Myralie Roussin
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Candidats en lice

Me Myralie Roussin

Candidate au poste d'administrateur (Québec) - 2 ans

Membre du Barreau depuis 2011

Élue par acclamation

Présentation

Je pratique en droit criminel, pénal et en protection de la jeunesse depuis mon admission au Tableau de l’Ordre en 2011 au cabinet Beaudry Roussin, avocats à Québec.

En plus de ma pratique en cabinet privé, depuis le 30 novembre 2019 suivant les modifications à la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition, j’ai été nommée décideuse externe indépendante par le ministre de la Sécurité publique. Par l’abolition de la ségrégation administrative et disciplinaire dans les pénitenciers fédéraux, je suis amenée à rendre des décisions concernant les conditions de détention et le placement des détenus dans les unités d’intervention structurée.

Et pour cultiver le bonheur et alimenter l’esprit, je revêts mes skis, je m’épaule de mon violon pour bercer des airs classiques et swinguer du country ou je me cramponne à mes chaussures pour participer aux championnats mondiaux (2018) et canadiens (2015 à ce jour) d’ultimate frisbee.

Expériences et réalisations

J’ai été présidente du Jeune Barreau de Québec (JBQ) et administratrice au CA du Barreau de Québec pour l’année 2018-2019. Au cours de mon mandat, j’ai pu participer à la mise sur pied du congrès du JBQ, développer des partenariats, créer les capsules « Pleins feux » sur la plateforme Facebook visant à faire rayonner des membres du JBQ et former le Comité sur la santé mentale. C’est ainsi que le programme RePairs a vu le jour. Il s'agit d'un programme de pairs aidants par lequel sont jumelés des avocats membres du JBQ avec des avocats bénévoles qui cumulent au moins cinq années de pratique. Différent du mentorat professionnel, l’objectif de ce programme est de permettre aux avocats bénéficiaires de se confier et d’échanger en toute confidentialité avec un bénévole sur les enjeux rencontrés en début de pratique.

Ayant été impliquée au JBQ depuis 2013, j’ai eu l’occasion de présider le Comité sur la formation du JBQ et siéger, à titre de conseillère, au sein de divers comités du Barreau de Québec, notamment le Comité sur les services de garde et de référencement, le Comité de liaison avec la Cour du Québec, chambre criminelle, et le Comité sur les services à la population.

Mon implication au JBQ a commencé tôt dans ma pratique. J’aime offrir mon temps pour notre profession. Le mandat que je convoite, connexe, est bien différent de mon précédent au JBQ, la mission principale étant toute autre. Je suis emballée par la perspective de relever le défi et vous assure de mon dévouement sans bornes.

Objectifs

Le 13 mars 2020, le premier ministre du Québec s’exclamait fier d’être Québécois, alors que des milliers d’ex-travailleurs du secteur de la santé répondaient positivement à son appel. J’ai partagé sa fierté alors qu’au même moment, on apprenait que plus d’une centaine d’avocats.es se sont portés volontaires pour participer bénévolement à la Clinique d’assistance juridique COVID-19 mise sur pied par le Barreau du Québec afin de répondre aux questions de milliers de justiciables sur les impacts de la pandémie concernant leurs droits et obligations. Une action d’entraide comme celle-ci me rend fière d’être membre du Barreau du Québec.

À voir la façon dont notre Barreau a géré la situation des dernières semaines, je ne peux que souligner le travail exemplaire du conseil d’administration qui a su être proactif, rassurant et compétent. Les présentes circonstances en lien avec la COVID-19 ont apporté leur lot de défis tant au niveau personnel que professionnel. Exerçant au sein d’un regroupement de travailleurs autonomes, je suis sensible aux difficultés que rencontrent nos collègues et je m'engage à militer en faveur de toute mesure d'aide pour les avocats de pratique privée qui se retrouvent dans une position vulnérable.

Santé mentale des avocats

Alors que la majorité d’entre nous s’est retrouvée face à l’isolement, d’autres ont eu un tête-à-tête prolongé avec la solitude. Il ne fait aucun doute que plus que jamais, nous devons prendre soin de notre santé psychologique. Le 27 mars dernier, le président du Jeune Barreau de Québec MDavid Chapdelaine-Miller nous a d’ailleurs invités à saisir notre téléphone afin de prendre des nouvelles de nos collègues et ainsi briser l’isolement.

Alors que j’étais présidente du JBQ, j’ai fait du thème de la santé mentale des avocats une priorité pour l’organisation. Seulement 30 % des gens faisant une dépression cherchent de l’aide, en partie en raison de la stigmatisation entourant toujours la maladie mentale et en partie parce qu’ils ignorent tout simplement qu’ils font une dépression. Dans notre domaine où nos neurones sont tantôt nos alliés, tantôt nos rivaux, il n’est pas surprenant que les avocats soient réfractaires à l’idée de parler ouvertement de dépression et d’épuisement professionnel. Les préjugés défavorables à ces égards n’ont pas leur place. Jeunes et moins jeunes, nous avons besoin qu’un changement de culture s’opère.

