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Candidats en lice

Me Audrey Gagnon

Candidate au poste d'administrateur (Québec) - 2 ans

Membre du Barreau depuis 2007

Présentation

Je suis enthousiaste de me présenter à l’un des postes d’administrateur du Conseil d’administration du Barreau du Québec, pour un mandat de deux ans. Je souhaite ainsi participer à cette « révolution », en y apportant mon expérience, ma connaissance de l’institution, mon sens du travail acharné et efficace et, surtout, ma passion pour le Barreau.

Originaire de Charlevoix, j’ai complété mes études universitaires à l’Université Laval, en plus de participer au programme international m’ayant permis d’étudier à l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique.

Membre de notre ordre professionnel depuis 2007, j’ai toujours exercé chez Fasken où j’ai successivement occupé le poste de stagiaire, salariée et, depuis quelques années déjà, associée. Ma pratique se concentre principalement en matière de responsabilité civile, contractuelle et professionnelle, de litiges commerciaux, ainsi qu’en relation gouvernementale. De plus, j’ai suivi une formation de perfectionnement en médiation civile et commerciale, à l’Université de Sherbrooke.

Du haut de mes cinq pieds, je pourrais me résumer comme suit : véritable joueuse d’équipe, mon efficacité et mon énergie sont inversement proportionnelles à ma taille!

Expériences et réalisations

Depuis toujours, mon parcours est caractérisé par l’implication, et ce, tant dans ma profession, dans ma communauté que dans mon cabinet.

Après près de cinq ans à titre de conseillère du Jeune Barreau de Québec, j’ai été élue présidente lors de l’exercice 2014-2015. Cette inoubliable expérience m’a évidemment permis de connaitre notre section et ses membres. Au cours de mon mandat, je me suis fait un réel devoir de veiller aux intérêts des jeunes membres de la section de Québec, notamment en ce qui a trait à la représentativité de ceux-ci au sein de notre ordre professionnel. En effet, nous avions alors obtenu une résolution de la part du Barreau de Québec visant à assurer que l’un des trois sièges de notre section au conseil d’administration du Barreau du Québec, soit « réservé » à un membre du Jeune Barreau. De plus, j’ai activement collaboré avec le Jeune Barreau de Montréal, alors que celui-ci effectuait une étude majeure visant notamment à mettre en lumière la situation préoccupante de l’emploi chez les jeunes avocats.

En parallèle, j’ai participé à la mise en œuvre de la nouvelle gouvernance du Barreau du Québec, alors que je siégeais sur son Conseil général.

Par la suite, j’ai été présidente et membre du Comité sur les services à la population du Barreau de Québec, pendant près de trois ans. J’ai alors mis sur pied la première édition de la Soirée Justice, en collaboration avec le Centre multiethnique de Québec, destinée aux Réfugiés syriens, laquelle s’est transformée en d’autres cliniques juridiques visant diverses clientèles dans le besoin, de la région de Québec. 

J’ai aussi été élue conseillère au sein du Barreau de Québec, l’an dernier.

Jusqu’à tout récemment, j’étais membre du conseil d’administration de Justice Pro Bono (anciennement connu sous le nom de Pro Bono Québec). J’ai également agi pendant près de deux ans, à titre de secrétaire du comité exécutif de l’Association du Barreau canadien; poste que j’ai dû quitter en raison de la présente élection.

Je cumule également plusieurs années d’expérience à titre d’administratrice d’un grand nombre d’organismes et d’associations, et ce, tant dans le domaine de la culture (ex. : Musée de la Civilisation), de l’éducation (ex. : Fondation du Collège Mérici) que du communautaire (ex. : Les Œuvres Jean Lafrance).

Depuis plusieurs années, je suis également l’avocate responsable du recrutement de mon cabinet, et, à ce titre, la réalité et les attentes des jeunes formant la relève de notre profession ont toujours été et demeureront au cœur de mes plus profondes préoccupations.

En somme, si le passé est garant de l’avenir, mon parcours démontre mon intérêt et mes compétences à occuper le poste que je convoite.

