Julien Beaulieu
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Candidats en lice

Julien Beaulieu

Candidat au poste d'administrateur (Montréal) - 2 ans

Élu

Membre du Barreau depuis 2012

Note Le texte ci-dessous a été fourni tel quel par le candidat.

Présentation

En 2010, j’ai eu la chance incroyable d’aller faire un stage auprès du Tribunal pénal international pour l’Ex-Yougoslavie. Ce fut à la fois l’une des expériences les plus enrichissantes, mais aussi les plus frappantes de ma vie. J’ai pu y entendre et y lire des témoignages de personnes ayant vécu les pires atrocités. Si d’autres professions m’ont intéressé avant, elles ont toutes disparu en un instant dans ce petit bureau de stagiaire dans un sous-sol. Évidemment, nul ne pouvait revenir en arrière, mais des avocats se battaient pour tenir les coupables responsables. Les avocats de la poursuite présentaient avec fougue la meilleure preuve possible alors que les avocats de la défense s’assuraient d’un processus juste et équitable où seuls les réels coupables étaient sanctionnés. Ce stage m’est toujours resté.

Au retour, j’ai eu le plaisir de pratiquer en cabinet privé où la même fougue et la même passion m’ont été inculquées. À titre d’avocat en entreprise, j’ai pu découvrir toutes sortes de domaines de droit avant de continuer ma carrière à titre de poursuivant en droit pénal et criminel, où j’apprécie sortir continuellement de ma zone de confort. Après tout, l’une des parties les plus plaisantes de la fonction d’avocat est de comprendre suffisamment la réalité des individus, et des entreprises, pour bien les représenter.

Enfin, mes fonctions de procureur amènent un éclairage exceptionnel sur l’interaction entre les justiciables et la justice. Dans les faits, peu sont ceux qui ont le privilège d’être accompagnés par un avocat agissant en défense. Or, force est de constater qu’à la fois les justiciables et la justice ne sont qu’améliorées par l’apport d’avocats.

Hors du port de la toge, j’agis régulièrement à titre de médiateur entre ma chatte Lili et Prunelle, ma très chère bergère australienne, je lis sur la physique sans tout comprendre et j’essaie un camping toujours plus rustique.

Expériences et réalisations

Depuis le 1er juin 2021, j’ai le plaisir d’agir en tant que vice-président du Barreau du Québec. C’est à ce titre que j’ai pu voir l’étendue des travaux effectués par notre organisation professionnelle, et ce, à travers l’un des moments les plus particuliers de son histoire.

La pandémie a ébranlé le système juridique, mais l’a surtout rendu, à plusieurs égards, beaucoup plus fort. Nul besoin d’aller très loin pour constater avec satisfaction les avancées monstres dans l’utilisation de la technologie pour offrir une justice de qualité. Avant le mois de mars 2020, les auditions et même les vacations les plus sommaires à la Cour n’étaient qu’en personne. S’il est dommage qu’il ait fallu une pandémie pour que le système de justice se mette au diapason de la société, l’utilisation des plateformes de vidéoconférence est maintenant largement présente. Les justiciables y gagnent un accès plus facile aux décideurs alors que les avocats y gagnent le plus beau des cadeaux, un peu de temps. J’ai pu voir et participer à ces avancées, originalement comme membre du conseil d’administration puis, comme vice-président et j’en suis très fier.

Cette pandémie a aussi fait naître un grand niveau d’incertitude pour les avocats. Cette incertitude, notamment financière, a mobilisé les institutions du Barreau afin d’offrir une aide au praticien.

Par ailleurs, j’ai récemment animé une discussion entre la Bâtonnière du Québec et des représentants des jeunes barreaux. Ces séances avaient lieu dans les facultés de droit et nous y faisions une présentation à l’attention des étudiants. Ce fut un moment de choix pour partager les réalités de la pratique avec nos collègues de demain, mais ce fut aussi et surtout un bel évènement pour parler de santé mentale dans la profession. La réalité est que nous partageons un travail fantastique, mais difficile. Malheureusement, les difficultés au sein de la pratique sont omniprésentes, mais trop peu d’entre nous acceptent d’en parler. Alors que le Barreau met en place plusieurs programmes d’aide, son leadership a décidé d’aller au cœur des facultés de droit pour échanger avec les étudiants. Je suis fier de ce leadership efficace. 

Au JBM, j’ai pu compter sur de jeunes avocates compétentes et passionnées afin de tenter de révolutionner le droit de la famille. Nous avons privilégié une approche que j’endosse entièrement : des solutions pragmatiques soulevées par des gens de terrain afin de diminuer les délais, diminuer les coûts pour les justiciables et, surtout, diminuer les frustrations des praticiens. Cette philosophie fait partie de toutes mes réflexions au sein du Barreau. En effet, je crois que le Barreau devrait axer son approche à la fois sur les grands changements institutionnels que sur les changements les plus efficaces. À titre d’exemple, la révolution numérique est tout aussi importante que d’avoir un wi-fi efficace dans le palais de justice. Plus encore, un accompagnement soutenu doit être offert afin de s’assurer que les avocats sont à l’aise avec les fonctionnalités liées au virage technologique entrepris.

À travers toutes ces expériences, je crois avoir acquis une proximité tant avec les justiciables qu’avec les membres du Barreau du Québec qui est nécessaire afin de siéger au conseil d’administration.

Objectifs

Je désire que les justiciables ainsi que les industries voient les avocats comme leurs défenseurs au moment des procédures, tout comme je souhaite que les gens d’affaires voient les avocats comme des facilitateurs éveillés. Plus encore, je souhaite que les justiciables aient accès à un système moderne et équitable qui rend justice rapidement et efficacement. Le Barreau du Québec doit continuer ses efforts de modernisation et de démocratisation de la justice et je désire continuer d’y veiller.

Je désire retourner dans les facultés de droit à la rentrée des classes afin de dire que c’est commun d’avoir un sentiment d’imposteur et de trouver que les premières années de pratique semblent passer trop vite. Je l’ai ressenti. Cependant, c’est aussi une occasion en or de pratiquer un beau métier qui fait la différence dans la vie des gens. Plus encore, il faut savoir s’écouter et s’entourer pour que le plaisir de la pratique reste au centre de notre vie professionnelle.

Je désire continuer de mettre de l’avant des initiatives en matière de santé mentale et je veux participer à les faire connaître. Les programmes comme le PAMBA ou le programme Répit ainsi que l’Espace A sur le site du Barreau regorgent d’information utile et pertinente pour tous.

Je souhaite m’assurer que les avocats des grands cabinets, des petits cabinets, des institutions et des organismes aient les outils afin de devenir les grands avocats de demain.

Je désire servir mes confrères et mes consœurs dans le rôle crucial de protection du public. Le Barreau doit continuer de s’assurer des standards les plus élevés dans notre profession et je compte m’y investir avec rigueur.

Je désire être un catalyseur de la modernisation du système de justice.

Chères consœurs, chers confrères, je désire continuer de travailler pour ma profession en siégeant au Conseil d’administration du Barreau du Québec et vous remercie de l’attention portée aux élections.