Mario Prieur
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Candidats en lice

Mario Prieur

Candidat au poste d'administrateur (Laurentides–Lanaudière) - 2 ans

Membre du Barreau depuis 1985

Présentation

Bachelier en droit de l'Université de Montréal, obtenu en 1984, je deviens membre en règle du Barreau du Québec le 13 décembre 1985, et le demeure jusqu’à ce jour.

Après 9 ans de pratique au sein d'un cabinet du centre-ville de Montréal, je débute en 1994 une société ayant pignon sur la rue Jarry à Saint-Léonard, qui se modifiera au cours des années 1994 à 2001, de Alepins Prieur à Prieur Vitale.

En 2001, j’établis mon bureau dans la ville de L’Assomption, toujours à la même adresse depuis, et, après avoir fait la rencontre vers 2010 de MMichel Boucher et de collègues œuvrant à Joliette, je m’associe au groupe et pratique désormais sous la raison sociale de Boucher Prieur & Associés.

Au cours de ma carrière, je demeure un plaideur généraliste, bien que le droit familial occupe néanmoins plus de la moitié du temps consacré à ma profession.

Ainsi, comme tout avocat de pratique privée exerçant en région, j’apporte aujourd’hui mon lot de dossiers au rôle lors des journées de pratique, dans les districts de Joliette et Terrebonne principalement, où je demeure en communication constante avec les avocats de ma région, mais également dans d’autres districts de la province, comme Montréal, Laval et autres.

Pour m’appuyer dans l’exercice de la profession, je suis accompagné de ma conjointe Josée, avec qui je demeure dans la région à quelques minutes de mon bureau, de mes trois garçons, tous majeurs aujourd’hui et dont je suis fier, ainsi que mes trois petits-enfants.

Avec ma conjointe, je pratique plusieurs activités sportives, notamment le jogging, la plongée sous-marine, le ski, la randonnée et le cyclisme.

Expériences et réalisations

Je pose ma candidature avec l’intention de continuer mon implication au sein des divers niveaux du Barreau et servir à nouveau en mettant mon expérience acquise à cette fin au profit de mes confrères.

En effet, j’ai eu le privilège de joindre le Conseil d’administration du Barreau des Laurentides-Lanaudière dès 2008, au poste de cinquième conseiller d’abord, puis d’évoluer progressivement dans la hiérarchie de celui-ci.

En 2011-2012, alors que je suis premier conseiller, afin de gratifier le mérite et la persévérance des avocats au sein de la profession, je mets sur pied les distinctions que sont les médailles du Conseil et du Barreau de Laurentides-Lanaudière. Je me verrai décerner par ailleurs la médaille du Conseil en 2017.

Lors de cette année, je participe avec d’autres membres du Conseil à des travaux parlementaires afin de maintenir la juridiction territoriale du district de Terrebonne.  

Puis, en 2012-2013, je dirige les destinées de ma section alors que je suis élu bâtonnier de Laurentides-Lanaudière.

Parallèlement à mes fonctions au sein de mon barreau de section, au cours des années 2011 à 2013, sous l’ancienne gouvernance, je suis membre administrateur du Conseil d’administration du Barreau du Québec.

Au cours de ces années, je suis également membre du conseil élargi, soit du Conseil d’administration, de l’Association des avocates et avocats de province du Québec.

Au cours de ces années, plusieurs situations délicates surviennent et sont discutées à l’occasion des divers conseils généraux provinciaux tenus dans les différentes régions du Québec, et notamment le printemps érable en 2012.

Par ailleurs, en ma qualité d’officier militaire réserviste, j’ai eu le privilège d’exercer à compter de 2010 un autre aspect de ma profession, et de servir pendant plus de 10 ans au sein du Cabinet du juge-avocat général des Forces armées canadiennes, dans les fonctions de juge-avocat adjoint.

J’ai ainsi eu l’occasion de conseiller plus particulièrement les unités du 34Groupe-brigade du Canada, tant dans leurs manèges que lors des exercices et des opérations au Nunavik et aux États-Unis ou lors de déploiements et d’opérations des Forces armées canadiennes, tels la réunion du G-7 en 2018, alors que je me suis retrouvé à Charlevoix.

En 2020, je quitte les Forces armées canadiennes avec le grade de capitaine de corvette (lieutenant commander), après m’être vu décerner la médaille des Forces armées canadiennes quelques années plus tôt.

Parallèlement à l’exercice de ma profession, j’accompagne mes trois garçons dans leurs activités et pratiques sportives.

À cette occasion, et au cours de ces années, je me suis impliqué auprès de diverses associations sportives et communautaires locales, tant comme intervenant qu’en ma qualité d’instructeur qualifié des associations provinciales, telles le baseball et le karaté, alors que je possède ma ceinture noire notamment.

Je m’y implique aussi en tant que membre au sein des conseils d’administration de ces associations, à divers titres et fonctions.

Depuis plusieurs années je collabore à divers programmes scolaires et de formation de centres de services locaux, en recevant pour fins de discussion des étudiants intéressés au droit, et en donnant des conférences lors d’ateliers d’orientation.

