Antoine Aylwin
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Candidats en lice

Antoine Aylwin

Candidat au poste d'administrateur (Montréal) - 2 ans

Élu

Membre du Barreau depuis 2003

Note Le texte ci-dessous a été fourni tel quel par le candidat.

Présentation

J’ai toujours voulu être avocat. Pourtant, quand j’étais jeune, personne ne l’était dans mon entourage… et l’est de Montréal, où j’ai grandi, ne fourmillait pas de cabinets d’avocat.e.s non plus. En entrant à la Faculté de droit de l’Université de Montréal en 1999, j’ai su que j’étais à ma place. Plus de vingt ans plus tard, je le crois toujours.

I am committed to building a better future for the profession, for the benefit of Québec society. We must keep in mind the various needs of the population, especiallythe most vulnerable.

Le monde du droit a bien changé en 20 ans. Moi aussi. Père de famille, moins sportif, plus grisonnant, un peu plus sage. Mais toujours autant passionné par la profession et prêt à contribuer pour affronter ses défis.

Si j’avais à résumer mon parcours, je le décrirais certainement en utilisant les mots rigueur, engagement, professionnalisme.

Je veux retourner au Conseil d’administration du Barreau du Québec pour l’exercice 2022-2024, parce que je veux que la profession réponde encore mieux aux besoins de la population québécoise. Et parce que je suis fier d’être avocat. Je crois que nous jouons un rôle important dans notre société et j’ai des idées pour aller encore plus loin.

La campagne pour devenir bâtonnier du Québec l’année dernière m’a permis d’échanger avec plusieurs membres du Barreau du Québec et parfaire mes connaissances quant à plusieurs enjeux qui touchent la profession d’avocat.e au Québec.

Expériences et réalisations

Avocat depuis 2003, conférencier et auteur, je pratique chez Fasken en litige civil et administratif, surtout dans les domaines de la protection des renseignements personnels, de l’accès à l’information, de la réglementation économique des marchés agricoles et du droit des successions.

J’ai eu la chance de recevoir plusieurs reconnaissances professionnelles, dont une nomination du magazine Lexpert dans le classement Rising stars 2021, lequel souligne le travail des avocat.e.s de 40 ans et moins au Canada. J’en suis bien fier puisqu’elles témoignent de mon investissement quotidien dans mon travail et de l’ardeur et la rigueur que j’y accorde.

Depuis le début de ma pratique, je m’implique auprès du Barreau : plusieurs comités, présidence du Jeune Barreau de Montréal, et administrateur du Barreau du Québec (5 ans) dont deux mandats à titre de vice-président.

Dans les derniers mois, j’ai été impliqué sur le comité consultatif du Barreau du Québec sur le projet Lexius de transformation technologique, tout en présidant le conseil d’administration de Lexum et en étant membre du conseil d’administration de CanLII.

Pour en connaitre davantage sur mon parcours, n’hésitez-pas à consulter ma biographie en ligne : https://www.fasken.com/fr/antoine-aylwin

Please click on the following link to know more about my experience as a lawyer : https://www.fasken.com/en/antoine-aylwin#sort=%40fclientworksortdate75392%20descending

 

Objectifs

(see English version at the end)

À titre d’administrateur, je suis toujours engagé à maintenir une gestion responsable des finances et à viser le statu quo ou une réduction de notre cotisation.

Je pense que le Barreau du Québec doit maintenir une voix forte afin promouvoir les droits fondamentaux, surtout en ce qui concerne l’accès au système de justice pour tous, y compris les personnes vulnérables. Cela demande parfois de prendre des positions moins populaires afin de rappeler aux politiciens les droits des minorités au Québec.

Voici une liste de certains sujets sur lesquels je voudrais collaborer au sein du Conseil d’administration du Québec au cours des deux prochaines années :

1. Transformation technologique

La pandémie a bouleversé nos vies et a clairement démontré les limites de la façon traditionnelle de pratiquer le droit devant les tribunaux, fruit d’une très lente évolution! Nous avons vécu le télétravail : c’est l’occasion d’utiliser ce qui a bien fonctionné. Finalement, qu’on le veuille ou non, toutes les professions seront affectées par l’intelligence artificielle… Pensons-y maintenant pour ne pas rater le bateau!

