irvine et de Ann Bell. Admis à la pratique du droit le 7 janvier 1848, il eut pour associés, successivement, MM. C. G. Hollet, E. H. Pemberton. Député de Mégantic, de 1863 à 1867, à la Chambre d'assemblée, il fut élu, en septembre 1867, député du même comté à la Chambre des Communes et à l'Assemblée législative. M. Irvine fit partie du ministère Chauveau, en qualité de solliciteur général, et du ministère Ouimet, en qualité de procureur général. Le 7 juin 1884, M. Irvine était nommé juge de la Cour de Vice-Amirauté pour le district de Québec. Il décéda à Québec le 24 février 1897. Un "vieil avocat" écrivait de M. Irvine en 1879: "A la tête du barreau de Québec brille M. Irvine, avocat de premier ordre. Sa parole est la lucidité même. Il excelle à exposer une affaire de façon à ce que les juges qui n'écoutent pas - il y en a qui n'écoutent que pour interrompre - eux-mêmes la comprennent. Il débrouille un procès comme une femme, dont il a la main adroite, débrouille un écheveau de laine. Vous n'avez qu'à le regarder faire: ce qui était horriblement mêlé se démêle sous ses doigts et tout doucement se forme une série de nœuds coulants qui se resserrent prestement ensuite et étouffent les arguments de l'adversaire" (L'Opinion Publique, 10 janvier 1879).

1873 - Louis de Gonzague Baillargé

Né à Québec le 18 février 1808, du mariage de Pierre-Florent Baillargé, sculpteur, et de Marie-Louise Cureux Cureux dit Saint-Germain. Il fut admis au barreau le 12 octobre 1835. M. Baillargé fut nommé avocat de la cité de Québec en 1835 et conserva cette charge jusqu'à sa mort, d’abord avec M. René-Edouard Caron puis avec sir C.-A.-P. Pelletier. A plusieurs reprises, on offrit à M. Baillargé de monter sur le banc mais il préféra toujours exercer sa profession d'avocat. Il fut un des fondateurs de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, de l'Institut Canadien et du Courrier du Canada. Non marié, riche, il donna beaucoup aux oeuvres religieuses et nationales. D'un seul coup, il donna $10,000 pour la fon- dation d'une chaire d'éloquence sacrée à l'université Laval. C'est lui qui paya presque entièrement l'église et le presbytère de Manrèse, chemin Sainte-Foy. M. Baillargé décéda à Québec le 20 mars 1896, Léon XIII l'avait nommé comman- deur de Saint-Grégoire le Grand en 1887, et créé comte romain en 1893.

1874 - David Alexander Ross

Né à Québec le 12 mars 1819, du mariage de John Ross, protonotaire de la Cour supérieure pour le district de Québec, et de Margaret Ross. M. Ross fit ses études à l'Académie du docteur Wilkie et au séminaire de Québec. Il fut admis au barreau de la province de Québec le 8 janvier 1848. Choisi comme procureur général du cabinet Joly, M. Ross se fit élire député du comté de Québec le ler mai 1878 et représenta ce comté jusqu'en 1881. Le 2 mars 1887, M. Ross était nommé conseiller législatif de la division du Golfe. M. Ross fit partie du cabinet Mercier comme ministre sans portefeuille de 1887 à 1890. Décédé à Québec le 23 juillet 1897

1875 - Jean Langlois

Né à Saint-Laurent de l'île d'Orléans le 16 février 1824, du mariage de Jean Langlois et de Marie Labrecque. Admis à la pratique du droit le 25 mai 1847. Professeur de droit criminel à l'université Laval de 1858 à 1867, M. Langlois fut bâtonnier du barreau de Québec en 1871 et bâtonnier de toute la province en 1875. Il représenta le comté de Montmorency aux Communes du Canada de 1867 à 1878. M. Langlois décéda à Québec le 8 mars 1886. (Cf. Figures d’hier et d'aujourd'hui à travers Saint-Laurent, 1. 0., de Mgr David Gosselin).

