Antoine Aylwin
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Antoine Aylwin

Candidat au poste de bâtonnier - 2 ans

Membre du Barreau depuis 2003

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Présentation

J’ai toujours voulu être avocat. Pourtant, quand j’étais jeune, personne dans mon entourage ne l’était… et l’est de Montréal où j’ai grandi ne fourmillait pas de cabinets d’avocats non plus. Quand j’ai fait mon entrée à la Faculté de droit de l’Université de Montréal en 1999, j’ai eu la confirmation que j’étais à ma place. Vingt ans plus tard, je le crois toujours.

Le monde du droit a bien changé en 20 ans. Moi aussi. Père de famille, moins sportif, plus grisonnant, un peu plus sage. Mais toujours autant passionné par la profession et prêt à contribuer pour affronter ses défis.

Si j’avais à résumer mon parcours, je le décrirais certainement en utilisant les mots rigueur, engagement, professionnalisme.

Je veux être bâtonnier du Québec pour l’exercice 2021-2023, parce que je veux que la profession réponde encore mieux aux besoins de la population québécoise. Et parce que je suis fier d’être avocat. Je crois que nous jouons un rôle important dans notre société et j’ai des idées pour aller encore plus loin.

Interpellé par les événements de la dernière année, notamment la COVID-19, notre inertie technologique, les inégalités liées au racisme et les enjeux de santé mentale, cette campagne est donc le fruit d’une longue réflexion et le témoignage d’un engagement envers ma profession, mes clients et ma pratique.

Visitez mon site Web pour plus de détails et suivez-moi sur Linkedin et Facebook.

Expériences et réalisations

Avocat depuis 2003, conférencier et auteur, je pratique chez Fasken en litige civil et administratif, surtout dans les domaines de la protection des renseignements personnels, de l’accès à l’information, de la réglementation économique des marchés agricoles et du droit des successions.

J’ai eu la chance de recevoir plusieurs reconnaissances professionnelles, dont une nomination du magazine Lexpert dans le classement Rising stars 2021, lequel souligne le travail des avocats de 40 ans et moins au Canada. J’en suis bien fier puisqu’elles témoignent de mon investissement quotidien dans mon travail et de l’ardeur et la rigueur que j’y accorde.

Depuis le tout début, je m’implique auprès du Barreau : plusieurs comités la présidence du Jeune Barreau de Montréal, et administrateur du Barreau du Québec (5 ans) dont deux mandats à titre de vice-président. J’ai eu l’occasion de faire le tour du Québec et ainsi mieux comprendre les différentes réalités de tous types de pratique. Les détails de mon implication sont sur mon site Web.

Objectifs

Engagé à maintenir une gestion responsable des finances et à viser le statu quo ou une réduction de notre cotisation, le temps est toutefois venu, selon moi, d’exercer un leadership menant à une modernisation de notre profession. Mes discussions avec des centaines d’entre vous me mènent ainsi à vous proposer 64 propositions regroupées en dix thèmes détaillés sur mon site Web

1. Transformation technologique

La pandémie a bouleversé nos vies et a clairement démontré les limites de la façon traditionnelle de pratiquer le droit devant les tribunaux qui est le fruit d’une très lente évolution! Nous avons vécu le télétravail : c’est l’occasion d’utiliser ce qui a bien fonctionné. Finalement, qu’on le veuille ou non, toutes les professions seront affectées par l’intelligence artificielle… Pensons-y maintenant pour ne pas rater le bateau!

Autant les cabinets que les tribunaux demeurent d’énormes hangars à papier alors que nos clients n’en tirent que des désavantages : par exemple, la lenteur du système et les coûts d’impression qu’ils doivent assumer. Nous avons besoin de dossiers judiciaires électroniques, de plateforme d’échange de documents, d’écrans et de logiciels permettant de traiter l’information et les documents en temps réel.

Le Barreau du Québec doit appuyer les membres sur la façon d’intégrer la technologie dans nos pratiques.

2 de mes 13 propositions :

3) Exiger la gratuité pour l’accessibilité de l’information judiciaire contenue aux plumitifs et des documents contenus aux dossiers de la Cour à distance avec une amélioration de l’interface et du contenu;

4) Revendiquer que le gouvernement équipe les services judiciaires et les avocat.e.s au service de l’État d’outils technologiques suffisants, notamment des centres de service en région où l’infrastructure informatique est déficiente.

2. Éducation juridique pour tous

Pour que les citoyens puissent faire valoir leurs droits et respecter leurs obligations, tout commence par une bonne connaissance de ceux-ci, mais également par le développement de compétences et de réflexes juridiques. Il est anormal que seul le Code de la sécurité routière fasse l’objet d’une formation obligatoire au Québec. De plus, mieux comprendre le système juridique aura comme effet de mieux comprendre l’importance de notre profession, démystifier celle-ci et valoriser notre rôle dans la société.

