Chantal Sauriol
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Candidats en lice

Chantal Sauriol

Candidate au poste d'administrateur (Montréal) - 2 ans

Membre du Barreau depuis 1982

Présentation

Formation académique

1979 : Université du Québec à Montréal (UQÀM), droit

Été 1979 : Université de Boulder, Colorado, Faculté de journalisme (droit et journalisme)

1981-1982 : École de formation professionnelle du Barreau du Québec

Février 1993 : Université de Montréal, maîtrise en droit public (droit des communications) publiée chez Yvon Blais : « Les abus de la liberté d’expression »

Été 2010 : Séminaire intensif sur les opérations humanitaires de l’ONU, Chaire Raoul-Dandurand, (4 crédits), UQÀM

2014-2015 : Université de Montréal, scolarité de doctorat

Pratique

1982-1998 : pratique privée, à mon compte : droit de la famille, droit social (logement, normes du travail, petites entreprises), droits de la personne, litige général, droit criminel.

1989-1990 : Enquêtrice au Protecteur du citoyen

1999-2016 : Bureau des plaideurs (BRQ), ministère de la Justice (fédéral); droit autochtone, environnement, recours collectif; principaux clients: ONF, Téléfilm, Défense nationale, Bureau de la concurrence, Travaux publics, Agence du revenu, Commission de l’assurance-emploi, Conseil du Trésor

2016-maintenant : pratique solo, conseils et accompagnement, conseils de discipline (depuis 1998)

Enseignement

École du Barreau, 1985 à 2002

1991-1998 : Chargée de cours à l’UQÀM et à l’Université de Montréal

Expériences et réalisations

J’ai su très tôt dans ma pratique que le travail d’équipe me comblait.

En dehors de ma petite étude, l’implication dans les comités des barreaux me permettait de croiser et de connaître la réalité de mes consœurs et confrères.

Ainsi, les conditions de travail de mes amies/is procureur.e.s de la Couronne provinciale ont été un sujet préoccupant, qui est encore d’actualité. Souvenez-vous de l’affaire de la mine de Belmoral, en 1980, huit travailleurs périssaient dans l’effondrement d’une partie de Mines Belmoral à Val-d’Or. Plus tard, un procureur de la Couronne, seul, faisait face à un bataillon d’avocats représentant les propriétaires de la mine, dans un procès unique sur la responsabilité criminelle de propriétaires d’entreprise. Il y a laissé une partie de sa santé. J’ai épaulé mes ami.e.s de la Couronne dans une campagne de relations publiques pour mettre en lumière l’importance et la difficulté unique de leur travail.

Plus tard, les consœurs et confrères des contentieux des administrations publiques, parapubliques et d’entreprises m’ont fait confiance pour mener à terme une recherche et un sondage jusqu’au dépôt d’un rapport pour le Barreau du Québec sur les réalités déontologiques de cette pratique.

Je suis fière de ce que les premières conférences dans les écoles et les premiers concours de plaidoirie ont été mis sur pied alors que j’étais d’abord membre puis présidente du Comité de liaison avec le public.

En résumé :

Les comités des barreaux

2014-2015 : Membre du Comité de liaison avec la Cour d’appel du Québec

2006-2010 : Membre et présidente élue du Comité sur les avocats et avocates dans l’administration publique et parapublique du Barreau du Québec;

Co-auteure du Rapport sur les avocats dans l’administration publique et parapublique déposé en mai 2010; mise sur pied de la formation continue : « Déontologie appliquée aux avocats/tes de l’administration publique et parapublique » - 4 journées de formation données en 2011, 2012

1999-2000 : Membre de deux sous-comités sur la Réforme de la procédure civile au Barreau du Québec

2008-2015 : Membre et auteure de formations données au Bureau des plaideurs, ministère de la Justice du Canada

Depuis 1998 : Membre du Conseil de discipline du Barreau du Québec

1995-1997 : Présidente du Groupe de travail sur le rapport du Protecteur du citoyen, Barreau du Québec

1993-1994 : Vice-présidente de la Section Télécommunications, Information et Propriété Intellectuelle, Association du Barreau Canadien, Division du Québec

1985-1991 : Membre du Conseil d'administration de la Fondation du Barreau du Québec.