1876 - James Dunbar

Né en Angleterre le 10 avril 1833, M. Dunbar était le fils de Ferguson Dunbar, paie-maître au 74e Régiment et il suivit son père au Canada lorsque son régiment y fut envoyé pour service de garnison. Le jeune Dunbar termina ses études à Québec et y fut admis au barreau le 6 février 1855. Il fut pendant quelques années rédacteur en chef du Morning Chronicle, mais il revint au barreau, profession qu’il mettait au-dessus de tout. Fait conseiller de la Reine en 1873, il fut bâtonnier du barreau de Québec de 1875 à 1876. M. Dunbar fut pendant plusieurs années procureur de la Couronne pour le district de Québec. Il fut aussi régistraire de la Cour de Vice-Amirauté pendant trente-quatre ans. Décédé à Québec le 5 août 1907.

1877 - Jacques Malouin

Né à Québec le 16 février 1826, du mariage de François-Xavier Rinfret dit Malouin et de Marguerite Falardeau. Il fut admis à la pratique du droit le 2 juillet 1847. Élu député de Québec-Centre à la Chambre des Communes le 4 novembre 1877, en remplacement de l'honorable Joseph Cauchon, M. Malouin conserva ce mandat jusqu'aux élections générales de 1882. M. Malouin fut membre du conseil du barreau de Québec pendant près de vingt ans, et il fut élu deux fois bâtonnier du même barreau, en 1869 et en 1877. M. Malouin décéda à Québec le 30 novembre 1901. Père de l'honorable Albert Malouin, ancien juge de la Cour suprême du Canada, et de feu Philippe Malouin, protonotaire du district de Québec.

1878 - Richard Alleyn

Né à Trabolgan, comté de Cork, en Irlande, le 29 avril 1826, du mariage de Richard Israël Alleyn et de Margaret O'Donovan. Il passa au Canada avec sa famille en 1834 et fut admis au barreau le 6 avril 1857. Quelques années plus tard, il était chargé de la chaire de droit criminel à l'université Laval. Il fut aussi pendant plus de douze ans procureur de la Couronne pour le district de Québec. Représentant du quartier Champlain au conseil de ville de Québec, de 1863 à 1865, il fut élu député de Québec-ouest à l'Assemblée législative de Québec le 17 décembre 1877, mais il fut défait à l'élection générale du 22 mars 1878. Le 29 avril 1881, M. Alleyn était élevé au banc de la Cour supérieure pour le district de Rimouski. Le distingué magistrat décéda à Rimouski, deux ans plus tard, le 16 août 1883.

1879-1883 - Joseph-Guillaume Bossé

Né à Québec le 4 août 1843, du mariage de Joseph-Noël Bossé et de Lucy-Ann Hullett. Admis au barreau le 2 janvier 1860, M. Bossé pratiqua sa profession à Québec. Il fut bâtonnier du barreau de Québec de 1879 à 1884 et de toute la province de 1883 à 1884. M. Bossé fut député de Québec-Centre à la Chambre des Communes du Canada de 1882 à 1887. Le 25 septembre 1888, M. Bossé était nommé juge de la Cour du Banc de la Reine. L'honorable juge Bossé décéda à Québec le 7 septembre 1908. Le juge Bossé avait été un des avocats les plus distingués de Québec. En 1879, un avocat de Québec plaçait M. Irvine au premier rang puis tout de suite après lui M. Bossé. "L'adversaire que M. Irvine redoute le plus, sinon à l'audience, du moins dans les travaux de cabinet, est M. Bossé, travailleur infatigable, légiste studieux, dont le jugement droit et ferme démasque et déjoue les artifices des plaideurs avec une grande vigueur d'argumentation et une rare fertilité de ressources" (L'Opinioni Publique, 10 juillet 1879).


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