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Congrès 1999

Rendez-vous à Québec !

François Brodeur, avocat

La barre est haute. Charlevoix et La Malbaie ont séduit les membres du Barreau qui s'y étaient retrouvés nombreux pour le congrès annuel de 1998. Cette année, Québec entend bien montrer que la qualité de son hospitalité vaut bien celle qu'on retrouve un peu plus à l'est. Et l'on peut se fier sur nos collègues de la capitale pour être à la hauteur de ce défi. C'est du moins ce qui ressort lorsqu'on aborde le sujet avec le président du comité organisateur, Me Pierre Gagnon de Jolicoeur Lacasse à Québec.

Le président du Congrès   1999, M<sup>e</sup> Pierre Gagnon
Le président du Congrès 1999, Me Pierre Gagnon

La grande réunion annuelle du Barreau aura lieu les 3, 4 et 5 juin prochains. Le site principal des activités est arrêté depuis longtemps : il s'agit du nouveau Centre des congrès de la ville. L'endroit offre des avantages incontestables. Il est d'abord immense, peut être modulé presqu'à l'infini et jouxte de grands hôtels. En outre, le Centre des congrès est à portée immédiate du Vieux-Québec, comme si rien ne convenait mieux à l'histoire que la plus éclatante modernité. Ce chaud-froid de passé et d'avenir rejoint d'ailleurs la réflexion qui se fait actuellement sur le thème du congrès où, selon Me Gagnon, en cette fin de millénaire, « ce sera l'occasion de se remémorer notre histoire et de réfléchir sur les tendances de notre profession et de la société qui nous entoure ».

Dernier congrès du Barreau avant l'an 2000, le congrès de Québec marque également le 150e anniversaire de l'Ordre ainsi que des barreaux de Québec, Trois-Rivières et Montréal. La Cour supérieure et la Cour d'appel fêteront de même leur anniversaire. Or, ce que le comité organisateur propose, c'est un peu de marquer une pause, le temps d'examiner le chemin parcouru et de déterminer un cap pour l'avenir. Le programme comportera donc sa part d'expositions et d'activités, de cocktails et de rencontres dédiées à l'histoire et aux réalisations du Barreau depuis 150 ans.

Mais un congrès du Barreau ne serait pas digne de son histoire s'il n'était aussi résolument tourné vers l'avenir. Celui qui s'annonce ne fera pas exception, et à plus d'un égard.

D'abord, la plénière du jeudi sera consacrée à un phénomène qui semble promis à une nouvelle ampleur : les commissions d'enquêtes. C'est un monde où tout semble relever du quasi. On y parle de quasi-judiciaire, on y quasi-condamne, on y quasi-décide. Pour les avocats, il importe de maîtriser leur intervention dans ce processus, question de protéger adéquatement des clients souvent aussi sensibles à l'opprobre public qu'à une réelle condamnation. Mais il faut également discuter du mérite et de la pertinence de ce genre d'enquête. Ce sera donc une « enquête sur les enquêtes ».

Ensuite, un effort réel est fait pour que les participants soient de meilleurs praticiens aux lendemains de la rencontre. Les ateliers seront plus présents que jamais cette année et l'on a même prévu en placer au programme du vendredi après-midi, de façon à offrir une formation plus riche que jamais. L'équipe du Service de la formation permanente du Barreau, dirigée par Me Pierre Chagnon, s'occupe plus spécifiquement de coordonner ce volet des activités. Aucun des grands sujets de l'heure ne sera négligé ; procédure civile, droit de la famille, droit pénal, droit administratif, etc. Me Gagnon voudrait bien également que les ateliers fassent cette année une plus grande place aux échanges et aux débats. Ainsi, les règles de pratique de même que le rôle que peuvent encore jouer les avocats, notamment en droit civil et en droit familial, sont des préoccupations dont on devra discuter au congrès. Qui mieux que les avocats spécialisés dans un domaine juridique pourraient contribuer à faire avancer ce champ de droit ?

Enfin, on n'oublie pas que l'avenir de la profession repose d'abord dans les mains de ses plus jeunes membres. On fera tout pour attirer en grand nombre les jeunes avocats. Il faut dire que l'on a pu apprécier à La Malbaie la vitalité que la présence accrue des jeunes avocats apportait aux activités sérieuses et moins sérieuses du Congrès. Cet élan, le comité organisateur n'entend surtout pas le briser. Me Gagnon a d'ailleurs pris soin de s'assurer la collaboration du Jeune Barreau de Québec. Pour rencontrer les moyens, souvent plus limités des jeunes avocats, il leur sera vraisemblablement loisible de s'inscrire au Congrès pour la seule journée de vendredi, la plus chargée sur le plan de la formation.

Autre tradition fermement ancrée dans l'histoire du Congrès, l'incontournable programme social promet beaucoup cette année. Chacune des soirées rassemblera les participants le temps d'une activité plus importante. C'est alors qu'on pourra assister à une représentation théâtrale, échanger au cours d'un cocktail, participer à un banquet ou entendre Michel Rivard en concert. On se rassemblera encore à l'invitation des exposants ou dans le cadre des diverses activités organisées pour tirer parti de toutes les ressources qu'offrent Québec et sa région. Il y a là toutes sortes de possibilités : golf et excursions à l'île d'Orléans, tourisme à Québec, activités de plein air sur les Plaines d'Abraham, etc. Et, pour les vrais mordus de tradition, il n'est pas question de s'inscrire à un Congrès du Barreau sans prendre part à la tournée des suites.

Chef invité d'un orchestre bien rôdé, Me Gagnon est intarissable lorsqu'il aborde le thème du prochain Congrès. Il reste encore bien des détails à ficeler et des présentations à préparer. Il en sera d'ailleurs plus amplement discuté dans les prochaines livraisons du Journal du Barreau. Mais le mieux organisé et le plus intéressant des congrès du monde ne seront jamais qu'un exercice de style stérile sans la présence du plus important de tous les ingrédients : des participants en grand nombre. C'est parce que des avocats de toutes les provenances y sont présents et qu'ils peuvent y faire état de leurs expériences, que le congrès du Barreau est devenu un véritable forum. Alors peut-être faut-il dès maintenant bloquer son agenda...