1989-1996 : Membre du Comité sur les droits de la personne du Barreau du Québec

1986-1987 : Membre du Comité sur la violence conjugale du Barreau du Québec

1984-1988 : Membre et présidente du Comité de liaison avec le public, Barreau de Montréal; mise sur pied des premières conférences dans les écoles et des premiers concours de plaidoirie

Implication communautaire

J’ai participé pendant sept ans, au programme Dialogue du YMCA, un programme d’aide à l’itinérance à Montréal. Je fais du pro bono tant que je peux, pour des causes que je juge valables et méritantes, que ce soit en révision de procédures, en recherche et mise à jour de jurisprudence et en vacation à la Cour. J’ai participé au travail du Comité Mémoire pour le 30anniversaire de Polytechnique. C’est, de loin, la démarche de solidarité humaine qui m’anime et me touche le plus.

Objectifs

Consœurs, confrères,
Chers vous autres,

Aujourd’hui, alors que je pose ma candidature au poste d’administrateur au Barreau du Québec, je repense aux motifs qui m’avaient incité, toute jeune avocate de trois ans d’expérience, à me joindre aux comités du Barreau de Montréal, et ensuite, à ceux du Barreau du Québec. C’est toujours le partage d’un désir commun de faire triompher la justice et de favoriser notre confraternité. Pour le premier, il s’agit d’un idéal à poursuivre, donc contenant sa part d’illusions. Pour l’autre, les interactions avant les procès, au cours d’incidents tels les requêtes, les interrogatoires, les gestions d’instance, les comparutions, les enquêtes, enfin les procès, sont tous des moments qui nous font pratiquer la fermeté dans la courtoisie, le respect des volontés de notre clientèle et la lucidité de lui démontrer les limites de notre mandat.

Nos vis-vis sont nos adversaires, ce ne sont pas nos ennemis.

Nous contribuons chacune et chacun de nous à la solidité de l’administration de la justice, souvent malmenée par des médias, soit mal informés ou pire, à la recherche de sensationnalisme dans une actualité balayée le lendemain par un plus gros titre. Il faut reconnaître que les médias font de plus en plus appel à des membres du Barreau qui fournissent une expertise éclairée aux justiciables.

Notre tâche est d’autant plus ingrate que notre éthique nous ordonne de travailler de façon obscure, respectant ainsi la sérénité des tribunaux.

Quand j’ai quitté la pratique privée en 1999, pour entrer au Bureau des plaideurs du ministère de la Justice du Canada, j’ai publié un texte, dont je ne changerais pas un mot aujourd’hui, sur la condition difficile des avocats de petits cabinets ou qui travaillent en solo. Je vous invite à en prendre connaissance, il s’intitule: De la mauvaise humeur comme casse-grippe. Beaucoup parmi vous s’y reconnaîtront.

Par ailleurs, l’éthique et la déontologie, que j’ai baptisé « les sœurs fâchées », m’ont inspiré une formation que j’ai donnée à plusieurs reprises, dans le cadre de la formation continue, où le propos principal était le paradoxe du respect de la déontologie dans le cadre d’un emploi dans l’administration publique : contentieux des divers paliers de gouvernement, Couronne, administration parapublique, là où l’employeur est aussi l’unique client.

Dans l’immédiat, il faudra revoir les coûts souvent prohibitifs de la formation continue, toujours dans une perspective de l’accès aux meilleures formations au plus grand nombre.

L'aide juridique

Il est essentiel de suivre les travaux du groupe de travail indépendant - présidée par MÉlizabeth Corte - sur deux sujets jugés prioritaires, soit :

  • la recherche de solutions aux irritants liés à la délivrance des mandats d'aide juridique et
  • le paiement de considérations spéciales

La pratique

Je suis déterminée à soutenir et initier, si possible, toute initiative pour l’aide aux avocats de petits bureaux, en région ou dans les grands centres, un objectif primordial du service aux membres.

Aux marches du Palais

Je suis perplexe et attristée de constater que les circonstances actuelles nous éloignent les uns des autres. Il est évident que nous gagnons beaucoup en efficacité et en économie de temps par les rencontres virtuelles. Mais je m’inquiète de la grande popularité qu’on leur accorde en ce moment, car elles ne peuvent remplacer la qualité et l’intensité des contacts humains que nous avons connus dans la fréquentation des cours de justice. Les jeunes avocates et avocats connaîtront-elles-ils la montée d’adrénaline de l’imminence d’un procès?

J’ai hâte de voir - en personne autant que possible - des consœurs et confrères qui se pencheront sur les défis du Barreau d’aujourd’hui. Je serai attentive et appliquée à vous représenter et à mettre de l’avant vos soucis et vos idéaux.

Je les connais, j’ai les mêmes.

Faites-moi confiance,