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Candidats en lice

Me Catherine Claveau

Candidate au poste d'administrateur (Québec) - 2 ans

Membre du Barreau depuis 1989

Présentation

Membre du Barreau du Québec depuis 1989, je suis associée fondatrice du Cabinet d’avocats Saint-Paul, cabinet boutique situé au cœur du Vieux-Québec. Je suis également médiatrice accréditée et administratrice de sociétés certifiées (A.S.C.).

Expériences et réalisations

En mai 2016, mes consœurs et confrères de la section de Québec m’ont élue à l’un des postes d’administrateur (mandat de deux ans). Dès mon arrivée en fonction, mes collègues du conseil m’ont élue au poste de vice-présidente du Barreau du Québec et désignée pour remplacer et exercer les fonctions du bâtonnier du Québec, en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci[1]. Depuis que j’occupe les fonctions de vice-présidente, on m’a notamment confié la responsabilité de dossiers importants dont la présidence du comité de gouvernance et d’éthique, du groupe de travail sur la mutualisation de la cotisation, de la planification stratégique, et de l’avenir de la profession. J’ai également eu à représenter le Barreau lors d’une journée réunissant diverses instances pour réfléchir aux solutions permettant de contrer la maltraitance des ainés ainsi qu’à la Commission sur la protection des sources journalistiques.

Forte de mon implication soutenue au cours de ma carrière, j’estime être une candidate idéale pour représenter la section de Québec. Je connais les rouages du Barreau du Québec, les intervenants du système judiciaire de Québec, Beauce et Montmagny et surtout, les membres qui composent la section de Québec.

En effet, dès mes premières années de pratique, j’ai commencé à m’impliquer bénévolement au sein de différents conseils d’administration et de comités, dont au Jeune Barreau de Québec, au Barreau de Québec et au Barreau du Québec. J’ai également été présidente du conseil d’administration du Centre de formation Option-travail, Carrefour Jeunesse emploi, et vice-présidente du conseil d’administration du Club de tennis Montcalm à Québec.

En 2006, on m’a nommée pour siéger au conseil d’administration du Fonds d’assurance responsabilité professionnelle du Barreau du Québec. Mon mandat a été renouvelé jusqu’en 2014. Puis, j’ai été élue première conseillère du Barreau de Québec en mai 2014 avant de devenir la bâtonnière de Québec en 2015-2016. Mon implication au Barreau du Québec s’est continuée à partir de 2014-2015 où j’ai siégé au Comité exécutif et au Conseil général. Il s’agissait de la dernière année d’existence de l’ancienne structure de gouvernance du Barreau du Québec qui a fait l’objet de modifications majeures en décembre 2014. Enfin, j’ai siégé au Conseil des sections de 2015 à 2016, comme bâtonnière de Québec et de 2017 à 2019, comme vice-présidente du Barreau du Québec. J’ai donc fait partie des administrateurs qui ont contribué à moderniser la gouvernance de notre Barreau.

Mon intérêt et mes aptitudes en gouvernance m’amènent maintenant à solliciter à nouveau votre confiance pour un second mandat de deux ans au sein du Conseil d’administration du Barreau du Québec.

Nos réalisations lors de mon premier mandat au Conseil d’administration du Barreau du Québec

Je préfère parler de « nos » réalisations plutôt que de « mes » réalisations, car c’est la réunion des forces de chaque membre du Conseil d’administration du Barreau du Québec, guidées par celle de notre bâtonnier, que nous avons réussi à réaliser quelques objectifs que nous nous étions fixés pour révolutionner le Barreau. Voici quelques exemples de nos réalisations.

Assainissement des finances

Avec l’aide de la direction générale, nous avons pris des décisions permettant de rationaliser plusieurs dépenses et de mettre en ordre les finances du Barreau. Tel que promis, nous avons procédé à un sérieux exercice d’évaluation du salaire du bâtonnier qui a abouti par une importante réduction de ce dernier.

Nous avons réussi à réduire de 75 $ la cotisation annuelle de 2018-2019 et nous avons fait en sorte que la cotisation ne connaitra pas de hausse en 2019-2020. De plus, la prime d’assurance responsabilité professionnelle sera réduite de 100 $ en 2019-2020. Au terme d’une longue réflexion, nous avons également déterminé de nouveaux critères permettant d’offrir un congé de cotisation aux membres qui vivent une situation les mettant dans un état de vulnérabilité telle, qu’ils se retrouvent dans une situation ne leur permettant pas d’acquitter leur cotisation.

Transparence

Afin de favoriser une plus grande transparence, les procès-verbaux, les ordres du jour et autres documents soumis aux membres du Conseil d’administration, sont dorénavant mis à la disposition des membres[2].