Le Barreau du Québec a contribué au cours des années à des initiatives fondamentales, notamment avec la création d’Éducaloi et des centres de justice de proximité, dont le déploiement en région reste à compléter.

Dans la pratique de tous les jours, il s’agit d’un excellent investissement pour la profession afin que les clients sachent mieux déceler les situations où consulter un avocat.e est nécessaire.

2 de mes 5 propositions : 

14) Exiger des ministères de l’Éducation et de la Justice l’intégration obligatoire de l’éducation juridique au secondaire et au primaire et que le matériel pédagogique soit développé en conséquence;

17) Exiger que le gouvernement déploie le réseau des centres de justice de proximité dans toutes les régions.

3. École du Barreau et sa clinique juridique 

Pour transformer la profession, il faut un engagement à long terme et une réflexion sur l’enseignement pratique aux élèves de l’École du Barreau.

L’École a travaillé récemment sur une vaste réforme. J’appuie avec enthousiasme le développement de la clinique juridique de l’École à titre de grand projet d’accès à la justice. Sous la supervision d’avocat.e.s expérimentés, les étudiants offriront des services juridiques à la population pour combler les besoins actuellement non desservis, afin de développer une véritable expertise pratique encadrée avant le stage et de démontrer la valeur des services des professionnels du droit.

2 de mes 4 propositions à ce sujet :

19) Accompagner l’École du Barreau dans le déploiement de la réforme actuelle pour une formation plus pratique et collée à la réalité;

21) Mettre en place une politique permanente d’évaluation du programme de l’École du Barreau afin de suivre la réalité de la pratique et les différents modèles de pratique de la profession, notamment par la mise en place d’ateliers d’incubation de nouveaux projets par les étudiants.

4. Regroupement avec les notaires en un ordre professionnel

Historiquement, la profession notariale est née en Nouvelle-France dans un contexte où la profession d’avocat était formellement interdite. Avec l’écoulement du temps et l’évolution de nos professions, il est temps de reconsidérer sérieusement la situation.

Les professions comptables ont uni leurs forces récemment afin de créer une offre de service plus cohérente et plus forte. Le Québec est la seule juridiction au Canada et aux États-Unis qui sépare la profession juridique en deux professions distinctes et mutuellement exclusives. Il existe une compétition entre les membres des deux professions en matière de conseils juridiques, de représentation en matière non contentieuse, d’arbitrage et de médiation.  

Pourquoi financer deux ordres professionnels aussi similaires? Il est temps d’avoir une discussion franche et ouverte, tous ensembles, sur les professions juridiques.

1 de mes 4 propositions à ce sujet :

23) Créer un comité constitué d’avocat.e.s et de notaires pour étudier les différents aspects relatifs au regroupement des professions, tels que la révision de la formation, de la réglementation professionnelle et les conséquences financières.

5. Valoriser les avocat.e.s retraités

En 2017, j’ai présidé un groupe de travail afin de revoir le rôle des avocat.e.s à la retraite et réformer ce statut au sein de notre profession. Les avocat.e.s retraités ont plus à donner, ils ont une expérience inestimable à partager.

Le Conseil d’administration a entériné nos recommandations, lesquelles menaient à des modifications à la Loi sur le Barreau afin d’offrir de la formation, participer aux activités du Barreau du Québec, offrir des services juridiques pro bono et soutenir les jeunes avocat.e.s comme mentors.  

Tout est déjà en place… ou presque. Cette réforme n’a pas toujours pas été mise en place par le législateur.

1 de mes 3 propositions à ce sujet :

27) Faire les représentations au gouvernement pour modifier la Loi sur le Barreau pour mieux profiter de l’expérience de nos avocat.e.s retraités.

6. Cap sur la santé mentale

Depuis les dernières années, on constate une augmentation de l’utilisation du Programme d’aide aux membres du Barreau (PAMBA).

Nous sommes en relation d’aide avec nos clients, mais allons-nous chercher l’aide dont nous avons besoin?

Notre profession est fort exigeante. La conciliation entre le travail et la vie personnelle ou familiale semble parfois impossible. Jusqu’à tout récemment, on considérait encore qu’il était « normal » dans notre milieu d’être stressé, épuisé ou autre. Et la pandémie n’a certainement pas aidé…

De plus, les problématiques de harcèlement sont présentes dans la profession. Un rapport intitulé Enquête sur le harcèlement et les violences à caractère sexuel dans la pratique du droit a été publié tout récemment par des chercheurs de l’Université Laval et les constats sont troublants. Dans une profession qui se féminise, il faut s’attaquer à cet enjeu afin de garantir une véritable égalité de fait aux avocates.

2 de mes 7 propositions à ce sujet :

31) Mettre en action les recommandations contenues dans le rapport intitulé Enquête sur le harcèlement et les violences à caractère sexuel dans la pratique du droit;

33) Organiser avec le PAMBA une formation pour les employés de l’inspection professionnelle et du Bureau du syndic afin d’identifier les membres qui ont besoin d’aide afin d’agir en prévention.