Par le biais du Comité sur la santé mentale du JBQ, en plus du programme RePairs précédemment énoncé, nous avons créé le programme Répit. Les avocats qui exercent en pratique privée comme salariés, en entreprise ou au sein de la fonction publique ont généralement accès aux différents régimes d’assurance-invalidité s’ils doivent d’absenter du travail pour cause de dépression ou d’épuisement professionnel. L’avocat qui exerce comme travailleur autonome qui n’a pas souscrit à une assurance invalidité, ou qui, selon son assurance, est soumis à un délai de carence de 30 à 90 jours, ne prend généralement pas le temps de faire une pause pour prendre soin de sa santé mentale. S’il se permet un arrêt de travail, les frais mensuels fixes d’exploitation de bureau, eux, ne prennent pas de pause. Cette pression financière retarde l’arrêt de travail de courte durée, nécessaire et préventif, qui pourrait éviter l’arrêt prolongé. Le Programme Répit vise à soutenir financièrement les jeunes avocats de la section de Québec à leur compte aux prises avec des ennuis de santé psychologique en remboursant des frais fixes d’exploitation de bureau pendant un arrêt de travail. Mais alors, qu’en est-il des avocats de tous les âges et du reste de la province? Je souhaite poursuivre mon travail entamé au JBQ afin que le Barreau du Québec se munisse d’un programme comme Répit afin de prendre soin de la santé psychologique de ses membres et assurer la protection du public. Vous conviendrez avec moi que le public est mieux protégé s’il est représenté par des avocats en bonne santé.

Aide juridique en pratique privée

L’aide juridique. J’en ai accepté des mandats pendant mes six premières années de pratique. J’en accepte encore certains, une fois par mois – une cause intéressante (non complexe), un client que j’ai envie d’aider (bénévolement). Comprenez-moi bien ici : je ne suis pas fière de refuser de représenter des clients vulnérables. Cela va à l’encontre de la raison première pour laquelle j’aspirais à devenir avocate sur les bancs d’école. En 2011 et 2012, mes revenus annuels étaient de 25 000 $. Quatre années d’étude, un diplôme universitaire, un stage professionnel : 25 000 $. Mon salaire était plus élevé pendant mes études lorsque j’accrochais cinq cents manteaux par soir sur des supports à la fameuse et révolue discothèque Ozone Sainte-Foy. J’ai d’ailleurs pu échanger au sujet des tarifs d’aide juridique avec la ministre Sonia Lebel lors de notre rencontre organisée par Force Jeunesse en février 2019.

Moi aussi, comme vous, j’ai hâte que ce dossier chemine. Je connais les problématiques, j’ai une oreille attentive à vos préoccupations, et je saurai appuyer le Barreau du Québec dans ses démarches afin de réclamer une réforme et une bonification des tarifs d’aide juridique.

Admissibilité à l’aide juridique

Le Barreau du Québec demande l’adoption d’une période de référence mensuelle pour déterminer l’admissibilité d’un citoyen à l’aide juridique. Il s’agirait d’une amélioration nette de l’accessibilité de la justice. Ceux qui acceptent des mandats le savent. Un client qui vient de perdre son emploi, mais qui a gagné « trop » dans la dernière année, peut se voir refuser l’accès à l’aide juridique sur la base de son salaire annuel. On se retrouve avec un justiciable qui n’aura d’autre choix que de se représenter seul devant les tribunaux. Si la hausse des seuils d’admissibilité à l’aide juridique annoncée l’an dernier est une bonne nouvelle pour l’accessibilité de la justice, il y a lieu de revoir les barèmes afin de mieux répondre aux besoins de la population.

Rayonnement de la profession

Le Barreau du Québec a déjà bien amorcé cette orientation de son plan stratégique en prenant des positions auprès du public dans la défense et la protection de leurs droits. Des mesures d’aide comme la clinique téléphonique des jeunes barreaux et la Clinique d’assistance juridique COVID-19, la vulgarisation de l’information auprès du public et la sensibilisation aux questions de droit dans les écoles contribueront à redorer l’image de la profession.

Nous nous heurtons trop souvent à la méprise du public entre les valeurs de l’avocat et la cause que nous représentons. Cette méprise est toutefois intimement liée au manque d’information. Il y a du travail à faire et en ce sens, je propose que des capsules Web puissent être présentées au public afin d’exposer des profils d’avocats qui n’épousent pas une cause, mais qui défendent les valeurs et les droits que notre société démocratique a choisi de s’approprier.

Vous remerciant de l’attention que vous avez portée à ma candidature, je vous prie de recevoir mes vœux de santé en ces temps difficiles.

Me Myralie Roussin