Enfin, je participe actuellement, en qualité de membre au sein du conseil d’administration d’un organisme communautaire local, à divers œuvres et événements locaux.

Objectifs

C'est donc issu de cette expérience de praticien du droit échelonnée sur plus de 35 ans, et œuvrant au sein de la région fort dynamique qu’est Laurentides-Lanaudière, que j'entends apporter ma contribution à titre d'administrateur du Barreau du Québec, et servir à nouveau ma profession en ces temps incertains engendrés par l’épidémie actuelle et celle d’après pareille pandémie.

J'ai toujours considéré que tant la décision que les directions prises par le Barreau du Québec se doivent d'être empreintes de tous les points de vue de toutes les régions du Québec, afin d'en évaluer avec la plus grande pertinence et efficacité possible les conséquences et les répercussions probables sur l'ensemble de la profession.

Bien que mes fonctions éventuelles d’administrateur exigeront de suivre l’ordre du jour formulé par le Barreau et d’agir en tant que tel, ma pratique régionale demeurera ancrée en moi, et, à cet effet, il y a trois éléments, que je considère être des enjeux actuels, qui me tiennent particulièrement à cœur et pour lesquels je désire apporter une contribution significative.

Aide juridique

Bien que les niveaux de gouvernement et tous se targuent de vivre au Québec dans une société de droit, la justice demeure un des parents pauvres du budget annuel de la province, en ne recevant que moins de 1 % de celui-ci, en comparaison particulièrement avec la santé qui reçoit près de 50 % et de l’éducation qui reçoit près de 30 %.

La tarification des mandats d’aide juridique n’y échappe pas, et le maintien de ceux-ci aux niveaux actuels est inacceptable, et exige des avocats mandataires de pratique privée un dévouement significatif au profit d’heures bénévoles ou rémunérées à de très faibles taux.

Bien que le groupe présidé par l’ancienne juge en chef de la Cour du Québec, qui se veut indépendant, doive présenter son rapport en avril 2022, je considère important de s’assurer que soient portés à sa connaissance les vrais éléments et considérations, que ceux-ci soient discutés, et de s’assurer que le Barreau du Québec n’accepte plus de faibles compensations, mais exige une véritable rémunération pour les avocats participants, et ce, quelle que soit la nature du mandat

Virement technologique

La pandémie a accéléré le virage technologique de nos tribunaux, et per se, notre façon de faire, nous n’avons qu’à penser au greffe numérique, et même que certains tribunaux favorisent les avocats en visioconférence au détriment de ceux présents sur place.

Je considère important que le Barreau du Québec intervienne de façon proactive, aux fins de s’assurer de la meilleure utilisation et implantation de ce virage, tant du point de vue de la formation de ses membres que des choix des outils utilisés pour ce virage par les tribunaux et de son application.

Il ne faut pas oublier qu’il en va du fondement et de la qualité même de la représentation de la population auprès des tribunaux, et que l’intérêt de ceux-ci est l’essence même de l’existence du Barreau.

Éclosion des directives de district

La procédure ne doit jamais être la maîtresse du droit nous apprend-on à notre premier cours de procédure au baccalauréat, et le droit à l’avocat, incluant l’avocat de son choix, dans les limites du contexte, est un droit garanti par la loi.

De tout temps, les districts judiciaires ont possédé diverses règles ou coutumes internes qu’une question posée à un confrère du district local ou une fois sur les lieux permettait de s’y familiariser et y évoluer.

Or, les dernières années et la pandémie ont favorisé l’adoption, sinon l’éclosion dans chacun des districts, de règles de toutes sortes, insérées dans de longues et lourdes directives, et qui sont appliquées de façon stricte par le personnel, donnant préséance à celles-ci sur le droit substantif et le droit des citoyens d’être entendus.

Ainsi, on doit dans certains cas téléphoner la veille pour la vacation du lendemain, se présenter à la vacation à la condition d’avoir produit au préalable le bon « papier de directive » la veille, revenir la semaine suivante par visioconférence pour obtenir une date de procès et, à défaut d’accomplir chacune de ces directives, on risque de voir notre dossier reporté jusqu’à l’accomplissement de celles-ci.

Cette multiplication des directives distinctes par district renverse la priorité pour donner préséance à la procédure, en sus de diminuer le droit à l’avocat, ceux-ci n’ayant d’autre choix que de plaider au sein de leurs districts, à moins de faire une étude exhaustive de chacune des directives de chacun des districts.

Cette éclosion est d’autant plus apparente et contraignante, alors que je pratique la plupart du temps dans un district où les règles sont toujours demeurées les mêmes, et s’avèrent simples et minimales en pratique, sans pour autant enlever toute efficacité.

C’est pourquoi je considère que le Barreau doit intervenir et, de concert avec les juges en chef et les juges coordonnateurs, s’assurer d’une bonne gestion de ces directives et de leur simplicité et d’une uniformité permettant un exercice sain de la pratique.