Modernisation de la formation continue

Nous avons adopté des modifications au Règlement sur la formation continue obligatoire des avocats qui seront en vigueur dès le premier avril 2019. Celles-ci simplifient les normes à respecter et misent sur la responsabilisation du membre tout en favorisant le respect de son obligation de formation continue.

[1] Article 11. 3. de la Loi sur le Barreau

[2] Sous réserve des exceptions de confidentialité.

Objectifs

J’aimerais avoir le privilège de continuer à accompagner notre bâtonnier dans tous les projets porteurs et continuer la révolution commencée lors de notre dernière élection. Le financement de la justice, la modernisation de la profession, la réforme du droit de la famille et la valorisation de la profession sont des sujets qui me tiennent à cœur et sur lesquels je souhaite travailler au cours des prochaines années. 

Financement de la justice

Depuis plusieurs mois, le Barreau a multiplié ses demandes au gouvernement du Québec pour qu’il effectue des investissements majeurs afin d’informatiser le système de justice, rénover et agrandir les infrastructures judiciaires, améliorer l’accès à l’aide juridique. Nous allons continuer à faire des revendications afin que les diverses promesses d’augmentation des budgets consacrés à la justice se concrétisent.

Quant à l’aide juridique, les faibles tarifs consentis par l’aide juridique découragent les avocats de pratique privée d’accepter des mandats. Entre 2001 et 2016, alors que le nombre d’avocats a augmenté de 37 % au Québec, on a observé une baisse de 19 % du nombre d’avocats ayant reçu une rémunération de l’aide juridique. Nous sommes actuellement en train de négocier l’augmentation de ce tarif afin que nos membres puissent recevoir une rémunération juste lorsqu’ils acceptent de représenter les justiciables les plus démunis.

Nous allons également continuer nos actions et nos pressions auprès de plusieurs instances, afin de trouver des solutions permettant aux membres des Premières Nations qui vivent dans le Nord-du-Québec d’avoir un véritable accès à la justice et de recevoir une offre de services juridiques bonifiée.

Modernisation de la profession

On ne peut plus ignorer que l’intelligence artificielle risque de modifier l’offre des services juridiques. Au Barreau du Québec, nous sommes actifs depuis plusieurs mois alors que divers groupes de travail assurent une vigie constante sur les nouveautés apportées par les « legaltechs », posent des questions et évaluent l’impact de l’arrivée de diverses technologiques sur la pratique de notre profession.

Nous gardons l’esprit ouvert et sommes convaincus que l’intelligence artificielle n’est pas qu’une menace. Elle permet aussi de développer des outils pour faciliter notre travail et rendre la justice plus accessible. Il faut toutefois rester vigilants. C’est pourquoi nous allons continuer à jouer un rôle d’accompagnateur et de « chien de garde » afin de remplir notre mission de protection du public, tout en ayant en tête les problématiques reliées à l’accès à la justice.

Réforme du droit de la famille

Depuis quelques mois, nous entendons parler de la nécessaire réforme du droit de la famille. Même si nous ne sommes pas sortis sur la place publique afin de faire valoir l’importance d’une telle réforme, cela ne signifie pas que nous ne travaillons pas ce dossier. Au contraire, nous avons mis à contribution les membres de nos comités les plus compétents en droit de la famille et LGBT afin que nous puissions faire des propositions sérieuses, documentées, réalistes et adaptées à l’évolution des familles québécoises. Nous jouerons donc un rôle de premier plan lorsque les instances gouvernementales seront prêtes à débuter un grand chantier de réforme du droit de la famille.

Valorisation de la profession

On le sait, l’accès à la justice est difficile pour plusieurs des justiciables, à un point tel qu’ils n’osent plus faire appel au service d’une avocate ou d’un avocat pour faire valoir leurs droits. Nous allons continuer notre travail visant à valoriser notre profession. D’ailleurs, notre plus récente campagne de publicité qui roule depuis quelques mois vise à conserver une approche qui se veut la plus positive possible. L’idée générale étant d’illustrer le fait que les avocats sont là pour accompagner les individus et les aider dans les différentes phases de leur existence.

Il ne s’agit-là que de quelques exemples de dossiers qui me tiennent à cœur. Je pourrais également ajouter la réforme de l’École du Barreau et la situation de l’emploi chez les jeunes.

Chers consœurs et confrères, voici pourquoi je sollicite un nouveau mandat d’administratrice au sein du Conseil d’administration de notre ordre. J’estime humblement que mon parcours et mes connaissances en gouvernance et des gens qui composent notre section me permettront de vous représenter dignement. C’est un privilège d’occuper l’un des sièges réservés aux membres de la section de Québec et j’espère que vous me ferez à nouveau confiance en votant pour moi.