Autant les cabinets que les tribunaux demeurent d’énormes hangars à papier alors que nos clients n’en tirent que des désavantages : par exemple, la lenteur du système et les coûts d’impression qu’ils doivent assumer. Nous avons besoin de dossiers judiciaires électroniques, de plateforme d’échange de documents, d’écrans et de logiciels permettant de traiter l’information et les documents en temps réel.

Le Barreau du Québec devrait appuyer les membres dans l’intégration de la technologie à nos pratiques et orienter le développement des projets, comme Lexius, centrés sur l’utilisateur.

2. Éducation juridique pour tous

Pour que les citoyens puissent faire valoir leurs droits et respecter leurs obligations, tout commence par une bonne connaissance de ceux-ci, mais également par le développement de compétences et de réflexes juridiques. Il est anormal que seul le Code de la sécurité routière fasse l’objet d’une formation obligatoire au Québec. De plus, mieux comprendre le système juridique aura comme effet de mieux comprendre l’importance de notre profession, démystifier celle-ci et valoriser notre rôle dans la société.

Le Barreau du Québec a contribué à des initiatives fondamentales au cours des dernières années, notamment avec la création d’Éducaloi et des centres de justice de proximité, dont le déploiement en région reste à compléter.  J’ai notamment eu l’opportunité d’animer des ateliers à des élèves du secondaire avec Éducaloi.

Dans la pratique de tous les jours, il s’agit d’un excellent investissement pour la profession afin que les clients sachent mieux déceler les situations qui requièrent le soutien d’un avocat.e.

Le Barreau du Québec devrait promouvoir l’éducation juridique à la population en général.

3. École du Barreau et sa clinique juridique 

La transformation de la profession exige un engagement à long terme et une réflexion quant à l’enseignement pratique aux élèves de l’École du Barreau.

L’École a récemment entrepris une vaste réforme. J’appuie avec enthousiasme le développement de la clinique juridique de l’École à titre de grand projet d’accès à la justice. Sous la supervision d’avocat.e.s expérimenté.e.s, les étudiant.e.s offriront des services juridiques à la population pour combler les besoins non desservis. Ce projet permettra d’une part, de développer une véritable expertise pratique encadrée avant le stage, et d’autre part, témoignera de la valeur des services des professionnels du droit.

J’ai enseigné l’éthique et la déontologie à l’École du Barreau pendant plusieurs années et je suivrai attentivement le lancement du nouveau programme à l’automne 2022.

Le Barreau du Québec devrait soutenir le nouveau programme et la clinique juridique de l’École du Barreau qui seront lancés cette année.

4. Valoriser les avocat.e.s retraité.e.s

En 2017, j’ai présidé un groupe de travail afin de revoir le rôle des avocat.e.s à la retraite et réformer ce statut au sein de notre profession. Les avocat.e.s retraité.e.s ont plus à donner et une expérience inestimable à partager.

Le Conseil d’administration a entériné nos recommandations, lesquelles menaient à des modifications à la Loi sur le Barreau afin de leur permettre d’offrir de la formation, de participer aux activités du Barreau du Québec, d’offrir des services juridiques pro bono et de soutenir les jeunes avocat.e.s à titre de mentors.  

Tout est déjà en place… ou presque. Cette réforme n’a pas toujours pas été mise en place par le législateur.

Le Barreau du Québec devrait faire le suivi avec le gouvernement pour modifier la Loi sur le Barreau afin de faire valoir l’expérience de nos avocat.e.s retraité.e.s.

5. Cap sur la santé mentale

Depuis les dernières années, on constate une augmentation de l’utilisation du Programme d’aide aux membres du Barreau (PAMBA).  

Notre profession est fort exigeante. La conciliation entre le travail et la vie personnelle ou familiale semble parfois impossible. Jusqu’à tout récemment, on considérait encore le stress et l’épuisement comme des aspects « normaux » de notre profession. Et la pandémie n’a certainement pas aidé…

De plus, les problématiques de harcèlement sont présentes dans la profession. Un rapport intitulé Enquête sur le harcèlement et les violences à caractère sexuel dans la pratique du droit, publié tout récemment par des chercheurs de l’Université Laval, dresse des constats troublants. Dans une profession qui se féminise, il faut s’attaquer à cet enjeu afin de garantir une véritable égalité de fait aux avocates.