7. Promotion de la diversité : pour une profession plus inclusive

Le Québec n’est pas le seul endroit dans le monde où l'intégration de la diversité est un enjeu. Le racisme demeure présent et force est de constater qu’il existe de multiples inégalités dans notre société, lesquelles sont documentées et reconnues par les gouvernements.

Je ne suis pas issu de la diversité et je n’ai pas toutes les réponses. Toutefois, il m’apparaît important que le Barreau du Québec s’adresse directement aux avocat.e.s concernés qui ont une expérience en la matière pour l’aider à mettre en place une politique sur le sujet.

Tous les avocat.e.s doivent bénéficier des conditions équivalentes pour trouver leur plein épanouissement au sein de la profession.

2 de mes 8 propositions :

37) Nommer davantage d’avocat.e.s issus de la diversité dans les nominations effectuées par le Conseil d’administration du Barreau du Québec et tenir des statistiques à ce titre;

40) Doter le Barreau du Québec d’une politique de promotion de la diversité au sein de la profession et en faire un axe de recrutement pour la profession en impliquant des avocat.e.s issus de la diversité pour le développement de cette politique.

8. Formation continue en éthique et déontologie gratuite et de qualité

La portion de la formation en éthique, déontologie et en pratique professionnelle est au cœur de notre profession et elle unit tous les avocat.e.s, peu importe leur horizon.  

Ceci est tellement important que seule la formation dispensée par le Barreau du Québec est reconnue à ce titre. Pendant la pandémie, ces formations étaient temporairement gratuites et j’aime croire que beaucoup d’entre vous en avez profité.

Puisque cette formation est obligatoire et que le Barreau du Québec est le seul dispensateur, cette gratuité doit être maintenue.

De plus, on doit se questionner sérieusement sur la pertinence de cesser d’organiser des colloques coûteux qui ne peuvent être rentables que dans le secteur privé. Pourquoi ne pas plutôt se concentrer sur une offre de formation accessible, tout en se concentrant sur des sujets moins « rentables » pour les autres dispensateurs, notamment en matière protection du public et en ligne avec les orientations du Barreau du Québec.

2 de mes 4 propositions : 

45) Que les trois premières heures de formation continue en éthique et déontologie de chaque membre soient gratuites pour chaque période de formation;

46) Redéfinir le mandat de la formation continue offerte par le Barreau du Québec afin que l’offre soit accessible au plus grand nombre.

9. Une expérience-utilisateur améliorée

Tous les jours, les membres du Barreau et le public interagissent avec le Barreau du Québec.

Je crois que notre Ordre doit traiter ses membres comme des clients et viser les plus hauts taux de satisfaction dans ces rapports avec ceux-ci. Après tout, il en va d’une meilleure protection du public qu’un ordre professionnel entretienne de bonnes relations avec ses membres.

Plusieurs processus administratifs doivent être revus afin de raccourcir les délais entre l’ouverture d’un dossier et la décision. En parallèle, l’expérience utilisateur peut également être améliorée dans la relation avec les membres du Bureau du syndic et ceux de l’inspection professionnelle.

2 de mes 7 propositions :

50) Revoir la structure de coûts des demandes individuelles pour refléter le véritable coût de chaque demande pour le Barreau du Québec;

51) Mesurer la satisfaction de la clientèle dans ses rapports avec le Barreau du Québec afin d’améliorer le service, notamment quant à une évaluation de la ligne Info-Barreau.

10. Raviver le sentiment d’appartenance

Je suis fier d’être avocat. Étant un avocat.e de première génération, c’est une partie importante de mon identité, comme plusieurs d’entre vous : c’est ce à quoi j’ai dédié les 20 dernières années de ma vie! Il est important pour la pérennité d’une profession et d’un ordre professionnel que les membres puissent mieux s’identifier à leur profession et manifester cette fierté et passion.

Le succès de la page Entraide des avocats COVID-19 démontre très bien que les avocat.es désirent se parler, collaborer, appartenir à une certaine communauté. Le Barreau du Québec peut être le catalyseur de ces lieux de partages.

Il est aussi important de rassembler au sein du Barreau du Québec les avocats de tous les horizons afin que le travail du Conseil d’administration puisse prendre en compte les différentes réalités.

Au sein même de la mission du Barreau du Québec, on doit pouvoir agir afin de susciter cette fierté. C’est aussi comme ça qu’on protège la population : en étant fier de ce que l’on est, et de ce que l’on fait.

2 de mes 9 propositions :

56) Exiger que le gouvernement rende les honoraires d’avocat.e.s déductibles d’impôt dans les situations où ce n’est pas le cas actuellement;

59) Animation d’une plateforme de communication entre avocat.e.s pour, notamment, le référencement de mandats (complémentaire aux services de références), les besoins de mentorat, l’assistance comme avocat.e conseil, la recherche d’expert, la location d’espace, etc…