Objectifs

D’emblée, je tiens à souligner le travail effectué au cours des deux dernières années par le Bâtonnier, le conseil d’administration de l’Ordre et son personnel. Les réalisations sont notables et les efforts de modernisation et de « révolution » sont indéniables. Pensons ici seulement à l’ère de transparence et l’assainissement des finances.

Ceci dit, nous pouvons faire encore plus et, pour relever les nombreux défis qui nous attendent, notre conseil d’administration doit être composé d’une équipe engagée, motivée et créative. La solution se trouve plus souvent qu’autrement hors des sentiers battus et des terrains déjà défrichés.

Je suis donc emballée de me présenter à l’un des postes d’administrateur du Conseil d’administration du Barreau du Québec, pour un mandat de deux ans. Vous pouvez compter sur toute mon énergie afin de réaliser les mandats qui me seront confiés. Voici notamment les dossiers qui seront ma priorité :

1. La santé mentale chez nos membres

Une santé mentale qui flanche : Personne n’est à l’abri et ses défis comportent des ramifications personnelles, mais également professionnelles. Nier cette réalité constitue un « danger » que nous ne pouvons ignorer. Il nous faut donc impérativement être sensible à la réalité des membres de notre profession : la pression des dossiers, le diktat des heures facturables, les imprévus quotidiens, et j’en passe.

Je n’invente rien et je n’ai certainement pas la maternité de cet enjeu : le Jeune Barreau de Québec en a fait sa priorité cette année, à juste titre. J’ai d’ailleurs siégé sur leur Comité sur la santé mentale, à titre de membre-conseil, en vue de la création d’un nouveau programme visant à soutenir financièrement les jeunes avocats à leur compte aux prises avec des problèmes de santé mentale, et ce, en remboursant leurs frais fixes d’exploitation de bureau (« Programme Répit »).

À l’échelle provinciale, un Québécois sur cinq sera touché de près ou de loin par des problèmes de santé mentale. Les statistiques disponibles du PAMBA révèlent une situation tout aussi alarmante : sur 1 046 dossiers ouverts, 2 % mettaient en cause des idées suicidaires et 50 % de ceux-ci étaient reliés à des difficultés inhérentes à notre profession.

Nous devrons impérativement prendre soin de nous et de notre premier outil : notre tête; il en va d’ailleurs de la protection du public et le Barreau doit établir des mesures concrètes à ce sujet.

Le PAMBA existe certes, mais d’autres mesures concrètes et créatives touchant l’essence même de la pratique pourraient être mises de l’avant.

2. La valorisation de la profession

Face à une représentation citoyenne grandissante, nous devons identifier des moyens pour nous rapprocher de la population et de mieux faire comprendre notre rôle dans la société. La profession d’avocat continue malheureusement d’avoir mauvaise presse et trop de citoyens évitent de consulter croyant, à tort ou à raison, que de le faire aurait pour effet d’empirer des conflits et d’entraîner des coûts exorbitants. Il est donc primordial que nous fassions connaître notre rôle préventif dans la gestion d’enjeux juridiques.

Ce rapprochement pourrait passer soit par des campagnes médiatiques bien ciblées ou par des rencontres de proximité mettant en lumière le rôle « collaborateur » que nous pouvons jouer.

Enfin, revenons ici aux jeunes : plus tôt nous irons à leur rencontre, mieux ils saisiront l’importance de notre profession, mais également des institutions que, consciemment ou non, nous défendons. Ainsi, des rencontres dans les écoles, dès le début du secondaire, pourraient être organisées à travers le Québec, afin de démystifier certains enjeux du droit.

3. La réforme de l’École du Barreau du Québec

En continuité avec mes préoccupations pour notre relève, cette réforme, déjà entamée, doit se réaliser, en ayant en tête la réalité de nos étudiants, de notre marché et du public que nous devons protéger. Ma grande implication auprès des étudiants, stagiaires et des jeunes avocats pourrait certes s’avérer pertinente et utile dans la concrétisation de ce projet.

Membres de la Beauce, de Montmagny et de Québec, je vous invite donc à voter pour moi!