Le Barreau du Québec devrait continuer à soutenir et sensibiliser les membres sur les enjeux de santé mentale.

6. Formation continue en éthique et déontologie gratuite et de qualité

La portion de la formation en éthique, déontologie et en pratique professionnelle est au cœur de notre profession et unit tous les avocat.e.s, peu importe leur champ de pratique. 

Ceci est d’une importance telle que seule la formation dispensée par le Barreau du Québec est reconnue à ce titre. Pendant la pandémie, ces formations étaient temporairement gratuites et j’aime croire que beaucoup d’entre vous en avez profité.

Puisque cette formation est obligatoire et que le Barreau du Québec est le seul dispensateur, cette gratuité doit être maintenue.

De plus, on doit se questionner sérieusement sur la pertinence d’organiser des colloques coûteux qui ne peuvent être rentables que dans le secteur privé. Pourquoi ne pas plutôt se concentrer sur une offre de formation accessible, tout en se concentrant sur des sujets moins « rentables » pour les autres dispensateurs, notamment en matière protection du public et en ligne avec les orientations du Barreau du Québec?

Le Barreau du Québec devrait prioriser la formation en éthique et déontologie, notamment en envisageant d’offrir gratuitement les trois premières heures de formation.

7. Une expérience utilisateur améliorée 

Tous les jours, les membres du Barreau et les citoyens interagissent avec le Barreau du Québec.

Je crois que notre Ordre doit traiter ses membres comme des clients et viser les plus hauts taux de satisfaction dans ses rapports avec ceux-ci. Après tout, il en va d’une meilleure protection du public qu’un ordre professionnel entretienne de bonnes relations avec ses membres.

Plusieurs processus administratifs doivent être revus afin de raccourcir les délais entre l’ouverture d’un dossier et la décision. En parallèle, je propose également d’améliorer l’expérience utilisateur dans la relation du Bureau du syndic ou de l’Inspection professionnelle avec les membres.

Le Barreau du Québec devrait mettre la satisfaction de la clientèle au cœur de son plan stratégique.

8. Raviver le sentiment d’appartenance

Je suis fier d’être avocat. Étant un avocat de première génération, c’est une partie importante de mon identité, comme plusieurs d’entre vous : c’est ce à quoi j’ai consacré les 20 dernières années de ma vie ! Il est important pour la pérennité d’une profession et d’un ordre professionnel que les membres puissent mieux se reconnaître dans leur profession et manifester cette fierté avec passion.

Il importe aussi de rassembler les avocat.e.s de tous les horizons au sein du Barreau du Québec , afin que le travail du Conseil d’administration puisse tenir compte des différentes réalités.

Dans le déploiement de la mission du Barreau du Québec, on doit pouvoir agir afin de susciter cette fierté. C’est aussi comme ça qu’on protège la population : en étant fier de ce que l’on est et de ce que l’on fait.

Le Barreau du Québec devrait chercher à se rapprocher de ses membres et animer les relations entre avocat.e.s.

In summary, here are the orientations I would like to bring to the table as a board member:

  1. Adopt strict expense controls to maintain or reduce professional dues;
  2. Take a public stance in favour of fundamental rights and the protection of minorities, especially those in a position of vulnerability;
  3. Promote the use of technology in the legal profession and provide skill development tools;
  4. Promote access to legal education that provides the public with a basic understanding of legal concepts necessary to live in society;
  5. Assist the École du Barreau in the development of the new program and implementation of its legal clinic;
  6. Provide more opportunities for retired lawyers to contribute to the profession;
  7. Maintain and increase the initiatives regarding mental health issues;
  8. Develop and offer free training for the mandatory three hours of ethics and professional conduct continuing education courses;
  9. Improve user experience with the Barreau du Québec;
  10. Improve the relationship between lawyers and the Barreau du Québec.