Barreau de Québec : La vente d'une automobile d'occasion entre particuliers
Introduction
Trouver un avocat par domaine de pratique
Foire aux questions
Services à la population
Services aux membres
École du Barreau
Assermentation des nouveaux avocats et avocates


Foire aux questions
La vente d'une automobile d'occasion entre particuliers

Monsieur Azimov vient d'acheter la vénérable Lada 1988 de son voisin Monsieur Wise au prix de 500.00$. Le contrat de vente entre les parties précise que « la vente est faite sans aucune garantie et aux risques et périls de l'acheteur ». Or, après seulement quelques jours d'utilisation et à peine une cinquantaine de kilomètres parcourus, le moteur de son automobile rend l'âme à une intersection. Quels sont les recours de Monsieur Azimov? La clause d'exclusion de garantie inscrite au contrat est-elle légale?

Puisqu'il s'agit d'une transaction entre deux (2) particuliers, la vente de l'automobile n'est pas soumise aux dispositions de la Loi sur la protection du consommateur (L.R.Q., c. P-40.1). Toutefois, les dispositions relatives à la vente contenues au Code civil du Québec s'appliquent à ce genre de transaction.

Ainsi, le vendeur est tenu de garantir à l'acheteur que le bien et ses accessoires sont, lors de la vente, exempts de vices cachés (Article 1726 du Code civil du Québec). Cependant, les parties peuvent exclure la garantie légale au contrat de vente (Article 1732 du Code civil du Québec). De même, le vendeur non professionnel peut exclure sa responsabilité, même pour des vices qu'il connaissait, lorsque l'acheteur achète à ses risques et périls (Article 1733 du Code civil du Québec).

Dans le cas présent, la clause d'exclusion de garantie est valide et Monsieur Azimov ne peut invoquer la garantie contre les vices cachés à son bénéfice puisque la vente était faite « à ses risques et péril ».

Retour en haut de page
 Copyright © 2003 Le Barreau de Québec.Tous droits réservés