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Monsieur Placide, résident discret dune banlieue paisible située en périphérie de la Ville de Québec, ne sait plus à quel saint se vouer. En effet, larrivée de ses nouveaux voisins, les bruyants Laterreur, bouleverse complètement les habitudes du quartier résidentiel où il demeure paisiblement depuis de nombreuses années.
Dès leurs premiers jours dans le voisinage, les Laterreur ont régulièrement organisé des fêtes nocturnes auxquelles sont conviés leurs nombreux amis du Satans Mother-In-Law Motorcycle Club. Aussi, leurs deux adorables chiens, César et Brutus, issus dun mélange improbable de doberman, bouledogue et pékinois, terrorisent toute la gent canine du quartier. Pire encore, les chiens aboient presque constamment la nuit venue sauf lorsque rappelés à lordre par les divers projectiles ou mots aigres-doux balancés par les fenêtres de la résidence de leurs maîtres. Outre le bruit infernal qui habite constamment les lieux, Monsieur Placide sinquiète de plus en plus de laccumulation sur limmeuble de ses voisins dobjets hétéroclites qui ne semble posséder aucune valeur ornementale. Aussi, ces pauvres gens semblent visiblement ignorer que le gazon nest pas une plante grimpante.
Que peut bien faire notre sympathique banlieusard pour préserver un peu de tranquillité à sa demeure?
Les cas de problèmes de voisinage sont dabord régis par les dispositions du Code civil du Québec relatives à la propriété immobilière. La clef de voûte de ces principes demeure la règle à leffet que les voisins doivent accepter les inconvénients normaux du voisinage qui nexcèdent pas les limites de tolérance quils se doivent, suivant la nature ou la situation de leurs propriétés, ou suivant les usages locaux. Évidemment, le propriétaire dun immeuble situé au cur dune zone résidentielle ne sattend pas à être exposé aux mêmes inconvénients que celui qui réside en appartement au cur du centre-ville.
Aux principes élémentaires édictés par le Code civil du Québec sajoutent habituellement plusieurs règlements municipaux qui viennent limiter lexercice abusif du droit de propriété dune personne au nom du bien-être de la collectivité. La majorité des municipalités du Québec possèdent notamment des règlements en matière de nuisances. Ce pouvoir réglementaire sur les nuisances permet aux municipalités dintervenir sur une multitude de situations.
Dans le cas présent, Monsieur Placide pourrait adresser une plainte à la municipalité relativement aux activités de ses voisins tout en demandant aux responsables municipaux de préserver son identité. Habituellement, ce genre de plainte doit être acheminée au service de police de la municipalité ou à linspecteur municipal. Si les mesures prises par les autorités municipales savèrent inefficaces pour régler la situation, Monsieur Placide devrait alors sadresser personnellement aux tribunaux pour faire cesser les agissements de ses voisins.
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