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Création du Centre d'accès à l'information juridique

Léon Bédard*

S'il apparaît évident que, pour les avocats et avocates du Québec, l'information juridique varie considérablement selon les ressources, le genre et le lieu de pratique, il faut convenir que tous doivent disposer d'une information de qualité, à jour et accessible facilement.

C'est pour répondre à ce besoin que le Barreau du Québec a créé le Centre d'accès à l'information juridique (CAIJ), de concert avec ses partenaires, le Barreau de Montréal, le Barreau de Québec et l'Association des avocats et avocates de province. La mission confiée à ce nouvel organisme est d'offrir aux membres du Barreau et à la magistrature l'accès à toute l'information juridique disponible.

Le CAIJ marque l'aboutissement de plusieurs mois d'interrogations, de discussions et de planification, tant dans les sections locales qu'au Conseil général du Barreau du Québec qui, en avril dernier, a décidé de fusionner les services existants d'accès à l'information et à la documentation juridique à l'intérieur de cette nouvelle entité.

À long terme, le défi proposé et le but ultime de la démarche sont d'entamer la dernière étape vers la bibliothèque juridique virtuelle, accessible pour chaque membre du Barreau à partir de son bureau, tel que proposé dans le Rapport sur l'avenir de la profession de 1996.

À court terme, la décision vise principalement à optimiser l'utilisation des ressources disponibles tout en fournissant à la nouvelle entreprise les moyens requis pour rehausser le niveau de service offert aux membres du Barreau, compléter le virage technologique, fournir l'accès à toute l'information juridique disponible et en assurer la livraison, directement aux requérants et dans les meilleurs délais.

Les ressources documentaires et financières présentement disponibles, à savoir les fonds de toutes les bibliothèques ainsi que les budgets existants, ont été remises au nouveau centre dont le financement sera assuré par une cotisation spéciale, universelle, répartie sur trois exercices financiers, tel qu'approuvé par l'Assemblée générale des membres du Barreau en mai 2001. Basée sur un montant de 300 $, cette cotisation sera graduée selon l'année d'inscription de chaque avocat, et le montant déjà versé pour les anciennes bibliothèques de droit en sera déduit. Cela fait en sorte que le montant réel qui sera perçu en octobre prochain variera de 5 $ à 225 $, selon la section et l'année d'inscription. En avril 2002 et en avril 2003, le montant total de 300 $, gradué toujours selon l'année d'inscription, sera perçu.

Le CAIJ a déjà posé les premiers jalons de son organisation. Un conseil d'administration provisoire a été nommé par le Conseil général du Barreau: il est composé de Me Michel A. Pinsonnault, Me Paul Crépeau, Me Nicole Gibeau, Me Lise Malouin, Me Pierre Mazurette, Me André Reinhardt, Me Clément Samson, Me Martin F. Sheehan et Me Richard Wagner. Un comité exécutif, composé de Mes Pinsonnault, Samson et Mazurette, a notamment, au cours de l'été, amorcé le processus de recrutement du directeur général du centre. Parmi les actions prises et les gestes posés, on note qu'une étude du parc informatique actuel de l'ensemble des points de service a été complétée de façon à permettre, en temps et lieu, des communications efficaces, une gestion à distance et éventuellement la mise en réseau de cédéroms. Des ordinateurs reliés à Internet ont été installés dans les bibliothèques qui n'en possédaient pas, soit à Amos, Rouyn, Val d'Or, Montmagny, Beauce, Roberval, Alma, La Malbaie, Chibaugamau et Mégantic. Des rencontres ont eu lieu avec certains intervenants du Tribunal de la jeunesse afin d'intégrer cette bibliothèque au CAIJ. Une philosophie de service a été adoptée, prônant la priorité aux clients, la convergence de la technologie et du savoir, la livraison rapide, et partout, de l'information et de la documentation, la proximité et la disponibilité des ressources, l'efficience au meilleur coût.

La mise en place du CAIJ progresse donc à un rythme accéléré, avec le concours de Isabelle Pilon, directrice générale par intérim du centre, prêtée par le Barreau de Montréal, et de Guy Cloutier.

* L'auteur est directeur du Service des communications du Barreau du Québec.